Burkina Faso : La mangue, une niche d’or grâce au CEAS

AgribusinessTV 28 mars 2026 190 Aucun commentaire

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Au Burkina Faso, dès le mois de mars à juillet, la mangue inonde les marchés, mais sa nature périssable entraîne chaque année d’importantes pertes. Face à ce défi, le Centre Écologique Albert Schweitzer (CEAS) a dès 1988, trouvé une solution novatrice. Le séchage de la mangue, introduit en partenariat avec l’IRSAT.

D’abord expérimenté par des femmes du groupement Naam à Ouahigouya, le séchage de la mangue a rapidement ouvert la voie à la structuration de la filière. Le CEAS a accompagné producteurs et transformateurs, mis en place des unités de transformation et créé des Groupements d’Intérêt Économique, tout en formant les acteurs et en améliorant les pratiques agricoles.

Le séchoir ATESTA, développé et perfectionné par le CEAS, a permis d’assurer la qualité et la sécurité des produits, facilitant ainsi l’accès à des marchés internationaux, notamment dans le cadre du commerce équitable en Suisse.

Aujourd’hui, la mangue séchée est devenue un moteur économique national. Avec 181 unités de transformation en 2025, près de 70 % de la production nationale est valorisée par le séchage, générant des milliers d’emplois, surtout pour les femmes et les jeunes.

De la lutte contre les pertes post-récoltes à l’essor d’une filière exportatrice, le CEAS a transformé un simple fruit saisonnier en véritable levier économique durable, illustrant l’efficacité d’une approche basée sur l’innovation locale et la valorisation des ressources.

Ashley OUEDDOUDA

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