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Burkina Faso : Des périmètres agricoles redonnent espoir aux populations déplacées

AgribusinessTV 12 juin 2026 5177 Aucun commentaire

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Le Ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, le Lieutenant-colonel Pélagie KABORÉ, a effectué du 21 au 23 mai 2026 une visite dans les régions du Goulmou, de la Tapoa et de la Sirba, afin de constater les réalisations mises en œuvre au profit des populations affectées par la crise sécuritaire. Parmi elles, des périmètres agricoles qui contribuent à renforcer l’autonomie des bénéficiaires et à soutenir leur relèvement durable. À Fada N’Gourma, la Ministre a notamment visité deux périmètres agricoles destinés à soutenir les activités de production des personnes déplacées internes et des communautés hôtes. Le premier, situé au secteur 1, est exploité par la Société coopérative simplifiée « Boama », tandis que le second, au secteur 6, regroupe 167 exploitants, dont 87 personnes déplacées internes. Ces aménagements permettent aux bénéficiaires de développer des activités maraichères, de générer des revenus et de renforcer leur sécurité alimentaire. Ils favorisent également le vivre-ensemble à travers le travail collectif entre populations déplacées et communautés d’accueil. À travers ces initiatives, les autorités entendent offrir aux populations contraintes de quitter leurs localités des perspectives de relèvement durable et les encourager à reconstruire progressivement leurs moyens d’existence dans un environnement plus stable et sécurisé. Source : Publication de Ministère de la Famille et de la Solidarité du Burkina Faso

Côte d’Ivoire : Le gouvernement s’allie au géant Huawei pour propulser la « Smart Agriculture »

AgribusinessTV 9 juin 2026 4997 Aucun commentaire

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Le secteur agricole ivoirien, pilier de l’économie nationale, s’apprête à faire son grand saut numérique. Le Ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné KONE, a validé le déploiement opérationnel du projet « Smart Agriculture » en partenariat avec la firme technologique Huawei. Entre cartographie par satellite, suivi météo en temps réel et exigences de traçabilité internationale, la Côte d’Ivoire mise sur la tech pour sa sécurité alimentaire et moderniser le secteur. En Côte d’Ivoire, la terre ne ment pas, mais elle doit désormais se digitaliser. Représentant 15 % du Produit Intérieur Brut (PIB) et employant environ 46 % de la population active, l’agriculture ivoirienne fait face à un triple défi : doper sa productivité, s’adapter au dérèglement climatique et montrer patte blanche sur la traçabilité de ses cultures. C’est tout l’enjeu de l’audience accordée le mardi 19 mai 2026 à Abidjan par le Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné KONE, à une délégation de Huawei Côte d’Ivoire menée par son directeur général par intérim, Benoît WU. Les discussions ont scellé une étape cruciale pour le projet « Smart Agriculture », initialement esquissé en 2023 lors du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SARA). Une plateforme numérique pour piloter les champs  Au cœur de cette alliance technologique se trouve le déploiement d’une plateforme numérique de pointe. Conçue comme un véritable tableau de bord pour le monde rural, elle permettra de : cartographier avec précision les parcelles agricoles du pays, suivre en temps réel l’évolution et la santé des cultures, fournir des données stratégiques aux exploitants (gestion des intrants, prévisions de rendements, alertes météorologiques). « Les technologies numériques sont désormais un outil clé pour accompagner la compétitivité de notre agriculture et attirer davantage d’investissements dans les chaînes de valeur », soutient le gouvernement. En tant que premier producteur mondial de cacao et de noix de cajou, la Côte d’Ivoire fait face à la pression croissante des marchés internationaux. L’Union européenne, notamment, impose désormais des exigences environnementales et de durabilité draconienne. Pour la filière cacao, la course contre la montre est déjà engagée : plusieurs programmes de géolocalisation et de suivi numérique des chaines d’approvisionnement sont opérationnels sur le terrain. Source : We Are Tech.Africa

