Objectif 2027 : le Gabon ambitionne de stopper les importations de poulets

AgribusinessTV 27 octobre 2025 2356 Aucun commentaire

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Le Gabon s’est engagé dans une véritable course contre la montre pour atteindre l’autosuffisance alimentaire d’ici 2027. Porté par la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema en décembre 2024, le pays prévoit d’interdire l’importation de poulets et d’investir massivement dans le développement de la filière avicole. Selon les chiffres officiels, le Gabon ne produit actuellement qu’environ 4 000 tonnes de poulets de chair par an, contre près de 55 000 tonnes importées. Cette mesure d’interdiction d’importation de poulets, vise à réduire la dépendance du pays aux produits étrangers et à renforcer sa souveraineté alimentaire, dans le cadre d’une stratégie nationale de relance du secteur avicole. En juillet 2025, le président Brice Clotaire Oligui Nguema accélère la mise en œuvre de la réforme, en annonçant la création de six fermes avicoles modernes dans le pays.  Du 15 juillet au 31 août 2025, un recensement national a été organisé par le ministère de l’agriculture afin d’identifier les acteurs de la filière et de mieux orienter les soutiens. Cette mesure a fait suite à un forum de haut niveau, tenu à Libreville le 25 août dernier. Les discussions ont porté sur les moyens d’appliquer la mesure sans risque de pénurie sur le marché local. Cette mesure fait face à des défis majeurs, le principal étant l’approvisionnement en aliments pour volailles, selon les éleveurs. Pour y remédier, le gouvernement prévoit de tester à grande échelle la production de farine de manioc, comme alternative au maïs et au blé importés. Dans cette stratégie de substitution et de réduction de la dépendance alimentaire, la ferme Agrobag, relancée sous la transition, devra occuper une place centrale. Source : LSi Africa

Sécurité et agriculture au Burkina Faso : le double engagement des VDP de Sirakorosso

AgribusinessTV 24 octobre 2025 1985 Aucun commentaire

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À Sirakorosso, dans la commune de Safané, province du Mouhoun, les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) ont procédé à la récolte de leur riz le 19 octobre 2025. Une initiative qui a pour objectif de contribuer à l’autosuffisance alimentaire prônée par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré. Sur une superficie totale de 42 hectares, les VDP ont emblavé 11 hectares de riz. Ils ont bénéficié de l’accompagnement du service départemental de l’agriculture, qui a octroyé 250 kilogrammes de semences de riz TS2, 4,2 tonnes d’engrais, ainsi qu’une subvention pour le labour de 5 hectares. Le Président de la délégation spéciale de Safané, Ali TRAORÉ, et le Chef de canton, Dr Sina SÉRÉ, ont salué l’engagement patriotique des VDP. Ils estiment que leur action illustre la défense de la patrie, non seulement par les armes, mais aussi par la conquête de l’autonomie alimentaire. Les deux responsables ont encouragé les VDP à poursuivre leur œuvre de production tout en préservant la cohésion sociale, gage d’une paix durable. Selon plusieurs observateurs, cette initiative témoigne du dynamisme et de la détermination des VDP, engagés à la fois sur le front de la sécurité et sur celui de la production agricole. Source : AIB

