Sécurité Alimentaire Archive

Burkina Faso : Des périmètres agricoles redonnent espoir aux populations déplacées

AgribusinessTV 12 juin 2026 5282 Aucun commentaire

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Le Ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, le Lieutenant-colonel Pélagie KABORÉ, a effectué du 21 au 23 mai 2026 une visite dans les régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba, afin de constater les réalisations mises en œuvre au profit des populations affectées par la crise sécuritaire. Parmi elles, des périmètres agricoles qui contribuent à renforcer l’autonomie des bénéficiaires et à soutenir leur relèvement durable. À Fada N’Gourma, la Ministre a notamment visité deux périmètres agricoles destinés à soutenir les activités de production des personnes déplacées internes et des communautés hôtes. Le premier, situé au secteur 1, est exploité par la Société coopérative simplifiée « Boama », tandis que le second, au secteur 6, regroupe 167 exploitants, dont 87 personnes déplacées internes. Ces aménagements permettent aux bénéficiaires de développer des activités maraichères, de générer des revenus et de renforcer leur sécurité alimentaire. Ils favorisent également le vivre-ensemble à travers le travail collectif entre populations déplacées et communautés d’accueil. À travers ces initiatives, les autorités entendent offrir aux populations contraintes de quitter leurs localités des perspectives de relèvement durable et les encourager à reconstruire progressivement leurs moyens d’existence dans un environnement plus stable et sécurisé. Source : Publication de Ministère de la Famille et de la Solidarité du Burkina Faso

Niger : Comment la grande irrigation est devenue le nouveau moteur de l’économie nationale

AgribusinessTV 8 juin 2026 5071 Aucun commentaire

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Face aux crises minières et au choc des sanctions passées, le Niger a trouvé son salut dans la terre. Plus de 5 milliards de kilogrammes de céréales produits par an et une explosion des cultures maraichères. Porté par une stratégie d’irrigation à grande échelle qui sécurise l’alimentation du pays, le gouvernement prépare désormais le passage à la transformation industrielle pour un secteur qui fait vivre 80 % de la population active. Le mercredi 20 mai 2026, le Ministre de l’Économie et des Finances, Maman Laouali ABDOU RAFA, a dressé un bilan particulièrement optimiste du secteur agricole nigérien. Chiffres à l’appui, le grand virage vers l’irrigation s’impose désormais comme le véritable poumon de la résilience et de la transformation économique du pays. La sécurité alimentaire nationale repose aujourd’hui sur des bases solides. La production céréalière moyenne de la nation atteint désormais des sommets, dépassant les 3,4 millions de tonnes pour le mil et oscillant autour de 1,7 million de tonnes pour le sorgho. Au total, ce sont plus de 5 milliards de kilogrammes de céréales qui sortent des terres nigériennes chaque année. Au-delà des céréales traditionnelles, les aménagements hydro-agricoles ont provoqué un bond spectaculaire des cultures de contre-saison et des produits maraichers en seulement quelques années. Pour la tomate, la production a presque doublé pour passer de 382 000 tonnes en 2023 à 728 000 tonnes en 2025. Le chou enregistre une hausse robuste de 521 000 tonnes en 2022 à 687 000 tonnes en 2025. Le poivron et la pomme de terre atteint respectivement 372 000 tonnes et 423 000 tonnes. La production du manioc passe à 1,3 million de tonnes. En plus, il y a l’émergence d’une production nationale de blé prometteuse, estimée à 200 000 tonnes, et la vitalité du secteur de l’élevage. Le cheptel bovin est ainsi passé de 17,1 millions de têtes à 20,3 millions de têtes, une tendance haussière également observée chez les ovins, les caprins et la volaille. « La grande irrigation est devenue un véritable game changer pour notre économie », s’est félicité le Ministre. Pour l’exécutif, cette abondance de matières premières n’est qu’une première étape. L’objectif est maintenant de basculer vers la transformation industrielle locale, notamment pour le mil et le sorgho.  En définitive, ce virage stratégique vers le programme de la grande irrigation prouve que la résilience du Niger ne dépend plus uniquement de ses ressources extractives, soumises aux aléas géopolitiques et de marché. Le Programme Grande Irrigation (PGI) 2024-2027 cible l’aménagement de nouveaux périmètres et la réhabilitation de milliers d’hectares. Ces investissements visent à réduire la vulnérabilité de l’agriculture face à l’aridité.  Source : Agence Nigérienne de Presse

