Eau Archive

El Niño : Pourquoi les agriculteurs d’Afrique de l’Ouest doivent se préparer dès maintenant ?

AgribusinessTV 23 juillet 2026 9625 2 commentaires

image

Sécheresses plus longues, faux départs de la saison des pluies, températures élevées, pluies violentes. Les signaux d’El Niño se renforcent et les petits exploitants agricoles figurent parmi les plus exposés. Réunis lors d’un webinaire international ce jeudi 13 juillet 2026 consacré aux solutions d’adaptation, des experts du climat ont lancé un appel à une préparation immédiate, afin de limiter les impacts sur la production agricole et les moyens de subsistance. El Niño est un phénomène climatique naturel où une partie de l’océan Pacifique devient anormalement chaude. Ce qui dérègle les conditions météorologiques un peu partout sur la planète. Longtemps considéré comme un phénomène cyclique revenant tous les trois à sept ans, El Niño évolue aujourd’hui sous l’effet du changement climatique. Selon le climatologue Dr SALACK Seyni, ses épisodes deviennent plus fréquents, plus persistants et plus intenses, bouleversant les régimes climatiques à l’échelle mondiale.  En Afrique de l’Ouest, et particulièrement dans le Sahel, ces perturbations se traduisent déjà par une pluviométrie plus irrégulière, des sécheresses plus marquées et des saisons agricoles de plus en plus imprévisibles. Les projections présentées lors du webinaire sont préoccupantes. En cas d’El Niño fort, les précipitations pourraient diminuer de 20 à 30 %, tandis que le nombre de jours de pluie reculerait d’environ 20 %.  Combiner les solutions pour renforcer la résilience des producteurs Au-delà du constat climatique, Dr BETEMARIAM Ermias a insisté sur la nécessité d’adopter des solutions intégrées pour renforcer la résilience des petits exploitants agricoles. Selon lui, l’adaptation ne peut se limiter à une seule pratique. Elle repose sur la combinaison de plusieurs approches, notamment l’utilisation de variétés améliorées adaptées aux conditions climatiques, une gestion durable des sols et de l’eau, un meilleur accès aux services d’information climatique, ainsi que le renforcement des capacités des producteurs.  Au-delà des réponses d’urgence, le webinaire a mis en avant la nécessité d’investir durablement dans une agriculture intelligente face au climat. Cela passe par une meilleure gestion des sols et de l’eau, de l’adoption de pratiques agricoles résilientes, ainsi qu’une collaboration renforcée entre chercheurs, décideurs, services météorologiques et organisations paysannes. Kiswendsida Clarisse TIEMTORÉ

Fada N’Gourma : Le barrage n°2 retrouve sa capacité grâce à des travaux de curage

AgribusinessTV 18 juin 2026 5684 Aucun commentaire

image

Le Gouvernement burkinabè poursuit son vaste programme de curage de 100 barrages à travers le pays afin de mieux valoriser les ressources en eau. À Fada N’Gourma, d’importants travaux sont actuellement en cours sur le barrage n°2. L’opération consiste à retirer près de 100 000 m³ de sédiments accumulés au fil des années. Cette intervention permettra d’augmenter d’environ un tiers la capacité de stockage de la retenue d’eau et de restaurer pleinement ses fonctionnalités. Selon le Directeur des Aménagements et de la Protection des Ressources en Eau de l’Agence de l’Eau du Gourma (AEG), le camarade Paul BINGBOURE, le barrage souffrait d’un fort ensablement qui réduisait progressivement sa capacité. Les entreprises mobilisées assurent travailler activement pour respecter les délais et les normes techniques fixées. Les populations de Fada N’Gourma saluent cette initiative, qui devrait améliorer la disponibilité et la qualité de l’eau dans une ville en pleine croissance. Elles se sont également engagées à renforcer la protection de l’ouvrage afin de préserver durablement cette ressource essentielle. À travers cette opération, le Burkina Faso renforce sa stratégie de gestion durable des ressources en eau et son ambition d’atteindre la souveraineté alimentaire. Source : MAERAH

Léraba : Plus de 1 000 hectares de périmètres irrigués

AgribusinessTV 17 juin 2026 5659 Aucun commentaire

image

Le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ, a procédé le lundi 15 juin 2026 à la mise en eau de plus de 1 000 hectares de périmètres irrigués dans la province de la Léraba. Ces aménagements visent à renforcer la production agricole et à contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire du Burkina Faso. Cette mise en eau concerne deux importants sites agricoles. Le premier est le périmètre irrigué de la Léraba, réhabilité sur une superficie de 410 hectares. Les travaux ont également permis la réalisation de 48,9 kilomètres de pistes pour faciliter l’accès aux parcelles et le transport des récoltes. À terme, les producteurs devraient y récolter 5 648 tonnes de riz et de blé. Le second site est celui de Douna, aménagé dans le cadre du Projet d’aménagement et de valorisation de la plaine de la Léraba (PAVAL). D’une superficie de 600 hectares, le site de Douna dispose de 2 340 parcelles mises à la disposition de 1 400 producteurs. Les infrastructures réalisées incluent six magasins de stockage de 250 tonnes pour le riz et le blé, six magasins de 20 tonnes pour les oignons, des ouvrages de drainage et d’assainissement, des pistes rurales ainsi que des aires de séchage intégrées. La production attendue est évaluée à 7 358,4 tonnes, principalement en riz et en blé. Lors de la cérémonie, le Ministre d’État a invité les producteurs à prendre soin des infrastructures mises à leur disposition et à les utiliser de manière efficace. « Toutes ces réalisations sont le fruit d’un leadership éclairé et de la vision du Camarade Président du Faso, qui a fait du monde rural le socle de la souveraineté nationale. Il nous appartient désormais de préserver ces acquis et d’exploiter judicieusement ces aménagements afin d’en tirer le meilleur profit », a-t-il déclaré. Au cours de la cérémonie, le Camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ a rappelé que l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire passe par une meilleure maitrise de l’eau et un accompagnement accru des producteurs. Il a souligné que la vision gouvernementale vise à permettre aux agriculteurs de produire jusqu’à trois fois par an grâce à des aménagements irrigués performants. Le Ministre a également indiqué qu’avant les récentes réformes, le Burkina Faso disposait d’environ 16 100 hectares de périmètres irrigués, dont plus de 8 300 hectares étaient devenus inexploitables. Entre 2023 et 2026, 11 774 hectares de périmètres irrigués ont été réalisés ou réhabilités à travers le pays. « Pour atteindre l’objectif de trois productions par an et maximiser les rendements, il est impératif de respecter les calendriers culturaux, les doses d’intrants recommandées, les bonnes pratiques agricoles ainsi que les conseils des services techniques », a-t-il souligné. Source : DCRP / MAERAH 

