Élevage Archive

Opération « Zéro poulailler vide » : 500 aviculteurs ciblés pour relancer la production nationale

AgribusinessTV 22 août 2026 9152 Aucun commentaire

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Face aux difficultés qui fragilisent la filière avicole burkinabè, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) veut passer à l’offensive. À travers l’opération « Zéro poulailler vide », 500 promoteurs seront accompagnés avec des kits pour remettre les exploitations en activité et renforcer durablement la production nationale. La filière avicole veut reprendre son envol. Elle fait face à plusieurs obstacles : insuffisance de poussins de qualité, coût élevé des aliments, accès limité au financement et persistance des maladies aviaires.  Pour répondre à ces difficultés, le ministère en charge de l’Agriculture mise sur une opération destinée à redonner de l’élan aux exploitations avicoles et à accroitre l’offre nationale en produits avicoles.  Présentée le vendredi 21 août 2026 à Ouagadougou lors d’une conférence de presse par le Directeur général des productions animales, Emmanuel Ulrich Yisso BAKONÉ, l’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Offensive Agropastorale, Hydraulique et halieutique 2026-2028. Deux kits, l’un d’une valeur de 2 140 000 FCFA FCFA et l’autre de 1 335 000 FCFA  Deux types de kits ont été conçus en fonction du modèle d’élevage. Pour l’élevage moderne de reproduction, le kit est évalué à 2 140 000 FCFA.  Il comprend 1 000 poussins de race ou de souche locale améliorée, pour une valeur de 750 000 FCFA, 3 350 kg d’aliments évalués à 1 240 000 FCFA, ainsi que des produits vétérinaires et des prestations de suivi sanitaire d’une valeur de 150 000 FCFA. Pour l’élevage traditionnel de reproduction, le kit s’élève à 1 335 000 FCFA. Il est constitué de 100 volailles adultes, dont 10 coqs et 90 poules, ainsi que de 2 000 kg d’aliments destinés à couvrir six mois d’élevage. Pas de poulailler, pas de kit L’opération prévoit l’accompagnement de 500 promoteurs disposant déjà d’infrastructures adaptées. Les promoteurs devront démontrer leur capacité à conduire effectivement une activité avicole. Pour le modèle moderne, il faudra notamment disposer d’un bâtiment pouvant accueillir au moins 1 000 poussins par cycle, être engagé dans la production de poulets de chair et répondre aux exigences techniques définies par les services compétents.  Du côté de l’élevage traditionnel, les candidats devront disposer d’un site capable d’accueillir au moins 100 volailles adultes, ainsi que du matériel nécessaire. Les exploitations peuvent être en activité, à l’arrêt ou nouvellement créées, mais elles doivent disposer des infrastructures et équipements requis. Une sélection digitalisée Fini, en principe, les démarches exclusivement administratives sur papier. Le processus de sélection des bénéficiaires sera entièrement digitalisé. Les inscriptions débuteront le lundi 24 août 2026 sur la plateforme dédiée : ozpv.agriculture.bf. Après l’inscription, les dossiers seront présélectionnés sur la base de critères établis.  Les exploitations retenues à cette étape feront ensuite l’objet d’une inspection, afin de vérifier les informations déclarées, ainsi que la conformité des infrastructures, équipements et matériels. La liste définitive des bénéficiaires sera ensuite établie, avant la signature d’un engagement, la formation des promoteurs, la mise à disposition des sujets et intrants, puis le suivi technique des exploitations. L’ambition du ministère ne se limite pas à distribuer des poussins et des aliments. L’opération entend installer les conditions d’une activité durable.  Chaque bénéficiaire devra ainsi s’engager à poursuivre son activité au-delà de la période couverte par le kit. En cas de manquement, des procédures prévues par les textes en vigueur pourront être appliquées. Autrement dit, l’objectif n’est pas seulement de remplir temporairement les poulaillers, mais de faire en sorte qu’ils restent en production.  Autre choix stratégique : à l’exception des produits vétérinaires, les différents éléments des kits seront acquis auprès d’opérateurs locaux, notamment pour les poussins et les aliments. L’opération devrait ainsi bénéficier à plusieurs maillons de la chaine de valeur avicole, tout en soutenant les producteurs et fournisseurs nationaux. Avec « Zéro poulailler vide », le gouvernement veut donc aller au-delà d’un simple appui ponctuel. L’objectif affiché est de remettre les exploitations sur pied, stimuler la production, créer davantage de revenus et d’emplois, et surtout renforcer la disponibilité des protéines animales sur le marché national. Fourouwié Patricia. A COULIBALY Ange-Marie Urielle LEZOGO

