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Le Burkina Faso renforce sa production semencière

AgribusinessTV 15 juin 2026 5357 Aucun commentaire

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Le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, et le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, ont procédé à la mise en eau du périmètre irrigué de Loumbila, au sein de la ferme semencière, le 3 juin 2026. Cette infrastructure vient renforcer les superficies aménagées dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l’insécurité alimentaire et de la promotion de la souveraineté alimentaire du Burkina Faso. D’un coût global de 1,6 milliard de FCFA, les travaux ont permis de restaurer l’ensemble des infrastructures hydrauliques et agricoles du site, redonnant ainsi à la ferme toute sa capacité opérationnelle pour la production de semences certifiées de qualité. D’une superficie de 60 hectares répartis en 240 parcelles, le périmètre irrigué de Loumbila est doté de plusieurs infrastructures, notamment une station de pompage, un canal adducteur, des canaux primaires, secondaires et tertiaires, un réseau de distribution et de drainage des eaux ainsi que des voies de circulation et de protection. Selon le Ministre d’État, le Commandant Ismaël SOMBIÉ, l’aménagement des infrastructures doit impérativement s’accompagner d’une gestion rigoureuse, afin d’en garantir la durabilité. Pour lui, l’atteinte de la sécurité alimentaire passe non seulement par une plus grande disponibilité des produits agricoles, mais aussi par une exploitation rentable permettant de générer les ressources nécessaires à la maintenance des équipements. S’adressant aux producteurs, il les a exhortés à exploiter le périmètre avec sérieux, responsabilité et discipline. Il a également insisté sur la nécessité d’une meilleure organisation dans la gestion des périmètres agricoles. « Ces périmètres doivent être considérés comme de véritables joyaux, car ils représentent des investissements importants pour la nation », a-t-il souligné.  Pour sa part, le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a rappelé que l’Offensive agropastorale et halieutique est mise en œuvre depuis 2023 et qu’elle enregistre déjà des résultats encourageants. Selon lui, l’ambition ne se limite pas à l’aménagement des terres et à la disponibilité de l’eau. Elle repose également sur la production et la mise à disposition de semences de qualité. « Si nous ne disposons pas de semences de qualité, nous ne pouvons pas obtenir de bons rendements », a-t-il souligné. Les producteurs présents ont salué la mise en eau du périmètre, qui leur permettra de disposer de parcelles aménagées et de semences de qualité. Ils ont également réaffirmé leur engagement à exploiter le site avec sérieux et discipline, afin de garantir la pérennité des infrastructures et de contribuer à la sécurité alimentaire du Burkina Faso. Source :  Minute.bf

L’IITA inaugure en Zambie le premier centre africain de sélection accélérée du soja

