Manioc Archive

Alerte sur un virus qui touche le manioc en Côte d’Ivoire 

AgribusinessTV 15 avril 2026 2288 Aucun commentaire

image

Au début de ce mois d’avril, on a constaté sur les réseaux sociaux, une onde de choc concernant la filière manioc en Côte d’Ivoire. En effet, le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières a confirmé en mars, la présence d’une souche ultra-agressive du virus de la mosaïque du manioc dans l’ouest du pays.  La circulaire, datée du 28 mars 2026, précise qu’il s’agit d’une souche ougandaise du virus de la mosaïque du manioc de l’Afrique de l’Est (EACMV-UG). Derrière l’urgence de prise de mesures strictes, il peut être une menace grave sur la production nationale du manioc. La circulaire n’a pas donné cependant de précision sur l’ampleur des cultures touchées ou de quelconques pertes agricoles. Un virus venu d’Afrique de l’Est La maladie de la mosaïque africaine du manioc fait partie de la vingtaine de maladies virales qui touche le manioc. Décrite pour la première fois en Afrique de l’Est en 1894, elle représente l’une des premières contraintes virales du manioc en Afrique. Ce virus n’est pas inconnu pour les experts. Dans les années 1990, il a littéralement mis l’Ouganda à genoux. Il a attaqué 80 % des 500 000 hectares de manioc qui étaient cultivés au pays, faisant chuter la production nationale de 3,5 millions à seulement 0,5 million de tonnes. Cette catastrophe agricole avait entraîné une famine meurtrière et une perte financière annuelle estimée à plus de 30 milliards de FCFA.  Au début des années 2 000, cette épidémie sévère s’est rapidement répandue à travers l’Afrique (au Cameroun, au Congo, en République Démocratique du Congo, au Gabon, au Burkina Faso). Ce virus se propage principalement à travers des boutures contaminées et certaines pratiques agricoles.  Au regard de cette situation, l’alerte doit être prise avec le plus grand sérieux. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire mise sur la prévention contre ce virus, dont la présence a été confirmée dans la zone de l’Ouest.  Mesures de choc : l’Ouest sous « quarantaine » végétale Face à l’absence de traitement curatif, le gouvernement ivoirien a tranché. Les mesures de prévention sont radicales pour circonscrire l’épidémie : Interdiction stricte de prélèvement et de transport de boutures de manioc depuis les zones infestées de l’Ouest. Proscription totale des échanges (formels ou informels) de matériel végétal entre producteurs de ces régions. Le virus de la mosaïque africaine du manioc se manifeste par une alternance de couleurs jaune et verte, aux contours diffus ; une déformation des feuilles ; une diminution de la largeur des folioles de la feuille ; un arrêt de développement de la plante avec des entre-nœuds courts conduisant à un rabougrissement. Plus qu’une plante, un pilier nutritionnel L’enjeu est dans l’assiette. Le manioc est l’une des principales cultures vivrières en Côte d’ivoire. En 2025, le pays était le troisième producteur de manioc en Afrique de l’Ouest. Sa production est passée de 6,4 millions de tonnes en 2020 à 8,4 millions de tonnes en 2024. Culture stratégique et essentielle à des aliments populaires comme l’attiéké (semoule de manioc), le plakali ou encore le garba, le manioc est très prisé en Côte d’Ivoire, avec une consommation estimée entre 100 et 120 kg par habitant et par an, selon la FAO.  Comprendre cette importance, c’est réaliser une vérité simple mais cruciale : toucher au manioc, c’est toucher à l’attiéké et c’est menacer le garba. Ce repas, véritable filet de sécurité nutritionnel pour des millions d’ivoiriens, repose sur la disponibilité de la semoule de manioc à bas prix. Il s’agit d’un risque potentiel et non d’une crise immédiate selon la lecture de la circulaire. L’heure est donc à la vigilance et au respect strict des mesures de prévention.  Yenntéma Priscille OUOBA

Objectif 2027 : le Gabon ambitionne de stopper les importations de poulets

AgribusinessTV 27 octobre 2025 2313 Aucun commentaire

image

Le Gabon s’est engagé dans une véritable course contre la montre pour atteindre l’autosuffisance alimentaire d’ici 2027. Porté par la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema en décembre 2024, le pays prévoit d’interdire l’importation de poulets et d’investir massivement dans le développement de la filière avicole. Selon les chiffres officiels, le Gabon ne produit actuellement qu’environ 4 000 tonnes de poulets de chair par an, contre près de 55 000 tonnes importées. Cette mesure d’interdiction d’importation de poulets, vise à réduire la dépendance du pays aux produits étrangers et à renforcer sa souveraineté alimentaire, dans le cadre d’une stratégie nationale de relance du secteur avicole. En juillet 2025, le président Brice Clotaire Oligui Nguema accélère la mise en œuvre de la réforme, en annonçant la création de six fermes avicoles modernes dans le pays.  Du 15 juillet au 31 août 2025, un recensement national a été organisé par le ministère de l’agriculture afin d’identifier les acteurs de la filière et de mieux orienter les soutiens. Cette mesure a fait suite à un forum de haut niveau, tenu à Libreville le 25 août dernier. Les discussions ont porté sur les moyens d’appliquer la mesure sans risque de pénurie sur le marché local. Cette mesure fait face à des défis majeurs, le principal étant l’approvisionnement en aliments pour volailles, selon les éleveurs. Pour y remédier, le gouvernement prévoit de tester à grande échelle la production de farine de manioc, comme alternative au maïs et au blé importés. Dans cette stratégie de substitution et de réduction de la dépendance alimentaire, la ferme Agrobag, relancée sous la transition, devra occuper une place centrale. Source : LSi Africa

Suivez-nous sur Facebook
Loading...
Bulletin d’information

Archives