L’action climatique a besoin des femmes

AgribusinessTV 13 octobre 2021 3254 2 commentaires

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« Rôle des femmes dans l’action climat », c’est le sujet qui a été décortiqué le 16 septembre 2021 à l’occasion du sommet Climat Chance Afrique. Lors de la discussion, des amazones de la résilience au changement climatique ont souligné le rôle déterminant des femmes et relevé les leviers à actionner pour une participation féminine plus accrue dans les actions de lutte. Quand il s’est agi pour le journaliste d’Agribusiness TV que je suis de rédiger des articles en lien avec le sommet Climat Chance Afrique 2021, mon premier choix a spontanément porté sur le focus relatif au rôle des femmes dans l’action climat. Je suis de la Génération Égalité et la web télé pour laquelle je travaille a toujours cultivé le genre en son sein et croit au potentiel de l’autre moitié du ciel pour donner sa touche féminine ô combien indispensable au développement socio-économique.  Par ailleurs, j’estime que la femme est le « puzzle » manquant pour lutter efficacement contre ce fléau mondial qui, jusqu’à présent, ne montre aucun signe de ralentissement. Pis, la situation alarme même au-delà des scientifiques. Raréfaction des ressources naturelles, hausse de température, sécheresse, inondations à répétition, déplacement massive de populations, destruction des récoltes par les acridiens… La liste d’effets dévastateurs de ce fléau mondial est bien longue. Et, les femmes qui représentent la majorité de la main d’œuvre agricole sont celles qui subissent ardemment les effets indésirables.  « Cette catégorie de la population compte pour plus de 60% de la main d’œuvre agricole et produisent plus de 80% de la ressources alimentaire dans les pays en voie de développement », a expliqué Dicko SY, agronome et formatrice des agricultrices à l’usage des drones. La bonne nouvelle c’est que les femmes ne sont pas que des victimes. Elles sont aussi, et surtout, de véritables actrices essentielles dans la lutte. C’est l’exemple d’Hadiatou CAMARA, fondatrice de Vacances Vertes, une association qui a pour but de promouvoir l’éducation et la culture environnementale au Sénégal, particulièrement auprès des femmes et des jeunes. Grâce à son association, « 500 jeunes et femmes ont été formés sur l’éducation environnementale et plus de 120.000 plants ont été reboisés. »  Au Burkina Faso, Blandine SANKARA, avec sa ferme Yelemani (Changement en langue Dioula), pratique une agriculture résiliente au changement climatique : l’agroécologie. Elles sont bien nombreuses, les femmes qui posent de bonnes actions sur ce front de la lutte. C’est justement de ce rôle déterminant des femmes dans l’action climat dont il a été question à l’occasion du sommet Climat Chance Afrique 2021. Il s’est agi également lors de ce focus organisé par l’Association Climate Chance de se pencher sur les obstacles à lever afin de renforcer l’action climat des femmes. Parlant d’obstacles, Dicko SY a insisté sur l’opportunité d’impliquer davantage les femmes dans la lutte et les prises de décision afin d’avoir des résultats positifs. Persuadé que ce combat peut également être mené sur le front médiatique, l’Association Climate Chance a organisé le 14 septembre 2021 une formation au profit d’une trentaine de journalistes, dont je fais partie. Initialement, la participation à cette formation devrait se tenir en présentiel au Sénégal, mais à cause de la crise sanitaire qui impose des restrictions, l’activité s’est finalement déroulée en visioconférence. Ce fut une expérience enrichissante qui a permis d’élargir mon champ de connaissances sur les questions liées à ce phénomène climatique qui menace sérieusement la quiétude de « 7 milliards de voisins ».  Hadepté DA, Jounaliste multimédias à Agribusiness TV.

Des vidéos pour valoriser des mets de terroirs africains !

