Tremplin : les entrepreneurs font le point sur leurs avancées
Les coachs de Tremplin ont effectué une nouvelle tournée auprès des entrepreneurs pour évaluer l’avancement des défis qui leur avaient été fixés. Si plusieurs candidats ont atteint leurs objectifs, d’autres doivent encore faire des efforts, notamment dans la gestion comptable et les démarches administratives.
Des résultats encourageants sur le terrain
À Rapadama V4, dans la commune de Mogtédo, Aimée OUÉDRAOGO, promotrice de Burkilim Farming, a tenu les engagements pris. Avec l’appui d’un agronome, elle a installé des pancartes pour identifier ses parcelles. Elle a également mieux organisé sa comptabilité et développé sa présence sur Facebook. Cette démarche lui a permis de trouver des débouchés jusqu’au Ghana.

À Koupéla, Aïssata DICKO, promotrice de l’entreprise Gapal Lobbal Koupela a, elle aussi, enregistré des avancées. Après les intempéries qui avaient affecté son activité, elle a réinstallé son enseigne. Sa présence sur les plateformes numériques a également porté ses fruits, avec 24 000 interactions enregistrées sur ses canaux digitaux.
À Tenkodogo, Georgette MINOUNGOU, promotrice de l’atelier de couture Boin Zem Wende a officialisé sa structure et ouvert un compte bancaire dédié à son entreprise.
Des entreprises qui se structurent malgré les difficultés
Au-delà des progrès réalisés dans la gestion quotidienne, plusieurs candidats ont avancé dans la formalisation de leurs entreprises. C’est le cas de Bibata ZANÉ, promotrice de Zané Bibata et Fils. Malgré des difficultés matérielles, elle a pu présenter ses documents administratifs, notamment son immatriculation au Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) et son Identifiant financier unique (IFU). Elle a également engagé des démarches auprès des banques.
Toujours a Tenkodogo, Viviane KOUDOUGOU s’est attaquée à un problème urgent dans sa ferme avicole. En cinq jours, elle a remplacé l’ancienne litière humide par une nouvelle couche de 15 centimètres, afin d’améliorer les conditions d’élevage. Elle a aussi trouvé de nouveaux fournisseurs de poussins et procédé à l’immatriculation de son entreprise, Sweet Chicken.
Ces différentes initiatives montrent que les candidats ne se limitent plus aux intentions : ils commencent à traduire les conseils reçus en actions concrètes pour développer leurs entreprises.
Des efforts restent à fournir
Si plusieurs entrepreneurs ont franchi des étapes importantes, d’autres doivent encore rattraper leur retard. La visite chez Sabine MINOUNGOU couturière en est une illustration. Le coach Idrissa ZERBO a constaté que le registre comptable présenté était toujours vierge. La maladie a été évoquée pour expliquer les retards dans les démarches de formalisation, mais l’absence de progrès dans le suivi comptable a donné lieu à un rappel ferme des engagements pris.

Rabiatou SORÉ promotrice de Suprême Couture rencontre également des difficultés à avancer dans ses démarches administratives, faute de disposer d’un local définitif. Quant à Cathérine GUIATIN la promotrice de l’entreprise de tissage Bénédiction Divine, elle doit encore résoudre des problèmes techniques qui freinent l’installation de ses enseignes et le développement de sa visibilité en ligne.
Le rendez-vous financier
La prochaine étape les conduira devant les institutions de microfinance, à l’occasion d’un « speed dating financier ». Les candidats devront alors présenter leurs projets, défendre leurs besoins et convaincre les partenaires financiers de les accompagner.
Les efforts consacrés à la structuration de leurs entreprises suffiront-ils à décrocher un financement ?