Filière coton : Le Tchad mobilise un financement de plus 68 milliards de FCFA 

AgribusinessTV 25 mai 2026 4129 Aucun commentaire

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Le gouvernement tchadien lance un vaste programme de relance de la filière coton grâce à. Prévu sur cinq ans, ce projet ambitionne de renforcer la production, soutenir les producteurs et redynamiser les bassins cotonniers confrontés à de nombreuses difficultés ces dernières années. Le 13 mai 2026, le Ministre de la Production et de l’Industrialisation agricole, Keda BALLA, a annoncé le lancement prochain du Projet de développement agricole et territorial du bassin cotonnier (Debaco). Ce programme bénéficie d’un financement de 14 millions d’euros, soit environ 9,27 milliards FCFA, mobilisé auprès de l’Agence Française de Développement (AFD). Le projet concernera principalement les provinces du Mayo-Kebbi Ouest et du Moyen-Chari, deux grandes zones historiques de production cotonnière du pays. À travers cette initiative, les autorités tchadiennes entendent renforcer la production agricole, améliorer les conditions de vie des ménages ruraux et consolider la cohésion sociale dans ces localités. La filière coton représente un enjeu important pour le Tchad puisqu’elle fait vivre plus de 3,5 millions de personnes, soit près de 20 % de la population nationale. Le Ministre Keda BALLA affirme que le programme Debaco doit permettre de répondre aux principaux défis auxquels fait face le secteur cotonnier. « Le programme Debaco vise à solutionner plusieurs défis, afin de relancer de manière effective nos bassins cotonniers. Il s’agira de renforcer la résilience de la filière face à la dégradation des sols et à l’impact croissant du changement climatique sur les saisons agricoles, tout en régularisant les paiements aux producteurs et en équilibrant le prix d’achat du coton », a-t-il déclaré. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une forte fragilité de la filière. Lors de la campagne agricole 2024-2025, la production de coton graine a chuté à 57 774 tonnes contre plus de 111 000 tonnes un an auparavant. Les pluies irrégulières, les infestations parasitaires, ainsi que le faible accès aux intrants agricoles ont fortement affecté les rendements. Un rebond est toutefois observé lors de la campagne suivante. Selon les données présentées par le Directeur général de Cotontchad SN pendant les journées agricoles de Moundou, la production est remontée autour de 150 000 tonnes. Cette amélioration s’explique notamment par l’introduction de semences plus performantes et par une hausse des rendements agricoles. Ceux-ci sont passés d’environ 424 kg à près de 900 kg de coton graine à l’hectare. Malgré cette progression, les performances restent encore inférieures à la moyenne mondiale estimée à 2 000 kg par hectare. Le gouvernement tchadien mise également sur la réindustrialisation de la filière. En 2025, une nouvelle usine d’égrenage d’une capacité de 121 tonnes par jour a été inaugurée à Gounou-Gaya. Financée à hauteur de 5 milliards FCFA par Olam Agri, cette infrastructure devrait renforcer la transformation locale du coton et relancer l’activité industrielle dans la région du Mayo-Kebbi. Source : EcoMatin

L’anacarde à l’honneur dans les écoles

AgribusinessTV 17 mai 2026 3538 Aucun commentaire

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Promotion de l’anacarde en milieu scolaire, une initiative éducative et festive réussie à l’école « La Pépinière » de Cocody-2 Plateaux. Il s’agit d’une activité du « Projet École » Le Conseil Coton Anacarde Karité, à travers sa Direction de la Communication et du Marketing, a organisé le 17 avril 2026 une activité du « Projet École » à l’école La Pépinière, afin de promouvoir l’anacarde et ses produits dérivés auprès des élèves. Près de 600 enfants, de la maternelle au CM2, ont pris part à cette initiative éducative et récréative portée par le Directeur général, Mamadou BERTÉ. Le programme a combiné apprentissage et divertissement à travers la projection d’un film informatif, la présentation d’une bande dessinée éducative et des échanges interactifs autour de l’anacarde. Les élèves ont notamment découvert que la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de noix de cajou, ainsi que les nombreuses possibilités de transformation du produit. L’activité s’est poursuivie dans une ambiance festive avec des jeux, concours, animations musicales et dégustations de produits dérivés, comme la glace au cajou, les biscuits, les gaufres ou encore la pâte à tartiner. À travers cette initiative, le Conseil entend sensibiliser les plus jeunes à la consommation et à la valorisation de l’anacarde.  Source : LePaysan.ci