Salon de l’emballage : un levier pour la transition écologique

AgribusinessTV 22 octobre 2025 1737 Aucun commentaire

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La 4ème édition du Salon de l’emballage AfoodPack a officiellement ouvert ses portes le vendredi 17 Octobre 2025. Cet évènement majeur présidé par le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement Roger BARO a été un rendez-vous incontournable pour les acteurs de la filière de l’emballage agroalimentaire.  Placée sous le thème : « Investissement et financement de l’industrie de l’emballage écologique dans les États de la Confédération du Sahel », cette édition a mis en lumière l’urgence de repenser les modes de production et de consommation. AFoodPack 2025 s’est déroulé à Ouagadougou du 17 au 19 Octobre 2025. Parmi les moments forts de ces quatre jours, une journée écocitoyenne, des panels riches en échanges et en perspectives pour l’avenir de l’emballage durable, des concours de PITCH et de meilleurs emballages. Les réflexions se sont orientées autour de la régulation de l’usage des plastiques, la promotion de l’économie circulaire, ainsi que le soutien au consommer local. Ce salon entend faire du Burkina Faso, un pôle de référence régional en matière d’emballage responsable et compétitif, tout en ouvrant la voie à une nouvelle dynamique économique et environnementale. Une vitrine d’innovation pour un emballage responsable « Cette édition est une plateforme d’engagement et d’innovation au service du développement durable du Burkina Faso et de la sous-région », a déclaré Clovis Éloge ILBOUDO, Commissaire général du salon. Comme innovation, les organisateurs ont intégré d’initiatives écologiques concrètes, telles que la fabrication et l’installation de poubelles écologiques autour du centre d’exposition. Cela illustre leur volonté de joindre l’acte à la parole. Dans son discours, le Ministre en charge de l’Environnement, Roger BARO, a salué la qualité de l’organisation et souligné la pertinence du thème choisi. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement burkinabè à soutenir les initiatives de transformation écologique, notamment à travers des mécanismes de financement adaptés et la consolidation de partenariats publics et privés. En rappel AFoodPack, est un événement consacré aux discussions entre acteurs locaux et internationaux autour de l’emballage agroalimentaire. Source : AFoodPack

Industrialisation au Burkina Faso : la renaissance du coton hydrophile « Made in Burkina »

AgribusinessTV 21 octobre 2025 2060 Aucun commentaire

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Dans la dynamique de la relance industrielle du Burkina Faso, le président du Faso, le capitaine Ibrahim TRAORÉ, a pris part le 17 octobre 2025, à la cérémonie de redémarrage des activités de la Société de Fabrication de Coton Burkinabè (SO.FA.CO-B), située dans la commune de Pabré. Cette visite s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État de soutenir la reprise des unités de production locales à fort potentiel, véritables leviers du développement économique et de la souveraineté nationale. Fermée depuis plusieurs années en raison de démêlés judiciaires, la SO.FA.CO-B renaît de ses cendres. Spécialisée dans la fabrication de coton hydrophile, de compresses et de bandes médicales, la réouverture de cette société symbolise la volonté manifeste pour une relance industrielle du pays. Le président du Faso a salué la détermination et la vision de la promotrice, Dr Céline KONTYARÉ/KOBÉANÉ, dont l’engagement contribue à renforcer la souveraineté sanitaire et économique du Burkina Faso. « Nous avons appris l’histoire de cette unité qui avait été fermée depuis quelques années. Il y avait une main-d’œuvre qualifiée au chômage, qu’il fallait aider à reprendre le travail », a expliqué le capitaine Ibrahim TRAORÉ, précisant que le gouvernement s’est mobilisé pour faciliter la relance de l’usine, en appuyant son rééquipement et sa réinstallation. « L’industrialisation est le processus ultime vers notre indépendance et notre souveraineté réelles. Nous encourageons les Burkinabè à créer, à transformer et à produire localement », a-t-il ajouté. Le Président du Faso voit en la SO.FA.CO-B « un des symboles du début de notre émancipation sanitaire ». La promotrice a exprimé sa gratitude au Chef de l’État pour son appui constant à l’entrepreneuriat industriel. « Grâce à votre engagement envers la Nation et à votre soutien, la SO.FA.CO-B renaît. Nous nous engageons à accompagner le gouvernement dans ce noble combat pour l’industrialisation du Burkina Faso » a affirmé Dr Céline KONTYARÉ/KOBÉANÉ. Par cette relance, le Burkina Faso marque une nouvelle étape dans son ambition de transformer ses ressources locales et de promouvoir le « Made in Burkina », gage d’un développement durable et autonome. Source : Sidwaya   

Vente des poussins au Burkina Faso : Le gouvernement burkinabè fixe des prix plafonds