Grippe aviaire : Le Bénin renforce sa vigilance

AgribusinessTV 10 août 2026 8562 Aucun commentaire

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Le mercredi 17 juillet 2026, l’Union nationale des aviculteurs professionnels du Bénin (UNAP-Bénin) a lancé un appel à la vigilance à l’endroit de tous les acteurs de la filière avicole. Cette alerte intervient à la suite de la confirmation de plusieurs foyers de grippe aviaire dans le district des Lacs, situé dans la région Maritime du Togo. Selon le communiqué de l’organisation, la proximité géographique de cette zone avec les départements béninois du Mono et du Couffo accroît considérablement le risque d’introduction du virus sur le territoire national. L’inquiétude est renforcée par des informations recueillies lors d’une mission d’investigation faisant état de tentatives de commercialisation de volailles malades et d’œufs auprès des populations togolaises.  Face à cette menace, l’UNAP-Bénin exhorte les éleveurs à appliquer rigoureusement les mesures de biosécurité. Elle recommande une surveillance quotidienne des élevages, le signalement immédiat de toute mortalité inhabituelle aux services vétérinaires ou aux Directions départementales d’entrée de produits contaminés dans les circuits commerciaux transfrontaliers. L’organisation insiste également sur la désinfection systématique des exploitations, la limitation des visites, la mise en quarantaine des nouveaux animaux, la gestion sécurisée des cadavres et la prévention des contacts entre les volailles domestiques et les oiseaux sauvages.  Les commerçants et les consommateurs sont, pour leur part, invités à ne pas acheter ni consommer de produits avicoles d’origine suspecte provenant des zones affectées. L’alerte lancée par le Bénin intervient dans un contexte de recrudescence de la grippe aviaire en Afrique de l’Ouest. Depuis janvier 2026, le Nigeria a signalé plusieurs foyers dans les États de Kebbi, Kano, Katsina, Plateau et Bauchi. De son côté, la Côte d’Ivoire a renforcé son dispositif de riposte sanitaire à la fin du mois de mai. Pour l’UNAP-Bénin, seule une prévention rigoureuse permettra de protéger le cheptel national et d’éviter une nouvelle crise sanitaire et économique dans un secteur déjà éprouvé par les précédentes épizooties. Source : AgraTime

Au Niger, le PRAPS II redonne vie aux parcours et sécurise l’accès à l’eau pour les éleveurs

