Tremplin : Trois minutes pour convaincre
Après l’annonce des nouvelles règles et la découverte des coachs, l’aventure Tremplin a franchi son cap le plus redouté. Dans ce quatrième épisode, l’heure des discours théoriques est définitivement révolue. Nos 60 entrepreneurs font face aux jury pour l’épreuve ultime du pitch. L’enjeu est colossal : seuls 30 d’entre eux poursuivront l’aventure.
Le stress des coulisses et la pression du chrono
En coulisses, la tension était palpable dès les premières heures de la journée. Entre nuits blanches à réviser sa présentation, doutes de dernière minute et peur de la prise de parole en public, chacun cherchait la force de défendre son projet. Car derrière ces trois minutes de passage se cachent des mois de travail, des sacrifices personnels et des rêves d’entreprises à faire grandir.
Face aux cinq coachs, la réalité du terrain a vite rattrapé certains candidats. Le stress a parfois paralysé les élocutions, à l’image d’Abraham YAMÉOGO ou de Fatima TIEMKOUDOUGOU, submergés par l’émotion et la pression du chrono. Même pour des entrepreneurs expérimentés comme Massoura SALAMKORGO, habitués au travail quotidien sur le terrain, trouver les mots justes devant les caméras et le jury s’est avéré être un véritable défi.
Transformer sa passion en conviction

Mais face à cette pression, d’autres candidats ont su trouver le déclic et transformer leur stress en assurance. C’est le cas de Poko Marthe OUEDRAOGO, qui a fait le choix judicieux d’exprimer sa vision avec authenticité dans sa langue maternelle, le mooré, ou encore de Lamine SANA, venu défendre sa solution d’énergie solaire avec assurance et précision.
Autre moment fort de cet épisode, le passage d’Aissata DICKO avec son entreprise Gapal Lobbal Koupéla. En valorisant la transformation locale et en rappelant que consommer burkinabè est un véritable « acte patriotique », elle a su conquérir l’ensemble des membres des coachs. Pour ces derniers, il ne s’agissait pas seulement de juger une idée, mais d’évaluer la clarté du modèle économique, la maîtrise commerciale et la hargne de l’entrepreneur.
Le soulagement du repêchage

Au terme des passages, le verdict est tombé : 25 candidats ont directement décroché leur ticket pour former les équipes des coachs. Mais alors que le couperet semblait sceller le sort des autres participants, un ultime rebondissement est venu chambouler la salle. Reconnaissant le potentiel brut de certains projets malgré des pitchs peu aboutis, les coachs ont accordé une seconde chance à cinq candidats repêchés.
Des larmes de soulagement de Diane Adelaïde BALIMA à la joie contenue de Wend-Toingna BALBONÉ, la délivrance était totale. Ils étaient 60 au départ, ils ne sont désormais plus que 30. La moitié de l’effectif quitte l’aventure avec des apprentissages précieux, tandis que les 30 qualifiés s’apprêtent à affronter l’étape suivante, l’épreuve du terrain.