Niger : « Un champ, un village », une initiative pour renforcer la sécurité alimentaire  

AgribusinessTV 13 mai 2026 3263 Aucun commentaire

image

« Un champ, un village ». C’est le concept proposé par Abdoulaye HAROUNA, journaliste et consultant, par ailleurs Président d’une organisation d’appui à la sécurité et aux Forces de défense et de sécurité. Le projet prévoit la mise en valeur de champs communautaires à différentes échelles, avec l’appui de l’État et la participation des populations. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de lutte pour la souveraineté alimentaire au Niger. Selon le document de projet qu’il entend soumettre à l’appréciation des décideurs, l’objectif est d’insuffler une nouvelle dynamique au développement agricole et de faire de ce secteur un pilier de la refondation nationale. Le projet prévoit, dans chaque village, l’aménagement d’un champ d’environ 500 hectares, mis en valeur avec la participation volontaire des populations. L’État apporterait un appui en semences, en engrais, ainsi qu’en rémunération pour les travailleurs non volontaires. À une échelle plus large, chaque commune, département et région devrait également disposer d’un champ communautaire. Les productions issues de ces exploitations seraient partagées entre l’État et les populations, avec la mise en place de silos de stockage pour assurer une meilleure conservation. L’objectif principal est de garantir la sécurité alimentaire des populations à court et moyen termes. Le projet vise aussi à renforcer la cohésion sociale, à lutter contre le chômage et la migration, à travers la création d’emplois directs et indirects, tout en consolidant la résilience du secteur agricole. Pour atteindre ces objectifs, le promoteur insiste sur la nécessité de renforcer la formation citoyenne, la responsabilisation communautaire et l’esprit patriotique. Il précise que les cultures à développer seront choisies en concertation avec les autorités, les leaders communautaires et les populations, avec l’appui des spécialistes du secteur agricole. Abdoulaye HAROUNA appelle enfin les Nigériens à s’impliquer activement dans cette initiative, qu’il présente comme une réponse structurante aux défis alimentaires du pays. Source : Agence Presse Nigérienne

Burkina Faso : Lancement de l’opération « Un village réinstallé, un motoculteur »

AgribusinessTV 12 mai 2026 3164 Aucun commentaire

image

Le gouvernement burkinabè a procédé, le 6 mai 2026 à Ouagadougou, au lancement de l’opération « Un village réinstallé, un motoculteur » dans les zones reconquises. Cette initiative vise à soutenir la reprise des activités agro-pastorales dans les localités reconquises à travers la mise à disposition de motoculteur et d’intrants agricoles au profit des communautés réinstallées. Selon le Commandant Ismaël SOMBIÉ, Ministre d’État, Ministre en charge de l’Agriculture, cette initiative vise à réduire considérablement la pénibilité du travail agricole dans les localités reconquises, grâce à la mise à disposition de motoculteurs au profit des communautés bénéficiaires. Le Ministre a expliqué que cette action s’inscrit dans la dynamique de relèvement économique des populations réinstallées. Elle intervient dans un contexte marqué par le retour progressif de plus de 500 villages reconquis à ce jour. Le Commandant Ismaël SOMBIÉ a également précisé que cette opération sera accompagnée d’un appui en intrants agricoles, notamment des semences améliorées et des engrais. Des prestations de labour seront aussi assurées, afin de faciliter la reprise effective des activités de production agricole. À travers cette initiative, l’État burkinabè entend restaurer les moyens de subsistance des populations et renforcer la résilience des systèmes de production agro-pastoraux dans les zones reconquises, afin de contribuer à la consolidation de la sécurité alimentaire et au développement rural. Source : AIB

Koudougou : plus de 1 000 tonnes de sel impropre saisies

AgribusinessTV 12 mai 2026 3097 Aucun commentaire

image

Une importante quantité de produits périmés a été saisie à Koudougou, évitant ainsi un sérieux danger sanitaire pour les populations. À Koudougou, la Coordination Nationale de Lutte contre la Fraude (CNLF) a réalisé une importante saisie de plus de 1 000 tonnes de sel et de produits impropres à la consommation, évitant ainsi un grave risque sanitaire pour les populations. Les produits ont été découverts dans plusieurs magasins et sous un hangar appartenant à l’entreprise Faso Épicerie SARL. Selon le Coordonnateur national de lutte contre la fraude, Dr Mohamadi COMPAORÉ, la valeur de cette saisie dépasse les 170 millions de FCFA. Cette opération est le résultat d’une enquête approfondie menée par les agents de la CNLF. Les investigations ont révélé que l’entreprise importait du glutamate de sodium périmé depuis un pays du Maghreb, afin de le transformer en épices communément appelées « Maggi blanc ». Pour tromper les consommateurs, les emballages et cartons étaient antidatés avant leur mise sur le marché. Les agents ont également découvert des équipements servant au broyage des produits, ainsi qu’à la falsification des dates sur les emballages. Ces pratiques, sévèrement punies par la loi, mettent en danger la santé des consommateurs et constituent une fraude commerciale. La CNLF a salué le professionnalisme de ses équipes dans cette opération.  Source : RTB