AgribusinessTV 10 mai 2021 6340 Aucun commentaire

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Essayez ça chez vous ! Tel est le titre notre tout nouveau programme imaginé et produit pour vous. Une série de vidéos dédiées à la valorisation de plats traditionnels et nutritifs africains. Tout en vous faisant découvrir des mets de terroirs africains, nous voulons vous encourager à les essayer chez vous à travers nos vidéos. Nous réfléchissions depuis un certain temps à un programme culinaire. Développer la bonne recette nous a pris du temps. C’est enfin prêt. À table, toutes et tous ! Un micro-trottoir, la démonstration de la préparation, une histoire personnelle en lien avec le met, puis la dégustation. C’est la recette qui a servi à préparer ces vidéos. Nous avons eu beaucoup de plaisir à le faire. Pour un début, nous vous ferons voyager dans les cinq régions du continent. De la Namibie 🇳🇦 (Afrique Australe) à la Tunisie 🇹🇳 (Afrique du Nord) en passant par l’Ouganda 🇺🇬 (Afrique de l’Est), le Cameroun 🇨🇲 (Afrique Centrale) et bien entendu le Burkina Faso 🇧🇫 (Afrique de l’Ouest). Cette production a été réalisée grâce au soutien de l’agence de coopération internationale allemande pour le développement, la GIZ. Que pouvons-nous faire ensemble ? C’est la question que m’avait posé un des coordonnateurs de programmes de la GIZ. C’était en octobre 2019 à Abidjan à l’occasion de la conférence biennale du réseau sectoriel développement rural (SNRD Africa) de la GIZ. La réponse, c’est cette série de vidéos que nous vous proposons de découvrir tous les mercredis à 12 h GMT sur les différentes plateformes d’Agribusiness TV, à compter du 12 mai 2021. Dégustez, partagez, commentez ces vidéos. Surtout essayez les recettes chez vous et faites nous voir en photos/vidéos les résultats ! Inoussa Maiga Directeur éditorial / Agribusiness TV

Hommage à un bâtisseur !

AgribusinessTV 1 avril 2021 3781 Aucun commentaire

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Homme d’actions aux idées brillantes, Monsieur Paul Taryam ILBOUDO a tout donné à son pays : de la vision, de l’action. Il a oeuvré pendant toute sa vie professionnelle pour l’amélioration de l’éducation au Burkina Faso 🇧🇫. C’est depuis son poste à l’Institut international d’alphabétisation que M. ILBOUDO a développé une méthode d’alphabétisation en 48 jours pour les jeunes adultes. Par la suite, à la demande des paysans, il a développé une méthode accélérée d’enseignement du français à partir des langues nationales dont l’application s’est répandue dans tout le pays à la vue des résultats intéressants. « Mon objectif était de tordre le cou à un préjugé en montrant que les langues africaines peuvent véhiculer la rationalité! », confie celui qui a su rendre la fierté à nos langues nationales. Monsieur ILBOUDO a fondé également la Société Agro Pastorale et de Services (SAPAS), une ferme école qui forme des jeunes adolescents déscolarisés ou non-scolarisés aux métiers agro-pastoraux. Celui qui était maire de la commune de Loumbila jusqu’à son décès le 31 mars 2021, a été le parrain du lancement officiel de votre web-télé Agribusiness TV le 5 mai 2016 à Ouagadougou. En 2018, il était invité du magazine Voir C’est Croire. Linguiste, enseignant et intellectuel, Monsieur Paul Taryam ILBOUDO a obtenu son doctorat le 28 février 2021 à l’âge de 70 ans. Une thèse entamée depuis longtemps et suspendu en cours de chemin. Il avait auparavant obtenu deux DEA (Diplômes d’Etudes Approfondies, diplôme de troisième cycle, progressivement remplacé par le master). Malgré la douleur de son départ, chez Agribusiness TV nous célébrons la mémoire d’homme qui a tracé un chemin pour les générations futures, un acteur majeur de la réalisation d’une justice sociale au Burkina Faso. Reposez en paix, Monsieur ILBOUDO, cher parrain. Voir en vidéo ce qu’il pensait de la création d’Agribusiness TV.