AgribusinessTV 15 octobre 2025 2849 Aucun commentaire

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Le Gouvernement burkinabè, à travers un communiqué conjoint signé le mardi 14 octobre 2025 par les ministres en charge des Ressources animales et du Commerce, a annoncé la fixation des prix plafonds de cession des poussins chairs sur l’ensemble du territoire national. Désormais, le coquelet est vendu à 300 FCFA l’unité. Le bleu de Hollande à 450 FCFA et le local amélioré ou métissé à 600 FCFA. Le prix des races kuroiler, goliath et sasso roux ou blanc est plafonné à 700 FCFA l’unité. Pour les autres races, notamment le poussin du Faso, kuroiler 1er, noiler, sasso, cobb 500, ross 308 et beldi, le prix ne doit pas excéder 750 FCFA l’unité.  C’est à l’issue des concertations tenues entre les acteurs de la filière et le Gouvernement, que ces prix ont été fixés. Ces prix sont entrés en vigueur le 14 octobre 2025, pour une durée de six mois renouvelables. Le communiqué précise aussi que les prix des poussins peuvent être négociés au niveau des acteurs, mais ne doivent en aucun cas excéder ceux fixés par le Gouvernement. Tout manquement à ces dispositions exposera son auteur aux sanctions prévues par la réglementation. Cette décision fait suite à la suspension des importations de poussins de chair, annoncée le 3 octobre 2025. Une mesure visant à réguler le marché avicole et à soutenir les éleveurs face à la flambée des coûts. Source : Ministère de l’Agriculture et des Ressources animales et halieutiques

Campagne agricole à Bidiga : le Ministre SOMBIÉ félicite les producteurs et recadre les indisciplinés

AgribusinessTV 25 septembre 2025 1596 Aucun commentaire

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Une plaine rizicole pleine de promesses Le Ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, a poursuivi ce mercredi 24 septembre 2025, sa tournée de suivi de la campagne agricole 2025-2026. Sa visite l’a conduit sur le site de la plaine rizicole de Bidiga, dans la province du Boulgou, Région du Nakambé. 106 producteurs regroupés au sein de la coopérative Scoop-Binka exploitent cet espace de 25 hectares. Des résultats qui suscitent l’espoir Sur le terrain, l’optimisme est de taille. Les producteurs, dont 40 femmes, visent un rendement de 4 500 kg par hectare, soit une récolte globale estimée à 112 tonnes de riz. Un succès qui pourrait générer près de 11 millions de FCFA de bénéfices pour la coopérative. Le Ministre, visiblement satisfait, a félicité les producteurs pour leur organisation et les a encouragés à maintenir le cap. Des défis qui persistent Cependant, tout n’est pas rose. Les producteurs ont exprimé leurs inquiétudes face à l’ensablement du barrage, qui alimente la plaine et au manque récurrent d’eau. Conscient de l’enjeu, le Commandant SOMBIÉ a rassuré la population qu’il prendra des mesures urgentes afin de sécuriser l’approvisionnement en eau et de préserver les investissements consentis. Tolérance zéro pour les occupations anarchiques La visite a pris un ton plus ferme lors de l’inspection du barrage de Bidiga. Le Ministre a découvert que des producteurs y cultivaient illégalement du maïs et du mil, provoquant des fuites d’eau sur le pont. Face à cette situation, il a ordonné le déguerpissement immédiat des champs concernés.  En encourageant les bonnes pratiques agricoles, tout en sanctionnant les comportements nuisibles, le Ministre d’État a voulu envoyer un signal clair : le développement du secteur passe par l’engagement de tous à protéger les infrastructures et à renforcer la discipline collective. La plaine de Bidiga apparait ainsi comme un exemple à suivre, à condition que producteurs et autorités conjuguent leurs efforts pour relever durablement les défis de l’eau et de la gestion des terres. Kiswendsida Clarisse TIEMTORÉ