AgribusinessTV 9 août 2026 8393 Aucun commentaire

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Dans les vastes espaces pastoraux du Niger, l’eau et le pâturage demeurent deux ressources les plus précieuses pour les éleveurs. Face aux effets du changement climatique et à la dégradation des terres, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase II (PRAPS II) investit dans des infrastructures pastorales et des solutions innovantes pour garantir l’accès des communautés aux ressources naturelles et renforcer leur résilience. Le projet bénéficie du soutien de la Banque mondiale à hauteur de 110 millions de dollars US. Ibécitan : de l’eau et du fourrage cultivé pour conserver le zébu Azawak Dans la région de Tahoua, le PRAPS II Niger apporte son soutien au Centre de multiplication du bétail d’Ibécitan, créé par l’État pour préserver la race de zébu Azawak réputée pour sa productivité en lait et en viande, ainsi que sa résilience à toute épreuve. Le projet y a réhabilité une station de pompage d’eau, alimentée par un groupe électrogène et équipée d’un réservoir de stockage et d’un réseau de distribution, garantissant un accès durable à l’eau pour les troupeaux comme pour les populations environnantes.  Le PRAPS II Niger accompagne par ailleurs la production de plusieurs variétés de fourrages cultivés (niébé, maïs, sorgho, pois d’Angole et dolique), contribuant ainsi à améliorer la disponibilité alimentaire pour le bétail, à atténuer les effets de la variabilité saisonnière des pâturages et à renforcer les performances globales du centre. « La fourniture d’eau représentait une charge coûteuse pour le centre, et les populations devaient parcourir plusieurs kilomètres pour s’approvisionner. Aujourd’hui, cette station de pompage est devenue indispensable à la survie des animaux. L’appui du PRAPS II nous a également permis d’atteindre une véritable autonomie fourragère », témoigne Issa Boubacar, directeur du centre. Grâce à la réhabilitation de cette infrastructure hydraulique, la corvée d’eau appartient désormais au passé, tout comme les tensions qu’elle générait parfois autour de cette ressource vitale. La production fourragère, qui s’étend sur 120 hectares, mobilise une main-d’œuvre rémunérée de 120 personnes. Le centre parvient ainsi à préserver ses zébus dans de meilleures conditions, tout en assurant la diffusion de sujets performants auprès des coopératives féminines. Malley Rouga : régénérer la terre par le séjour du bétail Le projet agit également pour la restauration des terres dégradées. À Malley Rouga, dans la région de Tahoua, le PRAPS II a mis en œuvre une approche innovante dénommée « HIMO pastorale ». Cette technique consiste à organiser le séjour contrôlé des animaux sur des terres dégradées afin de fertiliser naturellement les sols grâce aux déjections et au piétinement du bétail. L’opération est ensuite complétée par l’ensemencement d’espèces fourragères adaptées et la régénération naturelle assistée des arbres. « Avant que le campement des éleveurs ne s’installe, le sol était nu. Mais après le campement et les pluies, l’herbe pousse. Au début, le PRAPS II nous a octroyé des aliments pour le bétail et des vivres pour nos besoins alimentaires. Avec la technique de l’HIMO pastorale initiée par le projet, nous avons de quoi nourrir nos animaux et nos familles, ainsi que des pâturages. Nous trouvons désormais de l’herbe pour nos bêtes », confie Ibrahim Adama, représentant des éleveurs peuls du groupement de Madaoua. Grâce à cette approche, 200 hectares de parcours pastoraux ont déjà été restaurés, notamment dans l’enclave pastorale de Zangoria. À l’échelle nationale, plus de 1,46 million d’hectares sont désormais placés sous gestion durable, tandis que 7 699 tonnes de cultures fourragères ont été produites entre 2023 et 2026 pour renforcer l’alimentation du bétail. Au total, 107 points d’eau ont été réalisés pour soutenir la productivité animale et le bien-être des populations pastorales. À travers ces investissements, le PRAPS II démontre qu’une gestion durable des ressources pastorales constitue un levier essentiel pour préserver les moyens d’existence des éleveurs, protéger les écosystèmes et à stimuler la productivité animale. Mis en œuvre dans six pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad), le projet est coordonné à l’échelle régionale par le CILSS. Patricia COULIBALY 

Au Niger, le PRAPS II renforce la santé animale pour protéger les moyens d’existence des éleveurs

