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Au Niger, le PRAPS II redonne vie aux parcours et sécurise l’accès à l’eau pour les éleveurs

AgribusinessTV 9 août 2026 8396 Aucun commentaire

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Dans les vastes espaces pastoraux du Niger, l’eau et le pâturage demeurent deux ressources les plus précieuses pour les éleveurs. Face aux effets du changement climatique et à la dégradation des terres, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase II (PRAPS II) investit dans des infrastructures pastorales et des solutions innovantes pour garantir l’accès des communautés aux ressources naturelles et renforcer leur résilience. Le projet bénéficie du soutien de la Banque mondiale à hauteur de 110 millions de dollars US. Ibécitan : de l’eau et du fourrage cultivé pour conserver le zébu Azawak Dans la région de Tahoua, le PRAPS II Niger apporte son soutien au Centre de multiplication du bétail d’Ibécitan, créé par l’État pour préserver la race de zébu Azawak réputée pour sa productivité en lait et en viande, ainsi que sa résilience à toute épreuve. Le projet y a réhabilité une station de pompage d’eau, alimentée par un groupe électrogène et équipée d’un réservoir de stockage et d’un réseau de distribution, garantissant un accès durable à l’eau pour les troupeaux comme pour les populations environnantes.  Le PRAPS II Niger accompagne par ailleurs la production de plusieurs variétés de fourrages cultivés (niébé, maïs, sorgho, pois d’Angole et dolique), contribuant ainsi à améliorer la disponibilité alimentaire pour le bétail, à atténuer les effets de la variabilité saisonnière des pâturages et à renforcer les performances globales du centre. « La fourniture d’eau représentait une charge coûteuse pour le centre, et les populations devaient parcourir plusieurs kilomètres pour s’approvisionner. Aujourd’hui, cette station de pompage est devenue indispensable à la survie des animaux. L’appui du PRAPS II nous a également permis d’atteindre une véritable autonomie fourragère », témoigne Issa Boubacar, directeur du centre. Grâce à la réhabilitation de cette infrastructure hydraulique, la corvée d’eau appartient désormais au passé, tout comme les tensions qu’elle générait parfois autour de cette ressource vitale. La production fourragère, qui s’étend sur 120 hectares, mobilise une main-d’œuvre rémunérée de 120 personnes. Le centre parvient ainsi à préserver ses zébus dans de meilleures conditions, tout en assurant la diffusion de sujets performants auprès des coopératives féminines. Malley Rouga : régénérer la terre par le séjour du bétail Le projet agit également pour la restauration des terres dégradées. À Malley Rouga, dans la région de Tahoua, le PRAPS II a mis en œuvre une approche innovante dénommée « HIMO pastorale ». Cette technique consiste à organiser le séjour contrôlé des animaux sur des terres dégradées afin de fertiliser naturellement les sols grâce aux déjections et au piétinement du bétail. L’opération est ensuite complétée par l’ensemencement d’espèces fourragères adaptées et la régénération naturelle assistée des arbres. « Avant que le campement des éleveurs ne s’installe, le sol était nu. Mais après le campement et les pluies, l’herbe pousse. Au début, le PRAPS II nous a octroyé des aliments pour le bétail et des vivres pour nos besoins alimentaires. Avec la technique de l’HIMO pastorale initiée par le projet, nous avons de quoi nourrir nos animaux et nos familles, ainsi que des pâturages. Nous trouvons désormais de l’herbe pour nos bêtes », confie Ibrahim Adama, représentant des éleveurs peuls du groupement de Madaoua. Grâce à cette approche, 200 hectares de parcours pastoraux ont déjà été restaurés, notamment dans l’enclave pastorale de Zangoria. À l’échelle nationale, plus de 1,46 million d’hectares sont désormais placés sous gestion durable, tandis que 7 699 tonnes de cultures fourragères ont été produites entre 2023 et 2026 pour renforcer l’alimentation du bétail. Au total, 107 points d’eau ont été réalisés pour soutenir la productivité animale et le bien-être des populations pastorales. À travers ces investissements, le PRAPS II démontre qu’une gestion durable des ressources pastorales constitue un levier essentiel pour préserver les moyens d’existence des éleveurs, protéger les écosystèmes et à stimuler la productivité animale. Mis en œuvre dans six pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad), le projet est coordonné à l’échelle régionale par le CILSS. Patricia COULIBALY 