Conférence internationale du karité : des perspectives encourageantes pour le Burkina Faso

AgribusinessTV 8 mai 2026 2976 Aucun commentaire

image

Le Burkina Faso a marqué les esprits lors de la Conférence mondiale du karité 2026, organisée du 27 au 28 avril à Accra, au Ghana. Conduite par Oumar Tiémogo CISSÉ, président de la délégation burkinabè et membre du comité exécutif mondial du karité, la participation nationale s’est soldée par des résultats jugés historiques pour l’ensemble de la filière. Au cœur des retombées annoncées figurent d’importantes intentions d’achat. Selon les chiffres communiqués à l’issue des rencontres, près de 29 milliards de FCFA concernent le beurre de karité, tandis qu’environ 21 milliards de FCFA portent sur les amandes de karité. Des perspectives économiques qui renforcent davantage la place du Burkina Faso sur le marché international. L’un des faits majeurs de cette conférence reste également l’annonce d’un investissement de plus de 40 milliards de FCFA par un partenaire indien. Ce projet prévoit la mise en place d’un complexe industriel de transformation doté d’une capacité de 500 tonnes par jour. Une initiative qui pourrait accélérer l’industrialisation locale et créer de nombreux emplois dans la chaîne de valeur du karité. La délégation burkinabè s’est distinguée par une forte mobilisation avec 126 opérateurs présents à Accra. Parmi eux, 60 % de femmes et plus de 80 % de jeunes, preuve du dynamisme et du rôle central des femmes et de la jeunesse dans cette filière stratégique. Autre motif de satisfaction, 20 acteurs majeurs du secteur ont été récompensés pour leur engagement et leur leadership. Enfin, le Burkina Faso a été désigné pour accueillir la prochaine Conférence mondiale du karité en 2027. Cette participation confirme ainsi le statut du Burkina Faso comme l’un des leaders mondiaux du karité et ouvre de nouvelles perspectives économiques pour le pays. Source : Ambassade du Burkina Faso à Accra

Grippe aviaire : le Burkina Faso renforce la surveillance aux frontières

AgribusinessTV 8 mai 2026 2938 Aucun commentaire

image

Face à la recrudescence des maladies animales transfrontalières dans la sous-région, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, à travers la Direction générale des services vétérinaires (DGSV), a conduit une vaste campagne de sensibilisation du 26 avril au 2 mai 2026, dans plusieurs postes de contrôle frontaliers du Burkina Faso. Objectif : prévenir l’introduction de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), communément appelée grippe aviaire. Dans le cadre du renforcement du dispositif national de veille sanitaire, la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) a mené une mission d’information et de sensibilisation auprès des acteurs intervenant aux frontières du Burkina Faso. La campagne s’est déroulée dans plusieurs localités stratégiques du pays, notamment dans les régions du Nakambé (Bittou, Zabré), du Nazinon (Dakola, Zécco, Guelwongo), du Guiriko (Port sec, Aéroport, Sitarail, Faramana), du Nando (Léo), du Kadiogo (Aéroport de Ouagadougou, Ouagarinter, gare ferroviaire), des Tannounyan (Niangoloko) et du Djorô (Kampti, Ouessa). Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la circulation croissante des maladies animales transfrontalières dans la sous-région ouest-africaine. Les séances de sensibilisation ont réuni plusieurs catégories d’acteurs, parmi lesquels les collectivités territoriales, les forces de défense et de sécurité, les agents des postes de contrôle vétérinaires, les services des douanes ainsi que les équipes chargées de la surveillance épidémiologique. Une mobilisation qui témoigne de l’importance accordée à la protection du cheptel national et à la sécurité sanitaire des populations. Au cours des échanges, les participants ont été informés de la situation épidémiologique de la grippe aviaire dans la sous-région, des conséquences sanitaires et économiques liées à cette maladie, ainsi que des mécanismes de détection précoce et de notification des cas suspects. Les discussions ont également permis de renforcer la coordination entre les différents acteurs présents aux frontières. Le Directeur de la santé animale, le Dr Madi SAVADOGO, a insisté sur la nécessité d’une vigilance permanente face à cette maladie hautement contagieuse. « La grippe aviaire est une maladie virale hautement contagieuse, qui se propage rapidement dès son apparition. À ce jour, il n’existe pas de vaccin largement accessible et efficace à l’échelle mondiale. Notre meilleure arme demeure la prévention. D’où l’impérieuse nécessité de renforcer la vigilance à tous les niveaux pour éviter son introduction dans notre pays », a-t-il déclaré. Dans les différents postes visités, les acteurs ont salué cette démarche des services vétérinaires et réaffirmé leur engagement à renforcer les contrôles et à signaler systématiquement tout cas suspect ou tout trafic d’animaux non conforme à la réglementation. À travers cette campagne de sensibilisation, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques réaffirme sa volonté de fédérer l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun : protéger durablement le Burkina Faso contre les menaces. Source : DCRP / MAERAH