Accès intrants agricoles : Mise en place d’une politique proactive 

AgribusinessTV 15 mai 2026 3355 Aucun commentaire

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Le Ministre Bernard COMOE met en place une politique proactive pour garantir des intrants agricoles adaptés, accessibles et de qualité. Le Ministre délégué chargé des Productions vivrières de Côte d’Ivoire, Bernard COMOÉ, a effectué le vendredi 24 avril 2026 une visite de travail au complexe industriel de Jorf Lasfar, site stratégique du Groupe OCP au Maroc. Cette mission s’inscrit dans la volonté du gouvernement ivoirien de garantir aux producteurs vivriers, un accès régulier à des engrais de qualité, disponibles à temps et à des coûts accessibles. Cette visite intervient à la suite de la signature d’un mémorandum d’entente entre la Côte d’Ivoire et le Groupe OCP, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération. À travers ce partenariat, les autorités ivoiriennes ambitionnent de sécuriser l’approvisionnement en intrants agricoles adaptés aux besoins des producteurs, afin d’améliorer durablement les performances du secteur agricole. Cette initiative constitue un levier important dans la stratégie nationale de souveraineté alimentaire et de modernisation de l’agriculture. Elle vise également à améliorer les conditions de vie des agriculteurs en augmentant leur productivité et leurs revenus. Le Ministre Bernard COMOE a d’ailleurs rassuré les producteurs, en affirmant que le gouvernement œuvre pour leur fournir des intrants adaptés, accessibles et disponibles au bon moment. Source : Portail officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire

Niger : « Un champ, un village », une initiative pour renforcer la sécurité alimentaire  

AgribusinessTV 13 mai 2026 3275 Aucun commentaire

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« Un champ, un village ». C’est le concept proposé par Abdoulaye HAROUNA, journaliste et consultant, par ailleurs Président d’une organisation d’appui à la sécurité et aux Forces de défense et de sécurité. Le projet prévoit la mise en valeur de champs communautaires à différentes échelles, avec l’appui de l’État et la participation des populations. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de lutte pour la souveraineté alimentaire au Niger. Selon le document de projet qu’il entend soumettre à l’appréciation des décideurs, l’objectif est d’insuffler une nouvelle dynamique au développement agricole et de faire de ce secteur un pilier de la refondation nationale. Le projet prévoit, dans chaque village, l’aménagement d’un champ d’environ 500 hectares, mis en valeur avec la participation volontaire des populations. L’État apporterait un appui en semences, en engrais, ainsi qu’en rémunération pour les travailleurs non volontaires. À une échelle plus large, chaque commune, département et région devrait également disposer d’un champ communautaire. Les productions issues de ces exploitations seraient partagées entre l’État et les populations, avec la mise en place de silos de stockage pour assurer une meilleure conservation. L’objectif principal est de garantir la sécurité alimentaire des populations à court et moyen termes. Le projet vise aussi à renforcer la cohésion sociale, à lutter contre le chômage et la migration, à travers la création d’emplois directs et indirects, tout en consolidant la résilience du secteur agricole. Pour atteindre ces objectifs, le promoteur insiste sur la nécessité de renforcer la formation citoyenne, la responsabilisation communautaire et l’esprit patriotique. Il précise que les cultures à développer seront choisies en concertation avec les autorités, les leaders communautaires et les populations, avec l’appui des spécialistes du secteur agricole. Abdoulaye HAROUNA appelle enfin les Nigériens à s’impliquer activement dans cette initiative, qu’il présente comme une réponse structurante aux défis alimentaires du pays. Source : Agence Presse Nigérienne