Au Niger, le PRAPS II renforce la santé animale pour protéger les moyens d’existence des éleveurs

AgribusinessTV 5 août 2026 8011 Aucun commentaire

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Dans les zones pastorales du Niger, la santé animale conditionne directement les revenus, la sécurité alimentaire et la résilience de milliers de familles. Pour répondre à ces défis, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel-Phase II (PRAPS II), soutenu par la Banque mondiale à hauteur de 110 millions de dollars US, multiplie les investissements, afin de rapprocher les services vétérinaires des éleveurs et de renforcer durablement la prévention des maladies animales. Au centre de cette stratégie figurent les infrastructures sanitaires. Le projet a réalisé 120 parcs-couloirs de vaccination le long des principaux axes de transhumance, afin de faciliter les campagnes de vaccination et d’améliorer la couverture sanitaire du cheptel. Ces ouvrages, implantés selon une approche participative associant services techniques, collectivités territoriales et organisations d’éleveurs, permettent aujourd’hui d’organiser les opérations de vaccination dans de meilleures conditions. Le PRAPS II a également financé la construction de 38 postes vétérinaires et de quatre cliniques vétérinaires rurales, offrant aux pasteurs un accès plus rapide aux soins, à la surveillance épidémiologique et aux conseils techniques. À Madaoua dans la région de Tahoua, la réhabilitation du poste vétérinaire, complétée par la construction d’un logement pour le responsable et d’une clôture sécurisée, illustre les efforts consentis pour améliorer les conditions de travail des agents vétérinaires. « Par mois, nous pouvons vacciner entre 400 à 500 petits ruminants contre la pasteurellose et le charbon bactéridien et moins de 100 gros ruminants contre le charbon bactéridien aussi. Comme agent d’élevage, j’apporte beaucoup de choses à la communauté. J’assure l’hygiène et la salubrité de la viande au niveau de l’abattoir avant même sa consommation. Je dois vérifier si la viande est salubre ou non. Ensuite, il y a les conseils que j’apporte aux producteurs qui ne connaissent pas certaines maladies. À travers les sensibilisations et les traitements, nous arrivons à prévenir certaines maladies et nous les sensibilisons pour qu’ils puissent eux-mêmes à leurs niveaux éviter certaines maladies ou les maîtriser », explique Ousséni Hassimi, Chef du poste vétérinaire de Madaoua « Le bâtiment, surtout la clôture, va augmenter la visibilité au service puisqu’avant il y avait une clôture grillagée au point où   les populations se demandaient de quel service il s’agissait. Mais à travers cette clôture déjà la communauté est au courant et le panneau d’identification les guidera plus. En plus, le logement octroyé par le PRAPS-2 me permet, en tant que premier responsable du poste vétérinaire, d’être à proximité du service et en cas de besoin, je pourrai agir sur le champ », a confié Ousseni Hassimi.  Ces investissements se traduisent déjà par des résultats concrets. Entre 2022 et 2026, plus de 30,8 millions de bovins ont été vaccinés contre la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), tandis que 73,6 millions de petits ruminants ont bénéficié d’une vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR), dont près de 45 millions ont été identifiés par marquage. Ces campagnes contribuent à réduire les pertes de cheptel, à sécuriser les revenus des éleveurs et à renforcer la résilience des systèmes pastoraux. Le projet ne s’arrête pas à la vaccination. Soucieux de limiter les risques environnementaux et sanitaires liés aux déchets biomédicaux, le PRAPS II a doté les services vétérinaires de six incinérateurs modernes installés dans ses régions d’intervention. Ces équipements permettent de détruire les seringues, flacons et autres déchets issus des campagnes de vaccination dans le respect des normes environnementales. Entre 2023 et 2026, près de 137 478 kilogrammes de déchets biomédicaux ont ainsi été pris en charge grâce à ces installations, dont celle du Laboratoire central de l’élevage (LABOCEL). « Notre laboratoire vétérinaire produit des déchets. Il y a les organes d’animaux et des milieux qui sont contaminés, ainsi que les déchets issus de la vaccination des animaux. Après notre action à l’autoclave (stérilisation à haute température), nous venons brûler les déchets ici. A sa   première phase, le PRAPS a financé l’installation d’un incinérateur à double combustion. Il comporte deux chambres de combustion, notamment une chambre de combustion des déchets et une qui traite la fumée. C’est ce qu’on appelle double combustion. Cet incinérateur a une capacité de 25-30 kg toutes les 45 minutes. L’utilité de l’incinérateur est immense “ Il a beaucoup servi dans la gestion des déchets générés lors du confinement pendant la crise de la Covid-19. Tous les déchets sont acheminés ici. Il se trouve que c’est le seul incinérateur fonctionnel dans la ville, à Niamey », a indiqué Soumana ABDOULAYE, Chef de service assurance qualité biosécurité du laboratoire. Ces réalisations témoignent de la volonté du PRAPS II de bâtir un système de santé animale plus performant, capable d’accompagner durablement les communautés pastorales face aux défis sanitaires et climatiques. Le PRAPS-2 vise le renforcement de la résilience des pasteurs et des agropasteurs dans certaines zones ciblées du Sahel. Il est mis en œuvre dans six pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) et coordonné à l’échelle régionale par le CILSS.    Patricia COULIBALY