Saisie de 22 tonnes d’urée à Bobo-Dioulasso

AgribusinessTV 6 mai 2026 2760 Aucun commentaire

image

Le 1er mai 2026, la Brigade d’Enquêtes et de Recherches de l’Ouest (BERO), relevant de la Coordination Nationale de Lutte contre la Fraude (CNLF), a saisi 22 tonnes d’urée frauduleusement introduites dans le pays. La cargaison interceptée provenait d’un pays voisin.  Pour éviter les contrôles, les sacs d’engrais étaient dissimulés sous des sacs d’anacarde et de maïs. Au total, 440 sacs ont été saisis, pour une valeur estimée à plus de 28 millions de FCFA. Au-delà de l’aspect économique, cette opération met en lumière les enjeux sanitaires, agricoles et environnementaux liés à la circulation d’engrais non certifiés.  Selon les autorités ces produits frauduleux constituent un danger pour la fertilité des sols, la qualité des ressources en eau, ainsi que la santé des populations. Cette saisie intervient dans un contexte de renforcement du dispositif légal, notamment avec l’adoption de la loi n°010-2025/ALT, qui confie désormais à la Société Burkinabè d’Intrants et de Matériels Agropastoraux (SOBIMAP) l’exclusivité de l’importation des engrais au Burkina Faso. Une réforme visant à garantir la traçabilité, la qualité et la sécurité des intrants agricoles. Le Coordonnateur national de la CNLF, Dr Mohamadi COMPAORÉ, a salué le professionnalisme et la vigilance des agents mobilisés lors de cette opération. Il a également invité les populations à renforcer leur collaboration avec les structures de contrôle, afin de lutter plus efficacement contre les trafics illicites. Source : BF1

SNC 2026 : « Le secret de Souma du Sahel » remporte le grand prix en art culinaire

AgribusinessTV 6 mai 2026 2884 Aucun commentaire

image

La 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) a mis à l’honneur la richesse gastronomique du Burkina Faso. Le concours d’art culinaire a regroupé 52 mets locaux, en compétition pour le Grand Prix. Les créations étaient réparties en quatre catégories majeures : plats lourds, plats légers, desserts et boissons. Après quatre jours de compétition, le verdict est tombé. Le premier prix en art culinaire a été décerné à Adiaratou KAFANDO, originaire de la province du Namentenga, pour son plat intitulé « Le secret de souma du Sahel », dans la catégorie des plats lourds. Dans les autres catégories, les lauréats sont également connus. Martine MADIEGA de la Gnagna s’est illustrée dans la rubrique des plats légers (avec mix de feuilles de moringa, graine de balanites et œuf), tandis que Moïse SAWADOGO de la province du Tuy a remporté le premier prix en dessert (avec son plat « Douceur doré2 aux perles de manioc). En ce qui concerne les boissons, le prix est revenu à Yaya TRAORÉ de la province du Houet, avec son cocktail à base de Zizyphus jujuba. Placée sous l’égide du Grand Prix National des Arts et des Lettres (GPNAL), cette compétition vise à valoriser et promouvoir les mets locaux, tout en offrant une tribune aux candidats pour exprimer leur talent et leur créativité. Lors de la cérémonie de lancement de la compétition, la Ministre en charge de la Famille, Pélagie KABORÉ, avait souligné que l’art culinaire constitue une expression profonde de l’identité culturelle du Burkina Faso. Elle a insisté sur l’importance de la gastronomie, comme reflet de la richesse des terroirs et de la diversité culturelle nationale. Revenant sur le thème « Mon assiette, ma fierté », la Ministre a appelé à dépasser le simple slogan. Selon elle, les choix alimentaires doivent être des actes citoyens. Consommer local contribue non seulement à soutenir les producteurs nationaux, mais aussi à renforcer l’économie du pays. Source :  Wakat Serra  , l’Économiste du Faso