Des intrants et du matériel agricole pour « l’homme sans limite »

AgribusinessTV 24 février 2021 3653 2 commentaires

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Révélé au public par un reportage d’Agribusiness TV, Basile Nikièma SAWADOGO a reçu une visite de la direction régionale de l’Agriculture, des Aménagements Hydro-agricoles et de la Mécanisation du Centre Nord. La délégation est venue l’encourager et lui remettre du matériel de travail, des intrants et une lettre de félicitation du ministère en charge de l’agriculture. C’était ce 23 févier à Zorkoum, village situé à environ 6 kilomètres de la ville de Kaya. C’est aux environ de 10h que la délégation de la direction régionale en charge de l’Agriculture du Centre-Nord est arrivée sur le périmètre maraicher de Nikièma SAWADOGO. « L’homme sans limite » (ndlr : c’est ainsi que nous avions surnommé Basile Nikièma SAWADOGO dans notre reportage), était occupé à défricher son champ de choux. Sur un hectare, il produit également du piment, de l’oignon, de la tomate, de l’aubergine et du poivron. C’est daba en mains que nous avons trouvé cet handicapé moteur en train de défricher son champ de choux. « Je suis très heureux d’avoir reçu ces présents de la part des autorités. Je suis satisfait parce que ce matériel me permettra d’aller de l’avant dans mon travail. C’est une manière de me galvaniser à ne pas baisser les bras et à continuer à travailler avec la même abnégation », a confié le maraîcher. Un modèle de persévérance pour tant de monde ! Nikièma est aujourd’hui suivi par les services techniques agricoles, et est membre d’un réseau de personnes handicapées encadré par l’OCADES. Mais « c’est le reportage sur les réseaux sociaux qui nous a interpellés en tant que service d’encadrement », a avoué M. Yacouba NONGO, directeur régional en charge de l’agriculture. « Quand j’ai vu la vidéo, ma première impression, c’est qu’elle servira d’exemple.  Depuis lors, j’ai déjà reçu des appels d’encouragements venant de l’extérieur du pays, des promesses de visites, des plaques solaires », a confié Nikièma. En effet, Agribusiness TV avait reçu précédemment deux kits solaires (plaques solaires, batteries, réglettes, etc.) offerts par un groupe d’amis, qui lui ont été transmis. Les donateurs se sont également engagés à payer les frais d’installation. L’histoire et le parcours de Basile Nikièma SAWADOGO a touché des milliers des personnes qui voient en lui un exemple de résilience. Il en est de même désormais pour son entourage qui le voit comme un exemple à suivre. « Tous ceux qui croyaient que c’était de l’amusement ont su que je pouvais me prendre en charge sans avoir à mendier », a expliqué le maraîcher. Au terme de la visite, le directeur régional n’a pas manqué de prodiguer des conseils à « ce producteur hors pair » afin qu’il reste persévérant dans ce qu’il entreprend, et qu’un jour, il soit cité parmi les entrepreneurs agricoles prospères du pays ! Félicité KOUMBERE