La campagne agricole bien installée à Tahoua

AgribusinessTV 4 août 2026 7905 Aucun commentaire

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La campagne agricole 2026 est entièrement installée dans la région de Tahoua, au Niger. Les semis de mil sont terminés dans 99,7 % des villages. Les autorités signalent aussi une bonne disponibilité des semences et des engrais, malgré quelques attaques de ravageurs. Dans la région de Tahoua, 1 994 des 2 000 villages agricoles ont achevé les semis de mil à la mi-juillet 2026. Cela représente 99,7 % des villages, contre 98,84 % à la même période en 2025. Seuls six villages n’ont pas encore terminé leurs semis. Pour le sorgho, les semis sont également bien avancés. Ils sont terminés dans 1 885 villages, soit 94,25 % de la région. Selon la Direction régionale de l’Agriculture, les pluies enregistrées ont permis une bonne installation des cultures, même si les cumuls restent inégaux selon les localités. Pour soutenir les producteurs, plus de 852 tonnes de semences et 1 784 tonnes d’engrais ont été mises à leur disposition. Les autorités poursuivent également la vente de semences à prix modéré au profit des exploitants. Sur le plan phytosanitaire, des attaques de sauteriaux ont été signalées dans certaines localités. Les superficies touchées ont été traitées par les services compétents. Enfin, les prix des céréales sont en baisse par rapport aux semaines précédentes et à la même période de l’année dernière. Une situation favorable pour les ménages. Source : Agence Nigérienne de Presse

Niger : lancement de l’opération « Spécial Tabaski » 

AgribusinessTV 26 mai 2026 4265 Aucun commentaire

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Le gouvernement nigérien a officiellement lancé, le mercredi 20 mai 2026 à Niamey, la deuxième phase de l’opération de vente du riz local subventionné dénommée « Spécial Tabaski ». Cette initiative, portée par l’Office National des Aménagements Hydro-agricoles (ONAHA) avec l’appui du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), vise à mettre à la disposition des populations 15 500 sacs de riz local à prix réduit afin de soutenir le pouvoir d’achat des ménages à l’approche de la fête de la Tabaski. La cérémonie de lancement s’est tenue à l’Académie des Arts Martiaux de Niamey sous la présidence du Ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Colonel Maizama ABDOULAYE. Prévue du 20 au 28 mai 2026, cette deuxième phase de l’opération porte sur la commercialisation de 387,5 tonnes de riz local, soit 15 500 sacs de 25 kilogrammes. Plusieurs catégories de riz sont proposées aux consommateurs, afin de répondre aux différents besoins des ménages. Les sacs de riz « Bondourey » sont vendus à 10 500 FCFA, ceux de « Mai-gardi » à 9 500 FCFA, le « Brabous-ko » à 8 500 FCFA et le riz « Dambou » à 8 000 FCFA le sac de 25 kg. Selon le Colonel Maizama ABDOULAYE, cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions sociales entreprises durant le mois de Ramadan au profit des populations des régions de Niamey, Dosso, Zinder, Agadez et Maradi. Il a rappelé que cette politique de soutien repose également sur le Programme Grande Irrigation (PGI), lancé le 20 mars 2024, avec pour objectif de renforcer durablement la production nationale et de réduire la dépendance alimentaire du Niger. Le Ministre par intérim a souligné que ce programme a permis la réalisation et la réhabilitation de nombreux aménagements hydro-agricoles à travers les huit régions du pays. Ces travaux ont notamment favorisé la mobilisation de millions de mètres cubes d’eau, l’aménagement de nouvelles superficies agricoles et le développement d’activités intégrées telles que la pisciculture et le maraîchage. À terme, près de 3,7 millions de ménages nigériens devraient bénéficier de ces initiatives à travers un meilleur accès aux denrées alimentaires et des prix plus accessibles. Le Colonel Maizama ABDOULAYE a également invité les différents acteurs impliqués à veiller au respect des conditions de vente et de distribution afin que les ménages ciblés puissent effectivement bénéficier de cette opération. Il a insisté sur la nécessité de faire de la souveraineté alimentaire une priorité nationale. « Nourrir le Niger par les produits du Niger n’est pas seulement un objectif économique, mais aussi un acte de souveraineté et de patriotisme », a-t-il déclaré. Selon la Présidente du Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), Réki DJERMAKOYE, la première phase de l’opération avait permis la mise à disposition de 1 476 tonnes de riz, représentant plus de 59 000 sacs de 25 kg distribués dans plusieurs régions du pays. Le Directeur Général de l’Office National des Aménagements Hydro-agricoles (ONAHA), le Lieutenant-Colonel Bilaly Elhadj GAMBOBO, a indiqué qu’environ 10 100 sacs de riz paddy issus des excédents de production nationale ont été achetés puis transformés dans le cadre de cette deuxième phase.  Source : OFFICE NATIONAL D’EDITION ET DE PRESSE