Démantèlement d’une usine clandestine d’huile à Kossodo 

AgribusinessTV 6 mai 2026 2874 Aucun commentaire

image

Le Commissariat central de police de Ouagadougou a démantelé, dans la zone de Kossodo, une unité de production d’huile installée de manière clandestine.  L’usine, qui fonctionnait depuis janvier 2026, utilisait des méthodes de fabrication non conformes aux normes d’hygiène et de sécurité. Sur place, la matière première était stockée dans des bidons et des sacs avant d’être transformée de façon artisanale.  Au total, deux personnes ont été interpellées. Les forces de l’ordre ont également saisi 65 bidons de 20 litres d’huile ainsi qu’un tricycle utilisé pour le transport des produits.  Le propriétaire de l’unité affirme s’approvisionner auprès de certaines huileries de la zone. Une version difficile à vérifier pour l’instant, selon Le Commissariat central de police de Ouagadougou.  L’usine dispose d’un réseau de distribution dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment à Kossodo, Ouaga 2000, Katr Yaar et Sankar Yaaré. Le démantèlement fait suite à un signalement anonyme faisant état de l’utilisation potentielle d’huiles de vidange dans la production d’huile destinée à la consommation alimentaire. Source : RTB 

Burkina Faso : Une tentative d’escroquerie dénoncée par le Ministère de l’Agriculture

AgribusinessTV 19 avril 2026 2696 Aucun commentaire

image

Le Ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques alerte sur un réseau d’individus réclamant de faux frais de dossier à des populations, prétendument sélectionnées pour des subventions. Dans un communiqué publié le 9 avril 2026, Ministère précise que ces manœuvres ciblaient des bénéficiaires des sous-projets du Projet 2 du Programme de renforcement de la résilience alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2-P2RS-BF), dans le Nakambé. Selon les autorités, les auteurs de cette fraude contactent leurs cibles en leur faisant croire qu’elles ont été retenues pour bénéficier d’un financement. Mais, pour y avoir accès, ils leur exigent un paiement de frais de dossier fictifs. Face à cette situation, le Ministère rappelle que les procédures de l’État sont transparentes et ne passent jamais par des intermédiaires informels. Les procédures sont encadrées et accessibles uniquement via les canaux officiels. Les autorités compétentes ont ouvert des investigations, afin de traquer les auteurs de ces tentatives d’extorsion. Ils invitent par ailleurs les citoyens à la plus grande vigilance et les encouragent à dénoncer toute approche suspecte. Source : MAERAH

2 610 VDP agricoles achèvent leur immersion patriotique au Burkina Faso 

AgribusinessTV 19 avril 2026 2632 Aucun commentaire

image

2 610 Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) à vocation agricole ont officiellement achevé leur immersion patriotique d’un mois. La cérémonie de clôture s’est tenue le 7 avril 2026 au Centre national de formation des VDP de Badnogo, situé à l’Est de Ouagadougou. Portée par le Bureau national des Grands Projets du Burkina (BN-GPB) sous l’impulsion de la Présidence du Faso, cette initiative, dont bénéficient plus de 300 femmes, s’inscrit dans l’optique de renforcer la résilience du monde rural, tout en garantissant la sécurité des zones de production. Selon le coordonnateur technique de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A), Inoussa OUÉDRAOGO, représentant le coordonnateur national, cette immersion civique et patriotique vise à préparer les volontaires à leurs futures missions au sein des groupes de travaux d’intérêt commun. Il s’agit de la 3e cohorte des VDP agricoles.  La formation va permettre aux participants de consolider des valeurs essentielles telles que l’esprit d’équipe, la cohésion sociale, la résilience et la discipline, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et climatiques. Au nom des bénéficiaires, leur porte-parole, Ousmane DIANDA, a salué les acquis de cette immersion. Il a souligné que lui et ses camarades ont bénéficié, entre autres, de connaissances sur la production agricole, notamment la production du blé, l’élevage, la pisciculture. « Notre mission est claire : renforcer la souveraineté alimentaire face aux défis sécuritaires et climatiques. Ce stage nous a permis de cultiver la solidarité et de renforcer la cohésion entre nous », a-t-il déclaré. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités burkinabè de mobiliser les citoyens autour des enjeux de sécurité et de développement, en particulier dans le secteur agricole, considéré comme stratégique pour la souveraineté nationale. Source : Sidwaya