AgribusinessTV 5 août 2026 8009 Aucun commentaire

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Dans les zones pastorales du Niger, la santé animale conditionne directement les revenus, la sécurité alimentaire et la résilience de milliers de familles. Pour répondre à ces défis, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase II (PRAPS II), soutenu par la Banque mondiale à hauteur de 110 millions de dollars US, multiplie les investissements, afin de rapprocher les services vétérinaires des éleveurs et de renforcer durablement la prévention des maladies animales. Au centre de cette stratégie figurent les infrastructures sanitaires. Le projet a réalisé 120 parcs-couloirs de vaccination le long des principaux axes de transhumance, afin de faciliter les campagnes de vaccination et d’améliorer la couverture sanitaire du cheptel. Ces ouvrages, implantés selon une approche participative associant services techniques, collectivités territoriales et organisations d’éleveurs, permettent aujourd’hui d’organiser les opérations de vaccination dans de meilleures conditions. Le PRAPS II a également financé la construction de 38 postes vétérinaires et de quatre cliniques vétérinaires rurales, offrant aux pasteurs un accès plus rapide aux soins, à la surveillance épidémiologique et aux conseils techniques. À Madaoua dans la région de Tahoua, la réhabilitation du poste vétérinaire, complétée par la construction d’un logement pour le responsable et d’une clôture sécurisée, illustre les efforts consentis pour améliorer les conditions de travail des agents vétérinaires. « Par mois, nous pouvons vacciner entre 400 à 500 petits ruminants contre la pasteurellose et le charbon bactéridien et moins de 100 gros ruminants contre le charbon bactéridien aussi. Comme agent d’élevage, j’apporte beaucoup de choses à la communauté. J’assure l’hygiène et la salubrité de la viande au niveau de l’abattoir avant même sa consommation. Je dois vérifier si la viande est salubre ou non. Ensuite, il y a les conseils que j’apporte aux producteurs qui ne connaissent pas certaines maladies. À travers les sensibilisations et les traitements, nous arrivons à prévenir certaines maladies et nous les sensibilisons pour qu’ils puissent eux-mêmes à leurs niveaux éviter certaines maladies ou les maîtriser », explique Ousséni Hassimi, Chef du poste vétérinaire de Madaoua « Le bâtiment, surtout la clôture, va augmenter la visibilité au service puisqu’avant il y avait une clôture grillagée au point où   les populations se demandaient de quel service il s’agissait. Mais à travers cette clôture déjà la communauté est au courant et le panneau d’identification les guidera plus. En plus, le logement octroyé par le PRAPS-2 me permet, en tant que premier responsable du poste vétérinaire, d’être à proximité du service et en cas de besoin, je pourrai agir sur le champ », a confié Ousseni Hassimi.  Ces investissements se traduisent déjà par des résultats concrets. Entre 2022 et 2026, plus de 30,8 millions de bovins ont été vaccinés contre la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), tandis que 73,6 millions de petits ruminants ont bénéficié d’une vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR), dont près de 45 millions ont été identifiés par marquage. Ces campagnes contribuent à réduire les pertes de cheptel, à sécuriser les revenus des éleveurs et à renforcer la résilience des systèmes pastoraux. Le projet ne s’arrête pas à la vaccination. Soucieux de limiter les risques environnementaux et sanitaires liés aux déchets biomédicaux, le PRAPS II a doté les services vétérinaires de six incinérateurs modernes installés dans ses régions d’intervention. Ces équipements permettent de détruire les seringues, flacons et autres déchets issus des campagnes de vaccination dans le respect des normes environnementales. Entre 2023 et 2026, près de 137 478 kilogrammes de déchets biomédicaux ont ainsi été pris en charge grâce à ces installations, dont celle du Laboratoire central de l’élevage (LABOCEL). « Notre laboratoire vétérinaire produit des déchets. Il y a les organes d’animaux et des milieux qui sont contaminés, ainsi que les déchets issus de la vaccination des animaux. Après notre action à l’autoclave (stérilisation à haute température), nous venons brûler les déchets ici. A sa   première phase, le PRAPS a financé l’installation d’un incinérateur à double combustion. Il comporte deux chambres de combustion, notamment une chambre de combustion des déchets et une qui traite la fumée. C’est ce qu’on appelle double combustion. Cet incinérateur a une capacité de 25-30 kg toutes les 45 minutes. L’utilité de l’incinérateur est immense “ Il a beaucoup servi dans la gestion des déchets générés lors du confinement pendant la crise de la Covid-19. Tous les déchets sont acheminés ici. Il se trouve que c’est le seul incinérateur fonctionnel dans la ville, à Niamey », a indiqué Soumana ABDOULAYE, Chef de service assurance qualité biosécurité du laboratoire. Ces réalisations témoignent de la volonté du PRAPS II de bâtir un système de santé animale plus performant, capable d’accompagner durablement les communautés pastorales face aux défis sanitaires et climatiques. Le PRAPS-2 vise le renforcement de la résilience des pasteurs et des agropasteurs dans certaines zones ciblées du Sahel. Il est mis en œuvre dans six pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) et coordonné à l’échelle régionale par le CILSS.    Patricia COULIBALY

