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Niger : Comment la grande irrigation est devenue le nouveau moteur de l’économie nationale

AgribusinessTV 8 juin 2026 5071 Aucun commentaire

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Face aux crises minières et au choc des sanctions passées, le Niger a trouvé son salut dans la terre. Plus de 5 milliards de kilogrammes de céréales produits par an et une explosion des cultures maraichères. Porté par une stratégie d’irrigation à grande échelle qui sécurise l’alimentation du pays, le gouvernement prépare désormais le passage à la transformation industrielle pour un secteur qui fait vivre 80 % de la population active. Le mercredi 20 mai 2026, le Ministre de l’Économie et des Finances, Maman Laouali ABDOU RAFA, a dressé un bilan particulièrement optimiste du secteur agricole nigérien. Chiffres à l’appui, le grand virage vers l’irrigation s’impose désormais comme le véritable poumon de la résilience et de la transformation économique du pays. La sécurité alimentaire nationale repose aujourd’hui sur des bases solides. La production céréalière moyenne de la nation atteint désormais des sommets, dépassant les 3,4 millions de tonnes pour le mil et oscillant autour de 1,7 million de tonnes pour le sorgho. Au total, ce sont plus de 5 milliards de kilogrammes de céréales qui sortent des terres nigériennes chaque année. Au-delà des céréales traditionnelles, les aménagements hydro-agricoles ont provoqué un bond spectaculaire des cultures de contre-saison et des produits maraichers en seulement quelques années. Pour la tomate, la production a presque doublé pour passer de 382 000 tonnes en 2023 à 728 000 tonnes en 2025. Le chou enregistre une hausse robuste de 521 000 tonnes en 2022 à 687 000 tonnes en 2025. Le poivron et la pomme de terre atteint respectivement 372 000 tonnes et 423 000 tonnes. La production du manioc passe à 1,3 million de tonnes. En plus, il y a l’émergence d’une production nationale de blé prometteuse, estimée à 200 000 tonnes, et la vitalité du secteur de l’élevage. Le cheptel bovin est ainsi passé de 17,1 millions de têtes à 20,3 millions de têtes, une tendance haussière également observée chez les ovins, les caprins et la volaille. « La grande irrigation est devenue un véritable game changer pour notre économie », s’est félicité le Ministre. Pour l’exécutif, cette abondance de matières premières n’est qu’une première étape. L’objectif est maintenant de basculer vers la transformation industrielle locale, notamment pour le mil et le sorgho.  En définitive, ce virage stratégique vers le programme de la grande irrigation prouve que la résilience du Niger ne dépend plus uniquement de ses ressources extractives, soumises aux aléas géopolitiques et de marché. Le Programme Grande Irrigation (PGI) 2024-2027 cible l’aménagement de nouveaux périmètres et la réhabilitation de milliers d’hectares. Ces investissements visent à réduire la vulnérabilité de l’agriculture face à l’aridité.  Source : Agence Nigérienne de Presse

Burkina Faso : Reprise officielle des exportations d’amandes de karité

AgribusinessTV 1 juin 2026 4524 Aucun commentaire

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Dans un communiqué conjoint signé le 22 mai 2026, les Ministères en charge du Commerce et de l’Économie ont annoncé la levée de la mesure du 18 septembre 2025, portant suspension temporaire de l’exportation des amandes de karité. Selon les autorités burkinabè, cette mesure visait à assurer l’approvisionnement régulier des unités nationales de transformation en amandes de karité. Le gouvernement indique qu’à ce jour, le bilan de la mise en œuvre de cette suspension fait ressortir un niveau d’approvisionnement satisfaisant des unités de transformation, dans le cadre de la campagne de commercialisation 2025-2026. Toutefois, les commerçants et exportateurs souhaitant bénéficier d’une autorisation spéciale d’exportation devront se conformer à certaines conditions. Ils sont notamment tenus de céder au préalable au moins 25 % de la quantité destinée à l’exportation aux unités nationales de transformation d’amandes de karité ayant des besoins résiduels. Cette cession devra se faire au prix fixé par l’État et être accompagnée d’un contrat ferme ainsi que de bordereaux de livraison dûment signés et cachetés par les deux parties. Par ailleurs, la délivrance de l’autorisation spéciale d’exportation est subordonnée au paiement préalable d’un prélèvement de 200 FCFA par kilogramme d’amandes de karité exportés, au profit du budget de l’État. Le gouvernement dit compter sur la collaboration et la compréhension de l’ensemble des acteurs de la filière karité. Il appelle également au sens du patriotisme et de la responsabilité des populations, en les invitant à dénoncer tout cas suspect de non-respect de la mesure à travers les numéros verts : 80 00 11 84 / 85 / 86. Source : Wakat Séra