Alerte sur un virus qui touche le manioc en Côte d’Ivoire 

AgribusinessTV 15 avril 2026 2663 Aucun commentaire

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Au début de ce mois d’avril, on a constaté sur les réseaux sociaux, une onde de choc concernant la filière manioc en Côte d’Ivoire. En effet, le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières a confirmé en mars, la présence d’une souche ultra-agressive du virus de la mosaïque du manioc dans l’ouest du pays.  La circulaire, datée du 28 mars 2026, précise qu’il s’agit d’une souche ougandaise du virus de la mosaïque du manioc de l’Afrique de l’Est (EACMV-UG). Derrière l’urgence de prise de mesures strictes, il peut être une menace grave sur la production nationale du manioc. La circulaire n’a pas donné cependant de précision sur l’ampleur des cultures touchées ou de quelconques pertes agricoles. Un virus venu d’Afrique de l’Est La maladie de la mosaïque africaine du manioc fait partie de la vingtaine de maladies virales qui touche le manioc. Décrite pour la première fois en Afrique de l’Est en 1894, elle représente l’une des premières contraintes virales du manioc en Afrique. Ce virus n’est pas inconnu pour les experts. Dans les années 1990, il a littéralement mis l’Ouganda à genoux. Il a attaqué 80 % des 500 000 hectares de manioc qui étaient cultivés au pays, faisant chuter la production nationale de 3,5 millions à seulement 0,5 million de tonnes. Cette catastrophe agricole avait entraîné une famine meurtrière et une perte financière annuelle estimée à plus de 30 milliards de FCFA.  Au début des années 2 000, cette épidémie sévère s’est rapidement répandue à travers l’Afrique (au Cameroun, au Congo, en République Démocratique du Congo, au Gabon, au Burkina Faso). Ce virus se propage principalement à travers des boutures contaminées et certaines pratiques agricoles.  Au regard de cette situation, l’alerte doit être prise avec le plus grand sérieux. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire mise sur la prévention contre ce virus, dont la présence a été confirmée dans la zone de l’Ouest.  Mesures de choc : l’Ouest sous « quarantaine » végétale Face à l’absence de traitement curatif, le gouvernement ivoirien a tranché. Les mesures de prévention sont radicales pour circonscrire l’épidémie : Interdiction stricte de prélèvement et de transport de boutures de manioc depuis les zones infestées de l’Ouest. Proscription totale des échanges (formels ou informels) de matériel végétal entre producteurs de ces régions. Le virus de la mosaïque africaine du manioc se manifeste par une alternance de couleurs jaune et verte, aux contours diffus ; une déformation des feuilles ; une diminution de la largeur des folioles de la feuille ; un arrêt de développement de la plante avec des entre-nœuds courts conduisant à un rabougrissement. Plus qu’une plante, un pilier nutritionnel L’enjeu est dans l’assiette. Le manioc est l’une des principales cultures vivrières en Côte d’ivoire. En 2025, le pays était le troisième producteur de manioc en Afrique de l’Ouest. Sa production est passée de 6,4 millions de tonnes en 2020 à 8,4 millions de tonnes en 2024. Culture stratégique et essentielle à des aliments populaires comme l’attiéké (semoule de manioc), le plakali ou encore le garba, le manioc est très prisé en Côte d’Ivoire, avec une consommation estimée entre 100 et 120 kg par habitant et par an, selon la FAO.  Comprendre cette importance, c’est réaliser une vérité simple mais cruciale : toucher au manioc, c’est toucher à l’attiéké et c’est menacer le garba. Ce repas, véritable filet de sécurité nutritionnel pour des millions d’ivoiriens, repose sur la disponibilité de la semoule de manioc à bas prix. Il s’agit d’un risque potentiel et non d’une crise immédiate selon la lecture de la circulaire. L’heure est donc à la vigilance et au respect strict des mesures de prévention.  Yenntéma Priscille OUOBA

Campagne agricole à Bidiga : le Ministre SOMBIÉ félicite les producteurs et recadre les indisciplinés