Campagne sèche : Le Commandant Ismaël SOMBIE inspecte des chantiers agricoles 

AgribusinessTV 2 mars 2026 1813 Aucun commentaire

image

Le Ministre d’État chargé de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël SOMBIE, a effectué, le samedi 28 février 2026, une visite de suivi de la campagne sèche dans la région du Nazinon. L’objectif de cette mission est de s’imprégner de l’état d’avancement des travaux sur les chantiers de production agricole. À Zaptinga, dans la commune de Gogo, le Commandant Ismaël SOMBIE, a pu constater l’engagement des populations locales dans l’aménagement d’un bas-fond de 30 hectares dédié à la riziculture. Cette initiative bénéficie de l’appui du Ministère à travers une approche communautaire innovante baptisée « Tin Toa Soani », une expression qui signifie « aménageons ensemble » en langue gulmancema. Cette démarche participative, promue par le département en charge de l’Agriculture, vise à instaurer une véritable synergie entre les différents acteurs du développement rural. Elle associe les techniciens qui apportent leur expertise technique, les ingénieurs-conseils chargés de l’accompagnement stratégique et les producteurs locaux, principaux bénéficiaires des aménagements. Sur le terrain, les populations, avec l’appui des techniciens, mettent en œuvre des techniques de conservation des eaux et des sols. Saluant la forte mobilisation des habitants, le Commandant Ismaël SOMBIE a exprimé sa satisfaction face aux efforts consentis.  « Je suis très satisfait de votre mobilisation pour ce travail. Une fois bien aménagé, ce bas-fond vous permettra de produire du riz pendant la saison des pluies. Nous allons également installer des forages afin de favoriser le maraichage en saison sèche et soutenir les activités d’élevage. L’objectif est de vous permettre de subvenir aux besoins de vos familles et d’assurer la scolarité de vos enfants ». Prenant la parole au nom des habitants, le Chef du village de Zaptinga a salué la visite du Ministre et a souligné les difficultés auxquelles les populations sont confrontées, notamment l’éloignement des points d’eau par rapport aux zones de culture, une situation qui rend pénibles les activités agricoles. Pour lui, l’aménagement du bas-fond constitue une solution importante pour améliorer les conditions de production et alléger les contraintes des agriculteurs. Un barrage stratégique pour soutenir la production agricole Après Zaptinga, le Ministre, s’est rendu sur le chantier du barrage de Pô Kapro, afin de constater de visu l’état d’avancement des travaux. La réalisation de cet ouvrage est assurée par l’Office National des Barrages et des Aménagements Hydroagricoles (ONBAH).  Prévu pour être achevé en juin 2026, le chantier affiche actuellement un taux d’exécution physique de 35,80 % pour un délai consommé de 35,71 %. Une fois finalisé, l’ouvrage aura une capacité de stockage de 810 647 m³ d’eau et une longueur totale de 695,41 mètres. Ce barrage devrait contribuer à sécuriser l’approvisionnement en eau, favoriser la recharge de la nappe phréatique, soutenir les activités d’élevage et améliorer les conditions socio-économiques des populations bénéficiaires. Pour le Ministre, l’impact attendu de cette infrastructure est particulièrement important sur les plans social et agricole.  « L’impact social et l’impact sur le plan agricole sont assez importants. Une production de contre-saison sur 10 hectares, c’est déjà une richesse significative pour les populations riveraines. Il faut saluer l’accompagnement dont le projet a bénéficié, aussi bien de la part des notabilités coutumières que des populations riveraines qui se sont approprié le projet et l’ont accueilli avec un bon état d’esprit », a-t-il martelé. D’autres infrastructures agricoles visitées La tournée du Ministre l’a par ailleurs conduit au Centre national d’entrainement commando (CNEC) de Pô, où un jardin aménagé de huit hectares est exploité. Sur place, il a salué l’engagement des acteurs impliqués dans la mise en valeur de cet espace dédié à la production agricole. Au cours de cette mission de suivi de la campagne sèche, le Commandant Ismaël SOMBIE a également visité le chantier de curage du barrage de Gonsé, dans la commune de Koubri, située dans la région du Kadiogo. Cette opération vise à renforcer la capacité de stockage de l’ouvrage et à améliorer la disponibilité de l’eau pour les activités agricoles. Patricia Fourouwié Aissa COULIBALY

Suivez-nous sur Facebook
Loading...
Bulletin d’information

Archives