Goulmou : Le Ministre SOMBIÉ à la rencontre des acteurs agricoles

AgribusinessTV 24 septembre 2025 1581 Aucun commentaire

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De la ferme avicole Faso Production à Fada N’Gourma, au périmètre rizicole de Dapotenga à Tibga, le Ministre d’État en charge de l’Agriculture, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, a passé ce mardi 23 septembre 2025, une journée au cœur des réalités agricoles du Goulmou. Objectif : constater les acquis, écouter les producteurs et renforcer la dynamique d’autosuffisance alimentaire. Faso Production, un exemple de résilience La visite a débuté à la ferme avicole Faso Production, installée depuis 2009 sur un hectare. Avec ses 1 000 pondeuses et 650 poussins, l’exploitation affiche une production moyenne de 26 plaquettes d’œufs par jour. Une performance qui témoigne du dynamisme et de la résilience des petits entrepreneurs agricoles, malgré un contexte économique parfois difficile à contribuer à la souveraineté alimentaire du pays. Le promoteur de la ferme Seydou TRAORÉ, s’est réjoui de cette visite ministérielle. Sa principale doléance, il sollicite de l’aide pour l’écoulement de ses produits. Dapotenga : quand les femmes portent la riziculture Deuxième halte du Ministre : le bas-fond rizicole de Dapotenga, dans la commune de Tigba, aménagé en 2024. Sur une superficie de 35,5 hectares divisée en 294 parcelles, ce sont 242 femmes qui mènent la production. Cette saison, elles visent une récolte estimée à 124 tonnes de riz. Séduit par leur engagement, le ministre a promis d’équiper le site d’un forage. Un atout de taille pour diversifier les cultures et générer des revenus supplémentaires en saison sèche. Cap sur Tenkodogo : la SONAGESS muscle ses capacités La tournée s’est achevée à Tenkodogo, où le Ministre a remis les clés de deux nouveaux magasins de stockage, au centre de la SONAGESS. Ces infrastructures, financées dans le cadre du Projet de résilience des systèmes alimentaires (PRSA), portent à neuf le nombre total de magasins du centre, avec une capacité globale de 5 500 tonnes. De quoi renforcer la sécurité alimentaire dans la région et mieux préparer l’avenir. Un avenir qui se construit pas à pas De la ferme avicole de Faso Production au périmètre rizicole de Dapotenga, jusqu’aux nouveaux magasins de la SONAGESS à Tenkodogo, la journée du Ministre Ismaël SOMBIÉ, a illustrée toute la chaine agricole : produire, soutenir et préserver. Une tournée qui témoigne d’une même ambition : valoriser les efforts des producteurs et renforcer la sécurité alimentaire pour un Burkina plus résilient. Kiswendsida Clarisse TIEMTORÉ

Offensive Agricole 2025 : des perspectives prometteuses pour la campagne rizicole