AgribusinessTV 25 septembre 2025 1642 Aucun commentaire

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Une plaine rizicole pleine de promesses Le Ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, a poursuivi ce mercredi 24 septembre 2025, sa tournée de suivi de la campagne agricole 2025-2026. Sa visite l’a conduit sur le site de la plaine rizicole de Bidiga, dans la province du Boulgou, Région du Nakambé. 106 producteurs regroupés au sein de la coopérative Scoop-Binka exploitent cet espace de 25 hectares. Des résultats qui suscitent l’espoir Sur le terrain, l’optimisme est de taille. Les producteurs, dont 40 femmes, visent un rendement de 4 500 kg par hectare, soit une récolte globale estimée à 112 tonnes de riz. Un succès qui pourrait générer près de 11 millions de FCFA de bénéfices pour la coopérative. Le Ministre, visiblement satisfait, a félicité les producteurs pour leur organisation et les a encouragés à maintenir le cap. Des défis qui persistent Cependant, tout n’est pas rose. Les producteurs ont exprimé leurs inquiétudes face à l’ensablement du barrage, qui alimente la plaine et au manque récurrent d’eau. Conscient de l’enjeu, le Commandant SOMBIÉ a rassuré la population qu’il prendra des mesures urgentes afin de sécuriser l’approvisionnement en eau et de préserver les investissements consentis. Tolérance zéro pour les occupations anarchiques La visite a pris un ton plus ferme lors de l’inspection du barrage de Bidiga. Le Ministre a découvert que des producteurs y cultivaient illégalement du maïs et du mil, provoquant des fuites d’eau sur le pont. Face à cette situation, il a ordonné le déguerpissement immédiat des champs concernés.  En encourageant les bonnes pratiques agricoles, tout en sanctionnant les comportements nuisibles, le Ministre d’État a voulu envoyer un signal clair : le développement du secteur passe par l’engagement de tous à protéger les infrastructures et à renforcer la discipline collective. La plaine de Bidiga apparait ainsi comme un exemple à suivre, à condition que producteurs et autorités conjuguent leurs efforts pour relever durablement les défis de l’eau et de la gestion des terres. Kiswendsida Clarisse TIEMTORÉ

Goulmou : Le Ministre SOMBIÉ à la rencontre des acteurs agricoles

AgribusinessTV 24 septembre 2025 1617 Aucun commentaire

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De la ferme avicole Faso Production à Fada N’Gourma, au périmètre rizicole de Dapotenga à Tibga, le Ministre d’État en charge de l’Agriculture, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, a passé ce mardi 23 septembre 2025, une journée au cœur des réalités agricoles du Goulmou. Objectif : constater les acquis, écouter les producteurs et renforcer la dynamique d’autosuffisance alimentaire. Faso Production, un exemple de résilience La visite a débuté à la ferme avicole Faso Production, installée depuis 2009 sur un hectare. Avec ses 1 000 pondeuses et 650 poussins, l’exploitation affiche une production moyenne de 26 plaquettes d’œufs par jour. Une performance qui témoigne du dynamisme et de la résilience des petits entrepreneurs agricoles, malgré un contexte économique parfois difficile à contribuer à la souveraineté alimentaire du pays. Le promoteur de la ferme Seydou TRAORÉ, s’est réjoui de cette visite ministérielle. Sa principale doléance, il sollicite de l’aide pour l’écoulement de ses produits. Dapotenga : quand les femmes portent la riziculture Deuxième halte du Ministre : le bas-fond rizicole de Dapotenga, dans la commune de Tigba, aménagé en 2024. Sur une superficie de 35,5 hectares divisée en 294 parcelles, ce sont 242 femmes qui mènent la production. Cette saison, elles visent une récolte estimée à 124 tonnes de riz. Séduit par leur engagement, le ministre a promis d’équiper le site d’un forage. Un atout de taille pour diversifier les cultures et générer des revenus supplémentaires en saison sèche. Cap sur Tenkodogo : la SONAGESS muscle ses capacités La tournée s’est achevée à Tenkodogo, où le Ministre a remis les clés de deux nouveaux magasins de stockage, au centre de la SONAGESS. Ces infrastructures, financées dans le cadre du Projet de résilience des systèmes alimentaires (PRSA), portent à neuf le nombre total de magasins du centre, avec une capacité globale de 5 500 tonnes. De quoi renforcer la sécurité alimentaire dans la région et mieux préparer l’avenir. Un avenir qui se construit pas à pas De la ferme avicole de Faso Production au périmètre rizicole de Dapotenga, jusqu’aux nouveaux magasins de la SONAGESS à Tenkodogo, la journée du Ministre Ismaël SOMBIÉ, a illustrée toute la chaine agricole : produire, soutenir et préserver. Une tournée qui témoigne d’une même ambition : valoriser les efforts des producteurs et renforcer la sécurité alimentaire pour un Burkina plus résilient. Kiswendsida Clarisse TIEMTORÉ