Burkina Faso : Lancement de l’opération « Un village réinstallé, un motoculteur »

AgribusinessTV 12 mai 2026 3184 Aucun commentaire

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Le gouvernement burkinabè a procédé, le 6 mai 2026 à Ouagadougou, au lancement de l’opération « Un village réinstallé, un motoculteur » dans les zones reconquises. Cette initiative vise à soutenir la reprise des activités agro-pastorales dans les localités reconquises à travers la mise à disposition de motoculteur et d’intrants agricoles au profit des communautés réinstallées. Selon le Commandant Ismaël SOMBIÉ, Ministre d’État, Ministre en charge de l’Agriculture, cette initiative vise à réduire considérablement la pénibilité du travail agricole dans les localités reconquises, grâce à la mise à disposition de motoculteurs au profit des communautés bénéficiaires. Le Ministre a expliqué que cette action s’inscrit dans la dynamique de relèvement économique des populations réinstallées. Elle intervient dans un contexte marqué par le retour progressif de plus de 500 villages reconquis à ce jour. Le Commandant Ismaël SOMBIÉ a également précisé que cette opération sera accompagnée d’un appui en intrants agricoles, notamment des semences améliorées et des engrais. Des prestations de labour seront aussi assurées, afin de faciliter la reprise effective des activités de production agricole. À travers cette initiative, l’État burkinabè entend restaurer les moyens de subsistance des populations et renforcer la résilience des systèmes de production agro-pastoraux dans les zones reconquises, afin de contribuer à la consolidation de la sécurité alimentaire et au développement rural. Source : AIB

2 610 VDP agricoles achèvent leur immersion patriotique au Burkina Faso 

AgribusinessTV 19 avril 2026 2650 Aucun commentaire

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2 610 Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) à vocation agricole ont officiellement achevé leur immersion patriotique d’un mois. La cérémonie de clôture s’est tenue le 7 avril 2026 au Centre national de formation des VDP de Badnogo, situé à l’Est de Ouagadougou. Portée par le Bureau national des Grands Projets du Burkina (BN-GPB) sous l’impulsion de la Présidence du Faso, cette initiative, dont bénéficient plus de 300 femmes, s’inscrit dans l’optique de renforcer la résilience du monde rural, tout en garantissant la sécurité des zones de production. Selon le coordonnateur technique de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A), Inoussa OUÉDRAOGO, représentant le coordonnateur national, cette immersion civique et patriotique vise à préparer les volontaires à leurs futures missions au sein des groupes de travaux d’intérêt commun. Il s’agit de la 3e cohorte des VDP agricoles.  La formation va permettre aux participants de consolider des valeurs essentielles telles que l’esprit d’équipe, la cohésion sociale, la résilience et la discipline, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et climatiques. Au nom des bénéficiaires, leur porte-parole, Ousmane DIANDA, a salué les acquis de cette immersion. Il a souligné que lui et ses camarades ont bénéficié, entre autres, de connaissances sur la production agricole, notamment la production du blé, l’élevage, la pisciculture. « Notre mission est claire : renforcer la souveraineté alimentaire face aux défis sécuritaires et climatiques. Ce stage nous a permis de cultiver la solidarité et de renforcer la cohésion entre nous », a-t-il déclaré. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités burkinabè de mobiliser les citoyens autour des enjeux de sécurité et de développement, en particulier dans le secteur agricole, considéré comme stratégique pour la souveraineté nationale. Source : Sidwaya

L’IITA inaugure en Zambie le premier centre africain de sélection accélérée du soja

