COP30 :  Le Brésil accueille une conférence majeure pour l’avenir climatique mondial

AgribusinessTV 20 novembre 2025 2480 Aucun commentaire

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La 30e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP30) se tient à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025. Dix ans après l’Accord de Paris, les délégations du monde se retrouvent au cœur de l’Amazonie, pour renforcer leurs engagements et accélérer l’action climatique, dans un contexte où les impacts du réchauffement sont de plus en plus pressants.

Ouvert le 10 novembre 2025, ce rendez-vous mondial qui réunit plus de 25 000 participants, suscite de fortes attentes. Installée au cœur de l’Amazonie, la COP30 met en lumière l’urgence de protéger les écosystèmes naturels, notamment les forêts tropicales et les océans, de renforcer la résilience des communautés vulnérables et de financer de manière concrète la transition climatique, notamment en Afrique, la révision des Contributions Déterminées au niveau National (NDC).  

Les 191 pays réunis à Belém doivent progresser sur plusieurs axes : réduction des émissions de gaz à effet, sortie des énergies fossiles, financements climatiques. En plus de revenir sur les progrès réalisés depuis la COP29, la COP30 se consacre plus précisément aux efforts nécessaires afin de limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 °C et présente de nouveaux plans d’actions nationaux.

Au-delà des enjeux globaux, la COP30 a une grande dimension autour de la préservation de l’Amazonie, qui est un symbole de la lutte contre la déforestation et un lieu très important pour la biodiversité. De nombreuses organisations souhaitent que les pays historiquement responsables des émissions, soutiennent davantage les communautés les plus touchées, notamment en Afrique, en Amérique latine. 

Le Burkina Faso arrive à Belém avec un plaidoyer, porté par les défis que connaît le pays, comme la désertification, la pression sur les ressources, la vulnérabilité des communautés rurales.

Le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement du Burkina Faso, Roger BARO, présent à la conférence, a insisté sur la nécessité d’une action immédiate pour endiguer l’avancée du changement climatique. Il a aussi évoqué les programmes nationaux d’adaptation mis en place par le Burkina Faso, notamment les initiatives visant à restaurer les sols, promouvoir des pratiques agricoles durables et renforcer la gestion de l’eau. 

Tout en réaffirmant son engagement à l’égard de l’Accord de Paris, le Burkina Faso renforce sa qualité de membre au Partnership en procédant à la signature sur la déclaration symbolique du NDC Partnership. Le NDC Partnership une coalition mondiale qui regroupe des pays développés et en développement et des institutions qui mettent en œuvre une action climatique ambitieuse pour contribuer à la réalisation de l’Accord de Paris, en faisant progresser le développement durable.

À l’occasion d’un panel qu’il a co-animé, Roger BARO a présenté les besoins prioritaires du Burkina Faso concernant deux projets d’adaptation qui ont été retenus dans le cadre de l’initiative Accélérateur du Pipeline d’Adaptation (APA) du Secrétariat général des Nations Unies. Il s’agit du Projet d’appui à la conservation de la biodiversité et l’accroissement du potentiel de séquestration du carbone dans les espaces de conservation de la région du Centre et du Projet de capitalisation des bonnes pratiques féminines et renforcement des capacités face aux changements climatiques au Burkina Faso. 

Source : cités unies france, Ministère de l’Environnement de l’Eau et de l’Assainissement, ONU INFO

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