Tomate fraîche : quand un prix fixé d’en haut interroge la filière

AgribusinessTV 12 mars 2026 2840 Aucun commentaire

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La Société burkinabè de tomates (SOBTO) a annoncé un prix d’achat de la tomate fraîche fixé à 125 FCFA le kilogramme pour la période du 9 au 14 mars 2026. L’objectif est clair : sécuriser l’approvisionnement de l’usine et donner un repère aux producteurs. Mais une question mérite d’être posée : ce prix est-il réellement le résultat d’un équilibre entre les différents acteurs de la filière ? Dans la pratique, lorsqu’un transformateur fixe seul le prix d’achat d’un produit aussi périssable que la tomate, les producteurs ont peu de marge de manœuvre. Une tomate mûre n’attend pas. Faute de débouchés alternatifs immédiats, beaucoup de producteurs n’ont souvent d’autre choix que d’accepter le prix annoncé. Cela pose aussi la question du dialogue au sein de la filière. Dans plusieurs secteurs agricoles, les prix sont discutés entre producteurs, transformateurs et parfois les pouvoirs publics. Ces échanges permettent de confronter les réalités du terrain : coûts de production, risques climatiques, transport, main-d’œuvre. Car au fond, le problème ne se limite pas au niveau du prix. Même si le montant fixé peut sembler correct, le fait qu’il ne découle pas d’une concertation fragilise la filière. Lorsqu’un prix est discuté et compris par tous les acteurs, chacun se sent davantage engagé dans sa réussite. Une culture de la concertation responsabilise les producteurs, sécurise les transformateurs et protège l’ensemble de la chaîne de valeur. Autre détail qui interpelle : toutes les variétés et tous les calibres sont acceptés au même prix. Si cela facilite l’écoulement de la production, cela peut aussi décourager les efforts de qualité. La transformation locale de la tomate est une ambition importante pour l’agriculture burkinabè. Mais pour qu’elle tienne dans la durée, la filière devra avancer avec une idée simple : une industrie forte repose toujours sur des producteurs économiquement solides… et sur un dialogue permanent entre les acteurs. Inoussa Maiga Directeur  Agribusiness TV

Burkina Faso : La SN-BRAFASO renaît de ses cendres

AgribusinessTV 25 novembre 2025 3483 Aucun commentaire

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Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé à l’inauguration officielle de l’usine de la Société Nouvelle – Brasseries du Faso (SN-BRAFASO), ce mardi 25 novembre 2025 à Komsilga. Cette relance marque le retour sur le marché d’une industrie emblématique, dont les activités s’étaient arrêtées depuis 2008. Fermée depuis plus de quinze ans, la SN-BRAFASO renait aujourd’hui de ses cendres, grâce à un investissement global de plus de 17 milliards de FCFA, assorti d’un capital social de six milliards de FCFA, détenu à 70 % par l’État burkinabè.  Pour les autorités, ce geste traduit l’engagement du Chef de l’État à revitaliser les unités industrielles en difficulté dans le but de renforcer la souveraineté économique du pays. Spécialisée dans la production de jus de fruits, de boissons alcoolisées et non alcoolisées, l’usine dispose désormais d’une capacité annuelle de 600 000 hectolitres.  Elle souhaite valoriser davantage les matières premières locales, comme le maïs, le sorgho et le riz, favorisant ainsi l’écosystème agricole national. Sur le plan social, cette réouverture devrait générer 200 emplois permanents, 100 emplois non permanents, ainsi que près de 20 000 emplois indirects, notamment dans les filières agricoles, la logistique, le conditionnement et la distribution. Avec cette inauguration, le Burkina Faso fait un pas supplémentaire vers la transformation locale et l’autonomie industrielle.  Source : RTB  

Burkina Faso : Report de la période d’exportation des amandes de karité jusqu’à nouvel ordre

AgribusinessTV 21 novembre 2025 2794 Aucun commentaire

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La mesure autorisant l’exportation des amandes de karité pour la période allant du 1er décembre 2025 au 31 mai 2026, est officiellement suspendue jusqu’à nouvel ordre. Le gouvernement burkinabè a annoncé le 19 novembre 2025, le report de cette période d’exportation des amandes de karité. Les points réguliers effectués par les services compétents ont révélé que les unités de transformation restent insuffisamment alimentées en matière première. Par conséquent, la mesure interdisant l’exportation des amandes de karités, qui avait été instaurée en septembre 2024, reste en vigueur. Cette décision vise à garantir la disponibilité de la matière première pour les unités de transformation locales, jugées insuffisamment approvisionnées.  Le gouvernement précise que les contrôles seront renforcés. Tout contrevenant s’expose à de lourdes sanctions, telles que la saisie et la vente des produits, dont les recettes seront reversées au Fonds de soutien patriotique. Le chauffeur, le propriétaire des amandes ainsi que toute personne impliquée dans une tentative d’exportation illicite seront en outre réquisitionnés pour des travaux d’intérêt général. Les autorités invitent l’ensemble des acteurs à respecter scrupuleusement cette mesure, applicable dès sa date de signature. Pour tout cas suspect, un numéro vert est mis à disposition : 84 00 11 84. Source : Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat

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