AgribusinessTV 16 avril 2026 2533 Aucun commentaire

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Au début de ce mois d’avril, on a constaté sur les réseaux sociaux, une onde de choc concernant la filière manioc en Côte d’Ivoire. En effet, le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières a confirmé en mars, la présence d’une souche ultra-agressive du virus de la mosaïque du manioc dans l’ouest du pays.  L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) a franchi une nouvelle étape dans la recherche agricole en Afrique avec l’inauguration, en Zambie, du premier centre de sélection accélérée du soja en Afrique subsaharienne. L’ouverture de cette infrastructure marque une avancée importante dans les efforts visant à accélérer l’innovation autour du soja, une culture devenue stratégique pour les systèmes alimentaires, l’agro-industrie et les économies rurales de la région. Cette installation, inaugurée le 30 mars 2026, est la première du genre en Afrique subsaharienne pour le soja. Elle est également la deuxième sur le continent, après une structure similaire implantée au Maroc, mais cette dernière est consacrée au blé et à l’orge. Le centre zambien se distingue donc par sa spécialisation dans le soja ainsi que dans d’autres cultures tropicales, comme le niébé, ce qui le rend particulièrement adapté aux priorités agricoles de l’Afrique subsaharienne. L’une des principales avancées apportées par ce centre réside dans la réduction du temps nécessaire au développement de nouvelles variétés de soja. Grâce à la technique de sélection accélérée, les chercheurs pourront désormais passer de six à huit ans à seulement quatre à cinq ans pour mettre au point de nouvelles semences. Cette méthode repose sur l’optimisation des conditions de croissance des plantes, notamment la lumière, la température et l’humidité, afin de produire plusieurs générations de cultures en une seule année. Le soja occupe aujourd’hui une place de plus en plus importante dans l’agriculture d’Afrique subsaharienne. Il intervient à la fois dans l’alimentation humaine, avec des produits comme l’huile et le lait de soja, dans l’alimentation animale, notamment pour la filière avicole, ainsi que dans plusieurs industries agroalimentaires. En plus de son rôle nutritionnel, cette culture constitue un moteur économique pour de nombreux ménages ruraux, en générant des revenus, en soutenant les moyens de subsistance et en contribuant au développement des chaînes de valeur agricole. Avec ce nouveau centre, l’IITA espère accroître le nombre de variétés de soja améliorées disponibles dans la région. L’objectif est de développer des semences à haut rendement, précoces ou à maturité intermédiaire, capables de mieux résister aux aléas climatiques ainsi qu’aux maladies qui affectent fortement la production. Parmi les menaces les plus importantes figure la rouille du soja, une maladie qui peut entraîner d’importantes pertes de rendement. Dans plusieurs pays d’Afrique australe, les petits exploitants agricoles sont particulièrement exposés à ce type de difficultés. En plus du manque d’accès à l’innovation, ils doivent faire face aux ravageurs, aux maladies et à des coûts de production élevée. Pour beaucoup d’entre eux, les fongicides restent trop chers et les connaissances techniques nécessaires pour lutter efficacement contre certaines maladies sont limitées. Dans ce contexte, la mise au point de variétés plus résistantes apparaît comme une réponse essentielle pour améliorer durablement la productivité et sécuriser les récoltes. Lors de l’inauguration, le directeur de l’agriculture de la Zambie, Chizumbna SHEPANDE, a salué l’importance de cet investissement pour l’avenir du secteur : « Cette installation renforce notre capacité à répondre à la demande mondiale croissante de soja, notamment compte tenu de l’évolution de la dynamique des marchés internationaux. » En effet, cette installation s’inscrit dans le cadre de l’objectif fixé par la Zambie de produire un million de tonnes de soja d’ici 2030. Pour atteindre ce cap, le pays devra s’appuyer sur des variétés à haut rendement et sur des systèmes semenciers plus efficaces. Au-delà de la recherche scientifique, le centre devrait notamment soutenir les universités, les systèmes nationaux de recherche et les réseaux régionaux de sélection variétale, à l’image du Réseau d’amélioration du soja appuyé par la Fondation Gates. Avec cette inauguration, l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) pose ainsi un jalon important dans la modernisation de la recherche agricole sur le continent. Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives pour la filière soja, en faveur de la sécurité alimentaire, des revenus des producteurs et du développement de l’agro-industrie. Source : Institut international d’agriculture tropicale