Drame au Niger : 50 millions de FCFA de récoltes d’oignons partis en fumée

AgribusinessTV 20 mai 2026 3987 Aucun commentaire

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Un incendie a ravagé d’importants stocks d’oignons le dimanche 17 mai 2026 dans la région de Tahoua, au Niger. Le sinistre a plongé des dizaines de familles de maraichers dans le désespoir, après des mois de travail et de sacrifices réduits en cendres. Selon les premières estimations, les pertes sont évaluées à près de 50 millions de FCFA. Sur les lieux, il ne reste désormais que des débris fumants, une forte odeur de brûlé et un silence lourd après le passage des flammes. Pour les producteurs, ce drame représente bien plus qu’une perte matérielle. Des mois de labeur sous le soleil sahélien, d’arrosage quotidien et d’investissements dans les intrants agricoles ont disparu en quelques instants. Alertées, les forces de police de Tamaké ainsi que les services départementaux de la protection civile se sont rapidement déployés, afin de sécuriser la zone et évaluer l’ampleur des dégâts. Face à cette catastrophe, les autorités locales ont apporté leur soutien moral aux victimes. Elles insistent également sur la nécessité de moderniser les infrastructures de stockage et de renforcer les mesures de prévention afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise. Source : Journal du Niger.com

Niger : « Un champ, un village », une initiative pour renforcer la sécurité alimentaire  

AgribusinessTV 13 mai 2026 3344 Aucun commentaire

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« Un champ, un village ». C’est le concept proposé par Abdoulaye HAROUNA, journaliste et consultant, par ailleurs Président d’une organisation d’appui à la sécurité et aux Forces de défense et de sécurité. Le projet prévoit la mise en valeur de champs communautaires à différentes échelles, avec l’appui de l’État et la participation des populations. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de lutte pour la souveraineté alimentaire au Niger. Selon le document de projet qu’il entend soumettre à l’appréciation des décideurs, l’objectif est d’insuffler une nouvelle dynamique au développement agricole et de faire de ce secteur un pilier de la refondation nationale. Le projet prévoit, dans chaque village, l’aménagement d’un champ d’environ 500 hectares, mis en valeur avec la participation volontaire des populations. L’État apporterait un appui en semences, en engrais, ainsi qu’en rémunération pour les travailleurs non volontaires. À une échelle plus large, chaque commune, département et région devrait également disposer d’un champ communautaire. Les productions issues de ces exploitations seraient partagées entre l’État et les populations, avec la mise en place de silos de stockage pour assurer une meilleure conservation. L’objectif principal est de garantir la sécurité alimentaire des populations à court et moyen termes. Le projet vise aussi à renforcer la cohésion sociale, à lutter contre le chômage et la migration, à travers la création d’emplois directs et indirects, tout en consolidant la résilience du secteur agricole. Pour atteindre ces objectifs, le promoteur insiste sur la nécessité de renforcer la formation citoyenne, la responsabilisation communautaire et l’esprit patriotique. Il précise que les cultures à développer seront choisies en concertation avec les autorités, les leaders communautaires et les populations, avec l’appui des spécialistes du secteur agricole. Abdoulaye HAROUNA appelle enfin les Nigériens à s’impliquer activement dans cette initiative, qu’il présente comme une réponse structurante aux défis alimentaires du pays. Source : Agence Presse Nigérienne