Du mobilier fabriqué à base de tiges de cotonnier

AgribusinessTV 24 juillet 2020 6767 2 commentaires

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Une première expérience dans trois pays de l’Afrique de l’Ouest a montré que les tiges du cotonnier peuvent être utilisé pour fabriquer des meubles, des chaises, des portes, etc. Cette innovation est rendue possible grâce au Programme de recherche sur les secteurs agricoles prioritaires. Mis en œuvre entre 2014 et 2019, ce programme a permis de toucher plus de 8500 ménages à travers les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Malgré un secteur agricole qui emploie près de 60 à 80% de la population active selon les Etats, les voyants sont loin d’être au vert en matière de sécurité alimentaire dans l’espace UEMOA. La production agricole est encore maigre et son accroissement est devenu un axe majeur pour l’atteinte de la sécurité alimentaire. Afin de remonter la pente, la Commission de l’UEMOA a mis la main à la pâte en finançant, depuis 2014, le Programme de recherche sur les secteurs agricoles prioritaires. D’une durée de cinq ans, son objectif est de contribuer à la modernisation de l’agriculture, améliorer la productivité et de la compétitivité de cinq (05) filières agricoles : maïs, coton, bétail-viande, aviculture et aquaculture. Doté d’une enveloppe de 1,5 milliards de FCFA, ce programme exécuté par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF) a pris fin en décembre 2019. L’heure est au bilan. Et selon le nouveau rapport, rendu public à l’occasion d’une conférence de presse virtuelle le mercredi 22 juillet 2020, la moisson est bonne. D’abord, les données officielles parlent de 8 546 ménages bénéficiaires directes dont 23% sont des femmes. « Les secteurs du coton, du maïs, de l’élevage, de l’aquaculture et de la volaille en Afrique de l’Ouest sont plus compétitifs et offrent aux petits exploitants agricoles des revenus plus élevés aujourd’hui qu’il y a quelques années », détaille le rapport. La particularité du programme est que l’accent est mis sur la recherche agricole. De l’avis du directeur exécutif du CORAF, le Dr Abdou TENKOUANO, l’Afrique et particulièrement notre région regorge d’un énorme potentiel pour nourrir la population et éradiquer la faim et l’insécurité alimentaire. « Les potentialités résident dans ses ressources humaines, ses terres, ses eaux, ses connaissances. La recherche agronomique est un élément important de pour atteindre les objectifs », précise -t-il. Le partenaire financier est séduit par les résultats atteints. « La contribution financière de la commission de l’UEMOA a permis, entre autres, de générer des technologies au profit des utilisateurs, renforcer les capacités des institutions de recherche agricoles de la sous-région en les dotant de laboratoires et de consommables. », explique Jonas GBIAN, Commissaire de l’UEMOA, Département de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement. « Il y a aussi le renforcement du capital humain à travers l’initiation à la recherche de jeunes chercheurs, les formations diplômantes à l’endroit d’ingénieurs, de titulaires de master etc. L’avenir de notre agriculture passe par la modernisation, par l’apport de nouvelles technologies, de l’innovations », ajoute-t-il. Sur la base des résultats de l’évaluation, précise-t-il, le programme est susceptible d’être reconduit. Les tiges du cotonnier transformés en revenu Les tiges du cotonnier, considérées comme des résidus bons à rien dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, sont désormais utilisés dans la manufacture pour fabriquer des objets utilitaires du quotidien. Au Bénin, au Mali et au Togo, ils ont servi dans la fabrication d’articles de meubles, de panneaux muraux, de portes, de chaises etc. Ce pas de géant dans la chaîne de transformation est rendu possible grâce au projet de Valorisation des tiges de cotonnier pour la fabrication des panneaux à particules (VATICOPP). Ce projet qui intervient dans les trois pays cités plus haut, est l’un des trois projets exécutés dans le cadre du Programme de recherche sur les secteurs agricoles prioritaires. Selon les experts, grâce à cette innovation, les producteurs de coton pourront vendre, en plus de leur coton graine, les tiges de cotonnier et avoir des revenus additionnels pouvant les aider à sortir de la pauvreté. Toujours selon les spécialistes, cette technologie a surtout le mérite de permettre de lutter efficacement contre la déforestation avec l’utilisation d’une biomasse pour fabriquer des meubles et autres objets domestiques. « Nous avons montré qu’on pouvait transformer les résidus en revenus. Les qui étaient brulés pour la plupart du temps, aujourd’hui permettent de lancer toute une industrie de transformation de ces tiges pour faire du matériau pour la menuiserie. Ce n’est pas tous les jours que nous avons cette liaison entre l’agriculture et le secteur de la manufacture », s’exclame le directeur exécutif du CORAF, le Dr Abdou TENKOUANO. « 2% de la fibre de coton transformés dans l’espace UEMOA » La transformation des produits locaux était au menu de la conférence en ligne à laquelle ont participé des journalistes des huit pays membres de l’Union. Ce maillon de la chaîne est encore peu développé. Au niveau de l’or blanc (coton) par exemple, le niveau de transformation de la fibre est faible. « Le véritable problème du coton réside au niveau de la transformation de la fibre. Nous transformons à peine 2% de notre production de fibre », a déploré Jonas GBIAN, Commissaire de l’UEMOA en charge de l’agriculture. Toutefois, il croit fermement en un lendemain meilleur car « nous sommes en train de mener une politique assez originelle qui permettrait de transformer le coton au niveau de l’UEMOA ». Il invite les Etats membres à ficeler de vrais politiques afin de transformer le coton. Jonas GBIAN a surtout déploré la propension des populations à se tourner vers la consommation des produits importés au détriment de ceux locaux. « Le fond du problème ce n’est pas seulement la transformation. C’est d’abord l’acceptation des produits transformés. Une bonne partie de nos frères et sœurs préfèrent utiliser des produits importés plutôt que d’acheter des produits locaux qui ont été fabriqués par nos artisans. C’est un problème de comportement que nous devons régler », regrette-t-il, sur fond d’invite à consommer local afin de créer de la plus-value. Soulignons que le… Read more »

Nous recrutons !

