Tremplin : L’heure des défis a sonné pour les candidats
Les coachs ont mené des contrôles inopinés auprès des 20 entrepreneurs qualifiés pour évaluer la réalité de leurs activités. Entre l’urgence de 5 jours imposée, la vérification stricte des registres de caisse, les recadrages sur la visibilité commerciale et une action citoyenne de reboisement avec des plants mis en terre, découvrez les temps forts d’une étape décisive où chaque candidat est reparti avec ses « cartes défis » sur-mesure.
Rigueur de gestion : « Le cahier ne ment pas »
Premier constat sur le terrain, la gestion financière reste le talon d’Achille de nombreux entrepreneurs. Face aux coachs venus inspecter les registres de caisse, les réactions oscillent entre gêne et prise de conscience.
Chez Aline YEMBONÉ, restauratrice à Tenkodogo, la bousculade des clients sert d’excuse aux lignes manquantes. La coach Madina KOTRIABIÉ a immédiatement apporté une solution concrète avec l’adoption de carnets de reçus à trois blocs. À la ferme porcine d’Azaria MINOUNGOU, si les dépenses sont scrupuleusement notées, les recettes, elles, repassent à la trappe. Un recadrage ferme a rappelé qu’un registre à moitié rempli équivaut à un pilotage à l’aveugle.
Visibilité et Communication : sortir de l’ombre pour vendre
À Zorgho, les coachs ont failli dépasser l’atelier d’imprimerie « El Service » de Marc OUÉDRAOGO par manque de panneaux indicatifs. Le même constat a été fait chez Cathérine GUIATIN à Koupéla ou Hamado LALLOGO à Pouytenga : « Si quelqu’un vient de Ouagadougou, il va rouler jusqu’à Boulsa sans vous voir ! » a rapelé le coach Mamadou SANON.
Sur le volet digital, le message de la coach Madina KOTRIABIÉ à Wend-Toingna BALBONÉ était clair : inutile d’attendre les périodes de récolte pour communiquer. Sur les réseaux sociaux, la régularité crée le désir et sécurise la clientèle face à la concurrence.
Formalisation et Fiscalité : du discours à l’acte
La formalisation auprès du CEFORE et le passage aux impôts ont également fait l’objet de contrôles stricts. Si certains candidats ont accusé un décalage entre les paroles et les actes à l’image de Marc OUÉDRAOGO qui n’avait toujours pas poussé la porte des services fiscaux malgré sa plaidoirie de l’épisode précédent , d’autres ont créé la surprise.
Hamado LALLOGO s’est imposé comme le « grand champion de la semaine » effectuant, en deux semaines, toutes les démarches pour formaliser entièrement sa structure.
Défi Urgence : Viviane Koudougou face au chrono
L’un des moments les plus intenses de cet épisode s’est déroulé à la ferme avicole de Viviane KOUDOUGOU à Tenkodogo. Repêchée de justesse lors de la précédente délibération, la candidate s’est retrouvée face à une urgence vitale pour son exploitation. Une litière trop fine et détrempée par les pluies, mettant ses volailles en grave danger d’infection.
Le coach SANON lui a lancé un ultimatum sans concession. Cinq jours pour refaire entièrement la litière avec une épaisseur de 10 à 15 cm et assainir le poulailler. Un compte à rebours sous haute tension qui conditionne la suite de son aventure.
Un engagement citoyen au-delà du business

Nos entrepreneurs ont prouvé que l’entrepreneuriat à la sauce Tremplin ne se limite pas à faire du profit. Lors d’une campagne de reboisement au bosquet communal de Koupéla, encadrés par les autorités locales, les partenaires du consortium et les Eaux et Forêts, ils ont mis en terre de nombreux plants d’espèces locales (baobabs, nérés, nilotica). Un geste fort rappelant que faire grandir une entreprise, c’est aussi faire grandir la communauté qui l’entoure.
Les cartes défis sont désormais distribuées. Les coachs repasseront sur le terrain pour mesurer les progrès. Qui aura relevé le gant et qui restera sur le bord de la route ? Réponse dans les prochains épisodes de Tremplin !