Offensive Agricole 2025 : des perspectives prometteuses pour la campagne rizicole

AgribusinessTV 23 septembre 2025 599 Aucun commentaire

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Dans le cadre de sa mission de suivi de campagne agricole, le Ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Ismaël SOMBIÉ, effectue une tournée pour toucher du doigt les réalités de la campagne agricole de la saison humide 2025-2026. Ce lundi 22 septembre 2025, il s’est rendu dans la région du Nazinon et du Nakambé respectivement à Bakago et à Patta. Globalement satisfaisante, cette campagne agricole augure d’une récolte fructueuse. Bakago, village situé dans la région du Nazinon, marque la première étape de cette tournée. Accueilli par les producteurs, la délégation ministérielle a pu voir des hommes et des femmes mobilisés et déterminés pour tirer profit de cette campagne agricole. Sur le site de Bakago, une particularité s’impose : sur les 125 producteurs à travailler d’arrache-pied, 123 sont des femmes, toutes réunies en coopérative. Leur engagement collectif et leur détermination forcent l’admiration. Pour ces femmes, la riziculture est bien plus qu’une activité agricole : elle représente une source de revenus, une autonomie retrouvée et un moyen de contribuer à la sécurité alimentaire du pays. 157,5 tonnes de riz sont attendues sur le site de Bakago Sur une superficie aménagée de 35 hectares, le site rizicole de Bakago affiche des prévisions encourageantes. Environ 4,5 tonnes de riz devraient être récoltées par hectare, soit une production totale estimée à 157,5 tonnes. Ces chiffres traduisent non seulement la fertilité du sol et la bonne santé des cultures, mais aussi l’ardeur et l’organisation des producteurs locaux. Pour ce qui est de l’écoulement des produits après récolte, les producteurs de Bakago se sont engagés à céder leur production à la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS).  Le Ministre d’État Ismaël SOMBIÉ, en visitant les champs, n’a pas manqué de saluer les efforts de ces producteurs. Aussi, il les a encouragés à ne pas baisser les bras, mais à toujours travailler dans ce sens, afin d’atteindre de contribuer à l’atteinte de l’objectif commun qui est la souveraineté alimentaire. 160 tonnes de riz sont attendues sur le site de Patta Après la région du Nazinon, le cap est mis sur Patta, bas-fond rizicole situé dans la région du Nakambé. Dans la commune de Bagré, précisément au bas-fond rizicole, femmes et hommes travaillent ensemble sur un périmètre aménagé de 40 hectares subdivisé en 160 parcelles exploitées. Tout comme à Bakago, les producteurs de Patta mettent la même ardeur à la tâche. Ils ne veulent pas se faire conter cette campagne agricole qui jusqu’ici tient encore ses promesses. Ici, à Patta, la quasi-totalité des exploitants de ce site sont des productrices qui s’investissent avec énergie et persévérance pour nourrir leurs familles, assurer des revenus stables et contribuer à la sécurité alimentaire du pays. Leur engagement a été chaleureusement salué par le Ministre, qui a tenu à leur rendre hommage pour leur rôle déterminant dans cette campagne. Cette visite a aussi été l’occasion pour les femmes de partager leurs préoccupations et de formuler des doléances afin d’améliorer leurs conditions de travail. Le Ministre d’État s’est voulu rassurant, promettant d’être à leur écoute et de rechercher des solutions adaptées. Cette visite du Ministre SOMBIÉ a ainsi été l’occasion de réaffirmer l’importance de soutenir les producteurs, notamment les femmes, qui constituent l’épine de l’agriculture au Burkina Faso. Les perspectives de récolte dans le Nazinon, viennent renforcer l’espoir d’une campagne agricole réussie, au bénéfice des communautés locales et du pays tout entier. Kiswendsida Clarisse TIEMTORÉ

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