Le FEM-8 mobilise 5,51 milliards FCFA pour les petits producteurs au Burkina Faso
Le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau des Ressources animales et halieutiques (MAERAH) a procédé, le vendredi 16 octobre 2026 à Ouagadougou, au lancement officiel d’un financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM-8). Ce fonds a pour but de renforcer la résilience des petits producteurs. Il vient consolider le Programme pour le renforcement de la résilience des petits producteurs (RESI-2P).
D’un montant de 5,51 milliards de FCFA, mobilisé avec l’appui du Fonds international de développement agricole (FIDA), ce financement vise la promotion d’une agriculture durable et à renforcer la capacité des producteurs à faire face aux effets du changement climatique.
Mis en œuvre par le Gouvernement burkinabè avec l’appui du FIDA, le RESI-2P dispose d’un budget global de 71,73 milliards de FCFA, financé par le FIDA, le FEM, l’ASAP+ et l’OFID sur la période 2024-2032. Le programme intervient dans les régions de Yaadga et de Nando et accorde une attention particulière aux femmes, aux jeunes, aux personnes en situation de handicap et aux personnes déplacées internes. À travers des investissements durables dans les filières agricoles et animales, il ambitionne de renforcer leur capacité d’adaptation aux changements climatiques, d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d’accroître les revenus des ménages ruraux.
Le financement du FEM-8 soutient notamment l’intensification et la diversification durables de la production alimentaire, ainsi que le développement de l’entrepreneuriat rural, la commercialisation des produits agricoles et l’accès aux financements. Il contribue également à la préservation de la biodiversité et à la gestion durable des terres et des ressources naturelles.
Au nom des bénéficiaires, Lomouta TIEHO a salué la mise en œuvre du programme et la place accordée aux petits producteurs. Il a souligné l’importance des appuis en matière de production agricole, d’accès aux intrants, de formation et de valorisation des produits pour améliorer les rendements, diversifier les productions et accroître les revenus des ménages ruraux. Il a également relevé l’importance de développer une agriculture plus productive tout en préservant les ressources naturelles pour les générations présentes et futures.
De son côté, le représentant du FIDA, Noël Koutéra BATAKA, a insisté sur l’importance de la mobilisation des ressources du FEM pour accompagner les producteurs face aux aléas climatiques. Cet appui devrait notamment faciliter l’accès à des semences améliorées et adaptées à la variabilité climatique, tout en favorisant les initiatives entrepreneuriales des jeunes dans le secteur agricole.
À travers cette composante, le RESI-2P entend concilier adaptation aux changements climatiques, amélioration des revenus des producteurs et préservation de l’environnement. La mise en œuvre des activités prévues devra contribuer à renforcer durablement les conditions de vie des populations rurales et la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso.
Urielle LEZOGO