AgribusinessTV 23 septembre 2025 555 Aucun commentaire

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Dans le cadre de sa mission de suivi de campagne agricole, le Ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Ismaël SOMBIÉ, effectue une tournée pour toucher du doigt les réalités de la campagne agricole de la saison humide 2025-2026. Ce lundi 22 septembre 2025, il s’est rendu dans la région du Nazinon et du Nakambé respectivement à Bakago et à Patta. Globalement satisfaisante, cette campagne agricole augure d’une récolte fructueuse. Bakago, village situé dans la région du Nazinon, marque la première étape de cette tournée. Accueilli par les producteurs, la délégation ministérielle a pu voir des hommes et des femmes mobilisés et déterminés pour tirer profit de cette campagne agricole. Sur le site de Bakago, une particularité s’impose : sur les 125 producteurs à travailler d’arrache-pied, 123 sont des femmes, toutes réunies en coopérative. Leur engagement collectif et leur détermination forcent l’admiration. Pour ces femmes, la riziculture est bien plus qu’une activité agricole : elle représente une source de revenus, une autonomie retrouvée et un moyen de contribuer à la sécurité alimentaire du pays. 157,5 tonnes de riz sont attendues sur le site de Bakago Sur une superficie aménagée de 35 hectares, le site rizicole de Bakago affiche des prévisions encourageantes. Environ 4,5 tonnes de riz devraient être récoltées par hectare, soit une production totale estimée à 157,5 tonnes. Ces chiffres traduisent non seulement la fertilité du sol et la bonne santé des cultures, mais aussi l’ardeur et l’organisation des producteurs locaux. Pour ce qui est de l’écoulement des produits après récolte, les producteurs de Bakago se sont engagés à céder leur production à la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS).  Le Ministre d’État Ismaël SOMBIÉ, en visitant les champs, n’a pas manqué de saluer les efforts de ces producteurs. Aussi, il les a encouragés à ne pas baisser les bras, mais à toujours travailler dans ce sens, afin d’atteindre de contribuer à l’atteinte de l’objectif commun qui est la souveraineté alimentaire. 160 tonnes de riz sont attendues sur le site de Patta Après la région du Nazinon, le cap est mis sur Patta, bas-fond rizicole situé dans la région du Nakambé. Dans la commune de Bagré, précisément au bas-fond rizicole, femmes et hommes travaillent ensemble sur un périmètre aménagé de 40 hectares subdivisé en 160 parcelles exploitées. Tout comme à Bakago, les producteurs de Patta mettent la même ardeur à la tâche. Ils ne veulent pas se faire conter cette campagne agricole qui jusqu’ici tient encore ses promesses. Ici, à Patta, la quasi-totalité des exploitants de ce site sont des productrices qui s’investissent avec énergie et persévérance pour nourrir leurs familles, assurer des revenus stables et contribuer à la sécurité alimentaire du pays. Leur engagement a été chaleureusement salué par le Ministre, qui a tenu à leur rendre hommage pour leur rôle déterminant dans cette campagne. Cette visite a aussi été l’occasion pour les femmes de partager leurs préoccupations et de formuler des doléances afin d’améliorer leurs conditions de travail. Le Ministre d’État s’est voulu rassurant, promettant d’être à leur écoute et de rechercher des solutions adaptées. Cette visite du Ministre SOMBIÉ a ainsi été l’occasion de réaffirmer l’importance de soutenir les producteurs, notamment les femmes, qui constituent l’épine de l’agriculture au Burkina Faso. Les perspectives de récolte dans le Nazinon, viennent renforcer l’espoir d’une campagne agricole réussie, au bénéfice des communautés locales et du pays tout entier. Kiswendsida Clarisse TIEMTORÉ

Le dessert sahélien

AgribusinessTV 18 décembre 2024 1242 Aucun commentaire

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Nous avons, presque tous, déjà goûté au moins une fois le « choukouya » de mouton. Cette viande marinée et cuite à l’étouffée, en papillote ou braisée et très souvent accompagnée d’un savoureux piment. Cependant, une question m’interpelle depuis longtemps : pourquoi le choukouya est parfois servi ou mijoté dans des emballages de ciment ? Un vendredi soir, après une semaine de travail bien remplie, j’ai voulu me faire plaisir avec un bon morceau de choukouya, le dessert sahélien. Quoi de plus normal pour le grand amateur de viande que je suis. L’occasion était belle, le chemin que j’empruntais passait par un lieu de vente que je n’avais pas encore eu l’occasion de visiter. Une découverte inattendue Arrivé sur place, l’odeur de la viande chatouillait déjà mes narines. Je commençais à imaginer mon régal du soir. « Bonsoir chef, s’il te plaît, sers-moi pour 3 000 F CFA. N’oublie pas mon goûter-voir. » Le vendeur s’empressa alors de choisir un bon morceau. Avant de le découper, il m’a offert un échantillon pour goûter, comme il en est de coutume dans ces lieux.  Alors que je savourais ces premiers morceaux, j’ai remarqué que le vendeur sortait un emballage de ciment de sous sa table. Il l’a tapoté pour en évacuer les résidus avant de préparer ma commande. Immédiatement, j’ai interrompu ce moment de plaisir gustatif. « Chef s’il te plaît, mets ça dans du papier alu », lui ai-je dis en lui tendant un paquet de papier aluminium qui était posé sur sa table. Une viande assaisonnée à la poussière de ciment Bien que le vendeur ait accepté ma demande sans hésiter, ma curiosité était piquée. « Chef, pourquoi servir ta viande dans des emballages de ciment ? » Sa réponse fut simple : « Parce que ça conserve mieux et c’est plus résistant. » « Les clients ne se plaignent-ils pas ? » « Certains préfèrent le papier alu, mais d’autres ne sont pas dérangés. »  Je l’ai remercié et j’ai pris congé de lui. Sur le chemin de la maison, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander pourquoi je n’avais jamais réfléchi à cela auparavant. Du choukouya de mouton servi dans du papier à ciment, j’en ai déjà acheté et mangé sans m’en soucier. Puis, la petite voix dans ma tête se fit entendre : « Continue, ce n’est pas ta première fois. » Je l’avoue, je n’en suis pas si fière. Vers une meilleure hygiène alimentaire Heureusement, il existe des grilladins qui font de l’hygiène leur compagnon. En plus de servir une viande succulente, ils accordent une grande importance à l’hygiène. Une prise de conscience collective naît donc autant chez les grilladins que chez les consommateurs. Encourageant ainsi de nombreux grilladins à abandonner les emballages de ciment au profit des emballages plus adaptés et plus hygiéniques. Yann Désiré OUÉDRAOGO