Conseils des Ministres : Le gouvernement renforce la réglementation sur la sortie massive des animaux sur pied

AgribusinessTV 22 mai 2026 4170 Aucun commentaire

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Face à la recrudescence du trafic transfrontalier des ânes, chameaux et chevaux, le gouvernement burkinabè a adopté un nouveau décret visant à mieux encadrer l’abattage, les déplacements et l’exportation de ces animaux. Le texte prévoit plusieurs mesures pour protéger le cheptel national et lutter contre les réseaux frauduleux. Il s’agit d’une relecture du décret n°2016-857/PRES/PM/MRAH/MCIA/MINEFID/MATDSI du 07 septembre 2016, portant règlementation de l’abattage et de l’exportation des asins, des camélins, des équins et de leurs produits au Burkina Faso. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif cherche à travers ce nouveau décret, à palier les insuffisances constatées dans l’application du décret de 2016. Selon les autorités, les trafiquants privilégient désormais la sortie massive d’animaux sur pied vers les pays voisins, compliquant davantage les contrôles. Depuis 2015, les asins sont particulièrement menacés au Burkina Faso en raison de la forte demande des marchés asiatiques, notamment pour les peaux d’ânes. Pourtant, ces animaux occupent une place importante dans les activités économiques et sociales des populations rurales. Le nouveau décret introduit plusieurs innovations, notamment la prise en compte des mouvements intérieurs des animaux, l’instauration d’un agrément obligatoire pour les commerçants du secteur et l’exigence d’une autorisation de déplacement dans les zones à fort risque de trafic. Le texte prévoit également la saisie ou la confiscation des animaux et produits concernés en cas d’infraction. Source : Lefaso.net 

Grippe aviaire : le Burkina Faso renforce la surveillance aux frontières

AgribusinessTV 8 mai 2026 3038 Aucun commentaire

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Face à la recrudescence des maladies animales transfrontalières dans la sous-région, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, à travers la Direction générale des services vétérinaires (DGSV), a conduit une vaste campagne de sensibilisation du 26 avril au 2 mai 2026, dans plusieurs postes de contrôle frontaliers du Burkina Faso. Objectif : prévenir l’introduction de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), communément appelée grippe aviaire. Dans le cadre du renforcement du dispositif national de veille sanitaire, la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) a mené une mission d’information et de sensibilisation auprès des acteurs intervenant aux frontières du Burkina Faso. La campagne s’est déroulée dans plusieurs localités stratégiques du pays, notamment dans les régions du Nakambé (Bittou, Zabré), du Nazinon (Dakola, Zécco, Guelwongo), du Guiriko (Port sec, Aéroport, Sitarail, Faramana), du Nando (Léo), du Kadiogo (Aéroport de Ouagadougou, Ouagarinter, gare ferroviaire), des Tannounyan (Niangoloko) et du Djorô (Kampti, Ouessa). Cette initiative intervient dans un contexte marqué par la circulation croissante des maladies animales transfrontalières dans la sous-région ouest-africaine. Les séances de sensibilisation ont réuni plusieurs catégories d’acteurs, parmi lesquels les collectivités territoriales, les forces de défense et de sécurité, les agents des postes de contrôle vétérinaires, les services des douanes ainsi que les équipes chargées de la surveillance épidémiologique. Une mobilisation qui témoigne de l’importance accordée à la protection du cheptel national et à la sécurité sanitaire des populations. Au cours des échanges, les participants ont été informés de la situation épidémiologique de la grippe aviaire dans la sous-région, des conséquences sanitaires et économiques liées à cette maladie, ainsi que des mécanismes de détection précoce et de notification des cas suspects. Les discussions ont également permis de renforcer la coordination entre les différents acteurs présents aux frontières. Le Directeur de la santé animale, le Dr Madi SAVADOGO, a insisté sur la nécessité d’une vigilance permanente face à cette maladie hautement contagieuse. « La grippe aviaire est une maladie virale hautement contagieuse, qui se propage rapidement dès son apparition. À ce jour, il n’existe pas de vaccin largement accessible et efficace à l’échelle mondiale. Notre meilleure arme demeure la prévention. D’où l’impérieuse nécessité de renforcer la vigilance à tous les niveaux pour éviter son introduction dans notre pays », a-t-il déclaré. Dans les différents postes visités, les acteurs ont salué cette démarche des services vétérinaires et réaffirmé leur engagement à renforcer les contrôles et à signaler systématiquement tout cas suspect ou tout trafic d’animaux non conforme à la réglementation. À travers cette campagne de sensibilisation, le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques réaffirme sa volonté de fédérer l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun : protéger durablement le Burkina Faso contre les menaces. Source : DCRP / MAERAH