AgribusinessTV 4 mai 2020 9043 Un commentaire

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AVIS DE RECRUTEMENT Nous faisons appel à plus de cerveaux pour mieux imaginer, plus de « bras » pour porter encore plus haut, et plus de « jambes » pour amener le plus loin possible, notre ambition ! MEDIAPROD est une agence conseils et productions en communication pour le développement créée en 2014. Agribusiness TV, vitrine de l’innovation agricole en Afrique, est une webtélé dédiée à la jeunesse africaine connectée et ouverte sur le monde. Elle a été créée fin 2015 et lancée officiellement en mai 2016. Depuis mai 2020, MEDIAPROD et Agribusiness TV sont deux des cinq branches de WATUSI GROUP, société basée à Ouagadougou, au Burkina Faso.A travers ses deux branches, WATUSI GROUP ambitionne de développer : – d’une part ses offres de contenus d’information et de divertissement en ligne sur l’agriculture, l’alimentation et la vie rurale, en direction des jeunes adultes et des enfants – et d’autre part des services en communication pour le développement au profit des structures intervenant dans les secteurs du développement, rural notamment. Pour ce faire, la société recrute (à temps complet) : – trois journalistes multimédias – et un gestionnaire des contenus et des communautés en ligne Rejoignez notre équipe et construisons ensemble un travail qui nous ressemble et qui nous rassemble. Pour postuler, c’est simple ! Pour le poste de journaliste multimédias, envoyez-nous votre CV accompagné d’une production originale (un texte de pas plus de 7000 signes, espaces inclus, ou une vidéo de 3 minutes tout au plus et entièrement sous-titrée) sur l’un de ces trois thèmes : agriculture, alimentation, vie rurale. Pour le poste de gestionnaire des contenus et des communautés en ligne, envoyez-nous votre CV accompagné d’une analyse critique sur deux pages au maximum de la communication digitale d’Agribusiness TV. Et pour la suite, nous vous contacterons. Contact : contact@agence-mediaprod.com Délai de soumission : 15 mai 2020.

EN TERRES ARIDES : Récits de luttes paysannes contre l’aridité des terres au Burkina Faso

AgribusinessTV 9 janvier 2020 14499 20 commentaires

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Une terre affamée ne peut nourrir celui ou celle qui la travaille. Dans la région aride du nord du Burkina Faso, la pauvreté des sols propage misère et faim au sein des familles majoritairement paysannes. Celles-ci peinent à mener une vie décente par les fruits de leur travail. Depuis quelques années, elles mènent un combat farouche, non sans succès, pour redonner une seconde vie à leurs terres.

Burkina Faso : 72h pour promouvoir le lait local

AgribusinessTV 25 octobre 2018 6919 Aucun commentaire

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« Quel environnement incitatif pour un accès des produits aux marchés institutionnels ? », c’est sous ce thème que se tient la 4èmeédition des 72h du lait local à Ouagadougou, du 25 au 27 octobre 2018. Durant 3 jours, les acteurs du monde laitier burkinabè et européens se réunissent pour discuter des enjeux et défis communs dans leur secteur d’activité. « Le Burkina Faso a un potentiel de production de 250 millions de litres de lait par an, mais seulement 5% sont exploités », explique Adama Ibrahim DIALLO, président de l’Union Nationale des Mini-Laiteries du Burkina Durement touchés par l’importation massive de produits laitier d’Europe, les producteurs laitiers burkinabè font tout pour garder la tête hors de l’eau. A travers leur label FaireFaso, ils unissent leurs forces à celles de producteurs européens (FaireFrance de la France et FaireBel de la Belgique) qui, de leur côté, veulent s’émanciper des grands industriels qui ont la mainmise sur le secteur laitier. Ces 72h du lait local avec pour slogan « Mon lait est local. Votre lait aussi est local » vise à inciter les populations à consommer prioritairement le lait produit au Burkina Faso.