Alerte sur un virus qui touche le manioc en Côte d’Ivoire 

AgribusinessTV 15 avril 2026 2535 Aucun commentaire

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Au début de ce mois d’avril, on a constaté sur les réseaux sociaux, une onde de choc concernant la filière manioc en Côte d’Ivoire. En effet, le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières a confirmé en mars, la présence d’une souche ultra-agressive du virus de la mosaïque du manioc dans l’ouest du pays.  La circulaire, datée du 28 mars 2026, précise qu’il s’agit d’une souche ougandaise du virus de la mosaïque du manioc de l’Afrique de l’Est (EACMV-UG). Derrière l’urgence de prise de mesures strictes, il peut être une menace grave sur la production nationale du manioc. La circulaire n’a pas donné cependant de précision sur l’ampleur des cultures touchées ou de quelconques pertes agricoles. Un virus venu d’Afrique de l’Est La maladie de la mosaïque africaine du manioc fait partie de la vingtaine de maladies virales qui touche le manioc. Décrite pour la première fois en Afrique de l’Est en 1894, elle représente l’une des premières contraintes virales du manioc en Afrique. Ce virus n’est pas inconnu pour les experts. Dans les années 1990, il a littéralement mis l’Ouganda à genoux. Il a attaqué 80 % des 500 000 hectares de manioc qui étaient cultivés au pays, faisant chuter la production nationale de 3,5 millions à seulement 0,5 million de tonnes. Cette catastrophe agricole avait entraîné une famine meurtrière et une perte financière annuelle estimée à plus de 30 milliards de FCFA.  Au début des années 2 000, cette épidémie sévère s’est rapidement répandue à travers l’Afrique (au Cameroun, au Congo, en République Démocratique du Congo, au Gabon, au Burkina Faso). Ce virus se propage principalement à travers des boutures contaminées et certaines pratiques agricoles.  Au regard de cette situation, l’alerte doit être prise avec le plus grand sérieux. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire mise sur la prévention contre ce virus, dont la présence a été confirmée dans la zone de l’Ouest.  Mesures de choc : l’Ouest sous « quarantaine » végétale Face à l’absence de traitement curatif, le gouvernement ivoirien a tranché. Les mesures de prévention sont radicales pour circonscrire l’épidémie : Interdiction stricte de prélèvement et de transport de boutures de manioc depuis les zones infestées de l’Ouest. Proscription totale des échanges (formels ou informels) de matériel végétal entre producteurs de ces régions. Le virus de la mosaïque africaine du manioc se manifeste par une alternance de couleurs jaune et verte, aux contours diffus ; une déformation des feuilles ; une diminution de la largeur des folioles de la feuille ; un arrêt de développement de la plante avec des entre-nœuds courts conduisant à un rabougrissement. Plus qu’une plante, un pilier nutritionnel L’enjeu est dans l’assiette. Le manioc est l’une des principales cultures vivrières en Côte d’ivoire. En 2025, le pays était le troisième producteur de manioc en Afrique de l’Ouest. Sa production est passée de 6,4 millions de tonnes en 2020 à 8,4 millions de tonnes en 2024. Culture stratégique et essentielle à des aliments populaires comme l’attiéké (semoule de manioc), le plakali ou encore le garba, le manioc est très prisé en Côte d’Ivoire, avec une consommation estimée entre 100 et 120 kg par habitant et par an, selon la FAO.  Comprendre cette importance, c’est réaliser une vérité simple mais cruciale : toucher au manioc, c’est toucher à l’attiéké et c’est menacer le garba. Ce repas, véritable filet de sécurité nutritionnel pour des millions d’ivoiriens, repose sur la disponibilité de la semoule de manioc à bas prix. Il s’agit d’un risque potentiel et non d’une crise immédiate selon la lecture de la circulaire. L’heure est donc à la vigilance et au respect strict des mesures de prévention.  Yenntéma Priscille OUOBA

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