Ramadan 2026 : Disponibilité des produits et respect des prix 

AgribusinessTV 8 février 2026 7081 Aucun commentaire

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Dans le cadre des préparatifs du mois de Ramadan, le ministre nigérien du Commerce, Abdoulaye Seydou, a effectué une visite de terrain dans plusieurs marchés de légumes et boulangeries de la ville de Niamey, le 1er février 2026. L’objectif était de s’assurer de la disponibilité des produits de grande consommation et sensibiliser les commerçants sur la stabilité des prix. Dans les marchés de légumes, le ministre a procédé à un constat de la disponibilité des produits et a appelé les commerçants à éviter toute hausse des prix durant le mois de Ramadan, afin de préserver le pouvoir d’achat des populations. La délégation ministérielle s’est également rendue dans l’unité de transformation du riz local Adelco BM Rice, spécialisée dans la valorisation de la production nationale. À cette occasion, le ministre a encouragé les acteurs du secteur à renforcer la production du riz local et a invité les consommateurs à privilégier les produits issus de la production nationale. Les boulangeries ont également fait l’objet de cette tournée. Le ministre y a vérifié le respect des normes en vigueur, notamment les règles d’hygiène, les consignes sanitaires et la réglementation applicable aux produits commercialisés. Une attention particulière a été accordée à la qualité et à l’accessibilité du pain, fortement consommé durant le mois de Ramadan. À l’issue de la visite, le ministre du Commerce a relevé une disponibilité satisfaisante des légumes sur les marchés, avec des prix jugés globalement abordables. Il a exhorté les commerçants à maintenir cette dynamique durant le mois de Ramadan. Concernant les boulangeries, il a rappelé l’importance du strict respect des normes d’hygiène et de qualité afin de garantir la protection de la santé des consommateurs. Source : APN

Niger : Des semences de pomme de terre produites localement

AgribusinessTV 8 décembre 2025 3648 Aucun commentaire

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Le Niger franchit une étape majeure vers son autonomie semencière. Pour la première fois, des semences de pomme de terre entièrement produites dans le pays, seront bientôt disponibles pour les agriculteurs. Cette avancée est portée par le Ministère de l’Agriculture, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).Ce sont des chercheurs nigériens qui ont mis au point ces semences à travers le projet TCP/NER/3901, intitulé “Projet d’appui à la production de plants certifiés de pomme de terre dans la région d’Agadez”. Il est mis en œuvre par le Ministère avec le soutien de la FAO. Un échantillon a été présenté, le 1er décembre 2025, au Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage. Il a ensuite été remis à une coopérative de femmes actives. Cette innovation est le fruit du travail de l’Institut national de la recherche agronomique du Niger (INRAN), et du Centre Régional de la Recherche Agronomique (CERRA de Niamey) en collaboration avec la Direction Générale de l’Agriculture (DGA) et des producteurs multiplicateurs du Mont Bagzan. Elle répond aux besoins exprimés par les zones où la pomme de terre est le plus cultivée. Pendant des décennies, le Niger importait ses semences depuis l’Europe, mais aussi de l’Algérie et du Nigéria. C’est pourquoi, cette production locale a suscité fierté et enthousiasme chez les acteurs du secteur. « Ce projet démontre qu’il est possible de produire localement des semences de pomme de terre de qualité, ce qui nous permettra de réduire considérablement notre dépendance aux importations, de limiter les sorties de devises et d’assurer la disponibilité de semences au moment opportun, tout en réduisant les coûts », a déclaré le Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman Elhadji OUSMANE. Mis en œuvre entre juin 2022 et juin 2025, le projet a permis de former 204 producteurs à Tabelot et au Mont Bagzan. Ils ont été formés aux techniques de culture, à la lutte contre les ravageurs et aux règles semencières du Niger. En plus, plus de 9 000 plantules de première génération (G1) ont été produites à partir de cultures in vitro dans les laboratoires de l’INRAN et du CERRA de Niamey. Le Ministre a félicité tous les chercheurs et partenaires impliqués dans cette réussite et a aussi remercié la FAO pour son appui. Source : Le sahel

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