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Tomate fraîche : quand un prix fixé d’en haut interroge la filière

AgribusinessTV 12 mars 2026 2630 Aucun commentaire

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La Société burkinabè de tomates (SOBTO) a annoncé un prix d’achat de la tomate fraîche fixé à 125 FCFA le kilogramme pour la période du 9 au 14 mars 2026. L’objectif est clair : sécuriser l’approvisionnement de l’usine et donner un repère aux producteurs. Mais une question mérite d’être posée : ce prix est-il réellement le résultat d’un équilibre entre les différents acteurs de la filière ? Dans la pratique, lorsqu’un transformateur fixe seul le prix d’achat d’un produit aussi périssable que la tomate, les producteurs ont peu de marge de manœuvre. Une tomate mûre n’attend pas. Faute de débouchés alternatifs immédiats, beaucoup de producteurs n’ont souvent d’autre choix que d’accepter le prix annoncé. Cela pose aussi la question du dialogue au sein de la filière. Dans plusieurs secteurs agricoles, les prix sont discutés entre producteurs, transformateurs et parfois les pouvoirs publics. Ces échanges permettent de confronter les réalités du terrain : coûts de production, risques climatiques, transport, main-d’œuvre. Car au fond, le problème ne se limite pas au niveau du prix. Même si le montant fixé peut sembler correct, le fait qu’il ne découle pas d’une concertation fragilise la filière. Lorsqu’un prix est discuté et compris par tous les acteurs, chacun se sent davantage engagé dans sa réussite. Une culture de la concertation responsabilise les producteurs, sécurise les transformateurs et protège l’ensemble de la chaîne de valeur. Autre détail qui interpelle : toutes les variétés et tous les calibres sont acceptés au même prix. Si cela facilite l’écoulement de la production, cela peut aussi décourager les efforts de qualité. La transformation locale de la tomate est une ambition importante pour l’agriculture burkinabè. Mais pour qu’elle tienne dans la durée, la filière devra avancer avec une idée simple : une industrie forte repose toujours sur des producteurs économiquement solides… et sur un dialogue permanent entre les acteurs. Inoussa Maiga Directeur  Agribusiness TV

Burkina Faso : La SN-BRAFASO renaît de ses cendres

AgribusinessTV 25 novembre 2025 3169 Aucun commentaire

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Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé à l’inauguration officielle de l’usine de la Société Nouvelle – Brasseries du Faso (SN-BRAFASO), ce mardi 25 novembre 2025 à Komsilga. Cette relance marque le retour sur le marché d’une industrie emblématique, dont les activités s’étaient arrêtées depuis 2008. Fermée depuis plus de quinze ans, la SN-BRAFASO renait aujourd’hui de ses cendres, grâce à un investissement global de plus de 17 milliards de FCFA, assorti d’un capital social de six milliards de FCFA, détenu à 70 % par l’État burkinabè.  Pour les autorités, ce geste traduit l’engagement du Chef de l’État à revitaliser les unités industrielles en difficulté dans le but de renforcer la souveraineté économique du pays. Spécialisée dans la production de jus de fruits, de boissons alcoolisées et non alcoolisées, l’usine dispose désormais d’une capacité annuelle de 600 000 hectolitres.  Elle souhaite valoriser davantage les matières premières locales, comme le maïs, le sorgho et le riz, favorisant ainsi l’écosystème agricole national. Sur le plan social, cette réouverture devrait générer 200 emplois permanents, 100 emplois non permanents, ainsi que près de 20 000 emplois indirects, notamment dans les filières agricoles, la logistique, le conditionnement et la distribution. Avec cette inauguration, le Burkina Faso fait un pas supplémentaire vers la transformation locale et l’autonomie industrielle.  Source : RTB  

Burkina Faso : Report de la période d’exportation des amandes de karité jusqu’à nouvel ordre

AgribusinessTV 21 novembre 2025 2680 Aucun commentaire

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La mesure autorisant l’exportation des amandes de karité pour la période allant du 1er décembre 2025 au 31 mai 2026, est officiellement suspendue jusqu’à nouvel ordre. Le gouvernement burkinabè a annoncé le 19 novembre 2025, le report de cette période d’exportation des amandes de karité. Les points réguliers effectués par les services compétents ont révélé que les unités de transformation restent insuffisamment alimentées en matière première. Par conséquent, la mesure interdisant l’exportation des amandes de karités, qui avait été instaurée en septembre 2024, reste en vigueur. Cette décision vise à garantir la disponibilité de la matière première pour les unités de transformation locales, jugées insuffisamment approvisionnées.  Le gouvernement précise que les contrôles seront renforcés. Tout contrevenant s’expose à de lourdes sanctions, telles que la saisie et la vente des produits, dont les recettes seront reversées au Fonds de soutien patriotique. Le chauffeur, le propriétaire des amandes ainsi que toute personne impliquée dans une tentative d’exportation illicite seront en outre réquisitionnés pour des travaux d’intérêt général. Les autorités invitent l’ensemble des acteurs à respecter scrupuleusement cette mesure, applicable dès sa date de signature. Pour tout cas suspect, un numéro vert est mis à disposition : 84 00 11 84. Source : Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat

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