Apprendre à pêcher pour un avenir durable

AgribusinessTV 4 décembre 2024 549 Aucun commentaire

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Au Burkina Faso, de nombreux projets, programmes et Organisations Non Gouvernementales œuvrent pour le développement, en particulier dans le domaine agricole. Leur vision commune est de soutenir les efforts de croissance dans le secteur agricole et rural afin de lutter contre la vulnérabilité des couches sociales qui y vivent. De cette vision, découlent plusieurs actions que mènent ces structures de bonne foi. Chaque structure adopte une démarche adaptée à ses objectifs spécifiques, et c’est là que réside le véritable défi. Certains programmes, projets, offrent des aides financières, tandis que d’autre concentrent leurs actions sur des changements de comportements, des renforcements des capacités, et la création de groupements avec les acteurs des chaines de valeurs soutenues. L’échange avec monsieur X Je suis entrée en contact avec monsieur X, pour une interview, dans le cadre d’un projet qui l’avait accompagné pour développer son activité. Immédiatement, il m’a répondu en disant qu’il n’avait reçu aucune aide venant du projet en question. Ce qui m’a laissée perplexe. Sentant que nous n’étions pas sur la même longueur d’onde, j’ai alors changé la tournure de la discussion. De fil en aiguille, toutes les informations dont j’avais besoin venaient à moi de manière très authentique. Oui, très authentique. « Moi je n’ai rien reçu du projet, ils sont venus échanger avec nous, nous mettre en contact entre acteurs de la chaine de valeur, et avec les financiers. C’est juste cela », m’a-t-il confié. Convenez-vous avec moi qu’il a bien reçu de l’aide, mais sous une autre forme ? Ce qui m’a fait penser à un proverbe chinois qui dit « quand un homme a faim, il vaut mieux lui apprendre à pêcher que de lui donner du poisson ». La fondation du développement, c’est l’autonomie Il est important de comprendre que les organisations ne seront pas toujours là, à donner des millions. Le véritable enjeu est de savoir si l’aide reçue permet de construire une fondation solide pour l’avenir. D’où la nécessité d’une autonomisation réelle de nos entrepreneurs agricoles. C’est ce qui va permettre de lutter efficacement contre la précarité du secteur agropastoral. Il serait donc plus bénéfique de former les entrepreneurs à devenir autonomes, à développer leurs propres compétences afin qu’ils soient plus enclins à gérer leurs entreprises sur de long terme. Parce que l’aide ponctuelle pourrait tout simplement avoir des effets éphémères. Est-ce vraiment ce que nous voulons ? Aïcha SAWADOGO