La course aux tomates

AgribusinessTV 3 août 2018 18360 2 commentaires

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La saison hivernale est celle d’une véritable “course à la tomate fraiche” dans les marchés de Ouagadougou alors que d’énormes quantités sont perdues pendant la période dite de disponibilité. Marché de Dassasgho, Ouagadougou. Nous sommes au couloir réservé aux vendeuses de légumes et de condiments. Sur les étalages, seulement quelques tas de tomates se noient parmi les sacs d’oignons et de condiments. Maïmouna, une restauratrice venue faire le marché, est en pleine négociation avec une vendeuse de légumes pour une remise sur la tomate, mais c’est peine perdue. Sur le marché, « le tas de dix tomates coûte actuellement 500 FCFA alors qu’en période de tomates, ce même tas coûte 100 FCFA » confie Christine la vendeuse de légumes. « Nous prenons la caisse à 35 000 FCFA parfois même 40 000 FCFA. Il faut revendre pour ne pas perdre. C’est comme ça parce que nous ne sommes pas à la période de tomates » ajoute-elle. Aux marchés de Zogona et de Nabi Yaar, c’est le même constat. Il n’y a quasiment plus de tomate sur les étalages et les prix ont flambé. Pourtant, entre décembre et avril, ces mêmes étalages étaient inondés de tomates. De la production et de l’exportation La production de la tomate au Burkina Faso est saisonnière. Elle se fait principalement en saison sèche. « Seuls quelques petits producteurs autour des zones péri-urbaines de Ouagadougou et de Bobo produisent en saison pluvieuse » précise Toussaint Sampo, agent à la Direction générale de la production végétale (DGPV). La production hivernale est faible parce que « […] premièrement, la grande partie des producteurs cherchent en saison hivernale à assurer la production vivrière pour l’alimentation de leur famille. […] Deuxièmement, les sites de productions maraichères sont inondés en saison hivernale. Il faut donc attendre le retrait des eaux à la fin de la saison pour que les producteurs puissent s’y installer. Troisièmement, La gestion des productions en saison pluvieuse est différente à cause des intempéries et de la recrudescence des ravageurs » explique Prosper Zimba de la DGPV. Toutefois, selon la DGPV, le Burkina Faso produit environ 300 000 tonnes de tomates par an dont 50% sont exportées vers le Ghana majoritairement, le Niger, le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Les exportations de la tomate se font sous sa forme fraiche et très rarement sous la forme séchée. Dû à la faible organisation des producteurs, de la saisonnalité de la production, mais aussi au manque d’infrastructures de conservation, les prix varient considérablement. Les producteurs, dont la plupart vendent bord champ, sont obligés d’accepter les prix qui leurs sont imposés par les grossistes. Les 50% restantes sont commercialisées frais sur le marché local entre décembre et avril ; période pendant laquelle producteurs et vendeuses jettent d’énormes quantités de tomates qui pourrissent. Cela s’explique par le fait que le secteur souffre d’un manque d’infrastructure de conservation et de transformation. Transformer pour assurer la disponibilité Les pertes en période de disponibilité étant énormes, le prix de la tomate va crescendo entre mai et décembre. Cette flambée des prix n’est pas sans conséquence. « Les clientes se plaignent. Avec 1000 FCFA, elles arrivaient à faire le marché, maintenant ça ne suffit plus » à en croire Christine. Et à Maïmouma d’ajouter « Souvent nous vendons le repas à perte. Si tu dois mettre 5 000 FCFA rien que dans la tomate, c’est compliqué ». Face à cette situation, des mesures pour pérenniser la tomate sur le marché local sont à prendre. Pour Maïmouna, il faut commencer par structurer la production : « Les producteurs envahissent le marché à la même période au lieu de se séparer et produire étape par étape en différentes périodes ». Il y a également beaucoup de potentialités de développement à travers l’amélioration des techniques et des moyens de transformation. Des unités de transformation existent déjà à Donsin et à Boussouma, et l’Etat œuvre à la mise en place d’autres unités : « actuellement une unité est en construction à Dî […] et des femmes réunies en de petits groupements sont également formées au technique de transformation de la tomate en purée » selon les propos de Sylvie Yaméogo de la Direction générale de la promotion de l’économie rurale (DGPER). Ces femmes, qui se tournent vers la transformation de la tomate, utilisent des moyens rudimentaires et font face à une frilosité du marché. « En 2017, nous avons produit plus de 16 tonnes de purée de tomates. C’est parce qu’il n’y a pas le marché. Sinon par jour, on peut produire jusqu’à 1000 bouteilles. Mais comme ça ne s’achète pas, on s’est limitée à 600 ou 700 bouteilles par jour » confie Mme Ouédraogo Aminata, membre du groupement féminin « Neerwaya » de Donsin. De toute évidence, le secteur de la transformation devrait continuer à s’organiser et à bénéficier d’un appui continu pour se moderniser afin de conquérir progressivement le marché national et pourquoi pas sous-régional. Dieudonné Edouard SANGO Journaliste Reporter / Agribusiness TV