AgribusinessTV 16 avril 2026 2586 Aucun commentaire

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Au début de ce mois d’avril, on a constaté sur les réseaux sociaux, une onde de choc concernant la filière manioc en Côte d’Ivoire. En effet, le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières a confirmé en mars, la présence d’une souche ultra-agressive du virus de la mosaïque du manioc dans l’ouest du pays.  L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) a franchi une nouvelle étape dans la recherche agricole en Afrique avec l’inauguration, en Zambie, du premier centre de sélection accélérée du soja en Afrique subsaharienne. L’ouverture de cette infrastructure marque une avancée importante dans les efforts visant à accélérer l’innovation autour du soja, une culture devenue stratégique pour les systèmes alimentaires, l’agro-industrie et les économies rurales de la région. Cette installation, inaugurée le 30 mars 2026, est la première du genre en Afrique subsaharienne pour le soja. Elle est également la deuxième sur le continent, après une structure similaire implantée au Maroc, mais cette dernière est consacrée au blé et à l’orge. Le centre zambien se distingue donc par sa spécialisation dans le soja ainsi que dans d’autres cultures tropicales, comme le niébé, ce qui le rend particulièrement adapté aux priorités agricoles de l’Afrique subsaharienne. L’une des principales avancées apportées par ce centre réside dans la réduction du temps nécessaire au développement de nouvelles variétés de soja. Grâce à la technique de sélection accélérée, les chercheurs pourront désormais passer de six à huit ans à seulement quatre à cinq ans pour mettre au point de nouvelles semences. Cette méthode repose sur l’optimisation des conditions de croissance des plantes, notamment la lumière, la température et l’humidité, afin de produire plusieurs générations de cultures en une seule année. Le soja occupe aujourd’hui une place de plus en plus importante dans l’agriculture d’Afrique subsaharienne. Il intervient à la fois dans l’alimentation humaine, avec des produits comme l’huile et le lait de soja, dans l’alimentation animale, notamment pour la filière avicole, ainsi que dans plusieurs industries agroalimentaires. En plus de son rôle nutritionnel, cette culture constitue un moteur économique pour de nombreux ménages ruraux, en générant des revenus, en soutenant les moyens de subsistance et en contribuant au développement des chaînes de valeur agricole. Avec ce nouveau centre, l’IITA espère accroître le nombre de variétés de soja améliorées disponibles dans la région. L’objectif est de développer des semences à haut rendement, précoces ou à maturité intermédiaire, capables de mieux résister aux aléas climatiques ainsi qu’aux maladies qui affectent fortement la production. Parmi les menaces les plus importantes figure la rouille du soja, une maladie qui peut entraîner d’importantes pertes de rendement. Dans plusieurs pays d’Afrique australe, les petits exploitants agricoles sont particulièrement exposés à ce type de difficultés. En plus du manque d’accès à l’innovation, ils doivent faire face aux ravageurs, aux maladies et à des coûts de production élevée. Pour beaucoup d’entre eux, les fongicides restent trop chers et les connaissances techniques nécessaires pour lutter efficacement contre certaines maladies sont limitées. Dans ce contexte, la mise au point de variétés plus résistantes apparaît comme une réponse essentielle pour améliorer durablement la productivité et sécuriser les récoltes. Lors de l’inauguration, le directeur de l’agriculture de la Zambie, Chizumbna SHEPANDE, a salué l’importance de cet investissement pour l’avenir du secteur : « Cette installation renforce notre capacité à répondre à la demande mondiale croissante de soja, notamment compte tenu de l’évolution de la dynamique des marchés internationaux. » En effet, cette installation s’inscrit dans le cadre de l’objectif fixé par la Zambie de produire un million de tonnes de soja d’ici 2030. Pour atteindre ce cap, le pays devra s’appuyer sur des variétés à haut rendement et sur des systèmes semenciers plus efficaces. Au-delà de la recherche scientifique, le centre devrait notamment soutenir les universités, les systèmes nationaux de recherche et les réseaux régionaux de sélection variétale, à l’image du Réseau d’amélioration du soja appuyé par la Fondation Gates. Avec cette inauguration, l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) pose ainsi un jalon important dans la modernisation de la recherche agricole sur le continent. Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives pour la filière soja, en faveur de la sécurité alimentaire, des revenus des producteurs et du développement de l’agro-industrie. Source : Institut international d’agriculture tropicale

Niger : Des semences de pomme de terre produites localement

AgribusinessTV 8 décembre 2025 3633 Aucun commentaire

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Le Niger franchit une étape majeure vers son autonomie semencière. Pour la première fois, des semences de pomme de terre entièrement produites dans le pays, seront bientôt disponibles pour les agriculteurs. Cette avancée est portée par le Ministère de l’Agriculture, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).Ce sont des chercheurs nigériens qui ont mis au point ces semences à travers le projet TCP/NER/3901, intitulé “Projet d’appui à la production de plants certifiés de pomme de terre dans la région d’Agadez”. Il est mis en œuvre par le Ministère avec le soutien de la FAO. Un échantillon a été présenté, le 1er décembre 2025, au Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage. Il a ensuite été remis à une coopérative de femmes actives. Cette innovation est le fruit du travail de l’Institut national de la recherche agronomique du Niger (INRAN), et du Centre Régional de la Recherche Agronomique (CERRA de Niamey) en collaboration avec la Direction Générale de l’Agriculture (DGA) et des producteurs multiplicateurs du Mont Bagzan. Elle répond aux besoins exprimés par les zones où la pomme de terre est le plus cultivée. Pendant des décennies, le Niger importait ses semences depuis l’Europe, mais aussi de l’Algérie et du Nigéria. C’est pourquoi, cette production locale a suscité fierté et enthousiasme chez les acteurs du secteur. « Ce projet démontre qu’il est possible de produire localement des semences de pomme de terre de qualité, ce qui nous permettra de réduire considérablement notre dépendance aux importations, de limiter les sorties de devises et d’assurer la disponibilité de semences au moment opportun, tout en réduisant les coûts », a déclaré le Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman Elhadji OUSMANE. Mis en œuvre entre juin 2022 et juin 2025, le projet a permis de former 204 producteurs à Tabelot et au Mont Bagzan. Ils ont été formés aux techniques de culture, à la lutte contre les ravageurs et aux règles semencières du Niger. En plus, plus de 9 000 plantules de première génération (G1) ont été produites à partir de cultures in vitro dans les laboratoires de l’INRAN et du CERRA de Niamey. Le Ministre a félicité tous les chercheurs et partenaires impliqués dans cette réussite et a aussi remercié la FAO pour son appui. Source : Le sahel

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