Burkina Faso : Le PRECEL appui des ménages vulnérables dans le Nayala

AgribusinessTV 3 décembre 2025 3310 Aucun commentaire

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Dans le cadre du Projet de Résilience et de Compétitivité de l’Élevage (PRECEL), des ménages vulnérables dans la province du Nayala ont été identifiés et appuyés pour relancer leurs activités. Face à l’insécurité, beaucoup ont perdu leur cheptel qui était leur principale source de revenus. Grâce aux efforts du gouvernement, des populations ont retrouvé la quiétude dans leur localité d’origine.  Le PRECEL, à travers la remise d’animaux d’élevage tels que des ovins, des caprins, des porcins et des volailles aux personnes déplacées internes (PDI) réinstallées, veut les accompagner à reconstituer une source de revenu stable. Ces animaux ont été traités, déparasités et vitaminés.  Au total 64 personnes ont bénéficié de cette dotation, dont 27 femmes et 37 hommes. De plus, elles ont reçu de l’aliment et des lots de médicaments vétérinaires. La remise, effectuée par le Secrétaire général de la province du Nayala, Adama DIALLO, a eu lieu le 28 novembre 2025 à Toma. Les bénéficiaires ont traduit leur reconnaissance et s’engagent à développer leurs activités. Quant aux autorités, elles espèrent voir des résultats dans six mois. Leur vision est de permettre la relance économique individuelle et la consolidation de l’autosuffisance au niveau local et national. Source : Agence d’information du Burkina

Vente des poussins au Burkina Faso : Le gouvernement burkinabè fixe des prix plafonds

AgribusinessTV 15 octobre 2025 3588 Aucun commentaire

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Le Gouvernement burkinabè, à travers un communiqué conjoint signé le mardi 14 octobre 2025 par les ministres en charge des Ressources animales et du Commerce, a annoncé la fixation des prix plafonds de cession des poussins chairs sur l’ensemble du territoire national. Désormais, le coquelet est vendu à 300 FCFA l’unité. Le bleu de Hollande à 450 FCFA et le local amélioré ou métissé à 600 FCFA. Le prix des races kuroiler, goliath et sasso roux ou blanc est plafonné à 700 FCFA l’unité. Pour les autres races, notamment le poussin du Faso, kuroiler 1er, noiler, sasso, cobb 500, ross 308 et beldi, le prix ne doit pas excéder 750 FCFA l’unité.  C’est à l’issue des concertations tenues entre les acteurs de la filière et le Gouvernement, que ces prix ont été fixés. Ces prix sont entrés en vigueur le 14 octobre 2025, pour une durée de six mois renouvelables. Le communiqué précise aussi que les prix des poussins peuvent être négociés au niveau des acteurs, mais ne doivent en aucun cas excéder ceux fixés par le Gouvernement. Tout manquement à ces dispositions exposera son auteur aux sanctions prévues par la réglementation. Cette décision fait suite à la suspension des importations de poussins de chair, annoncée le 3 octobre 2025. Une mesure visant à réguler le marché avicole et à soutenir les éleveurs face à la flambée des coûts. Source : Ministère de l’Agriculture et des Ressources animales et halieutiques

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