Appel à manifestation d’intérêt : Journalistes multimédias

AgribusinessTV 26 février 2018 6770 Aucun commentaire

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Contexte Lancée en mai 2016, Agribusiness TV est une Web télé spécialisée sur les innovations et les succès des jeunes dans l’entrepreneuriat agricole en Afrique. Le choix de se focaliser sur la jeunesse et l’entrepreneuriat agricole est venu d’une observation. Malgré le fait que les économies des pays africains dépendent de l’agriculture et que 70% de la population africaine ait moins de 30 ans, les jeunes ne considèrent pas l’agriculture comme un choix de carrière en raison de la perception négative qu’ils ont du secteur. Ainsi, Agribusiness TV a voulu présenter des histoires de jeunes entrepreneurs qui ont réussi dans l’agriculture, ce qui pourrait inspirer d’autres jeunes à considérer l’entrepreneuriat agricole comme une option de carrière. Cela créerait non seulement des emplois, mais contribuerait à la sécurité alimentaire. Au cours des 22 derniers mois, Agribusiness TV a produit plus de 90 vidéos de 12 pays d’Afrique, où chaque vidéo raconte l’histoire d’un(e) jeune entrepreneur(e). Ces vidéos ont été vues plus de 6 millions de fois, et les commentaires de l’audience soulignent le fait que ce type de contenu est utile, à la fois pour sensibiliser et pour inspirer les jeunes Africains à se lancer dans l’entrepreneuriat agricole. En 2018, Agribusiness TV souhaite étendre ses activités dans plus de pays et régions d’Afrique. Dans ce contexte, nous appelons les journalistes multimédias à manifester leur intérêt pour la production de vidéos. Comment nous travaillons Agribusiness TV est basée au Burkina Faso et nous travaillons en ligne avec un réseau de journalistes basés localement dans les pays que nous couvrons. Le journaliste propose un sujet basé sur un formulaire de proposition développé par Agribusiness TV. Après validation, le journaliste prépare les interviews, produit les vidéos en haute définition et envoie les images via une plateforme de transfert de fichiers en ligne à Agribusiness TV, où le montage des vidéos est fait. Rémunération Les journalistes sont payés par vidéo produite. Le coût de chaque vidéo dépend de l’histoire couverte, le lieu de l’entrepreneur, etc. Ceci est convenu avec le journaliste avant le début du travail. Exigences Pour postuler, il faut : – être résident d’un pays africain ; – avoir une expérience dans la production vidéo axée sur les questions de développement, y compris l’agriculture et les domaines connexes ; – avoir une bonne maîtrise de l’anglais (pour les pays anglophones) ou le français (pour les pays francophones) ; – disposer d’un équipement (caméras DSLR / téléphone mobile avec caméra haute résolution pour les images HD, trépieds, microphones, etc.) ; – avoir une bonne connexion Internet pour envoyer les vidéos produites ; – être motivé et passionné par le travail sur le terrain, ce qui implique parfois de travailler dans des conditions difficiles. Comment postuler  Les candidat(e)s intéressé(e)s doivent envoyer une lettre de motivation d’une page et leur CV (qui démontre clairement leur expérience dans le journalisme et la production vidéo) à cette adresse : agribusiness.tv@gmail.com Les candidat(e)s sélectionné(e)s seront contactés par email. Date limite de candidature : 30 mars 2018.