Formation professionnelle agricole : Les acteurs du Nando dressent l’état des lieux
Adapter les compétences aux réalités du marché du travail, c’est l’un des enjeux au cœur de l’atelier multi-acteurs organisé ce vendredi 4 septembre 2026 à Koudougou. Portée par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Burkina Faso et mise en œuvre avec l’appui du CIDS-Burkina, cette initiative vise à dresser un état des lieux de l’offre de formation dans la région du Nando, afin de mieux répondre aux besoins du secteur et aux perspectives d’insertion des jeunes.
Centres et écoles de formation professionnelle agricole, entreprises de transformation agroalimentaire, structures d’appui et de régulation, plusieurs acteurs de l’écosystème se sont retrouvés autour d’une même table pour examiner les défis liés à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes.
À travers différents outils de diagnostic et des échanges interactifs, les échanges ont permis de faire ressortir plusieurs difficultés, notamment l’inadéquation entre certaines filières de formation et les besoins du marché, le manque d’infrastructures et d’équipements dans certains centres, ainsi que l’insuffisance des stages et de la pratique professionnelle.
Pour plusieurs participants, cette situation contribue aux difficultés d’insertion de certains jeunes à la sortie des centres de formation. Certains achèvent leur parcours avec des connaissances théoriques, mais disposent de peu d’expérience pratique pour intégrer directement le monde professionnel.
À cette problématique s’ajoute celle de l’orientation. Faute de choix ou d’offres de formation suffisantes, certains jeunes se dirigent vers des filières qui ne correspondent pas toujours à leurs aspirations ou aux opportunités disponibles sur le marché.
Dans la région du Nando, le nombre limité de structures spécialisées constituent également des préoccupations. Le coût de certaines formations a aussi été évoqué comme un frein à l’accès des jeunes aux métiers de l’agriculture, de l’agro-industrie et de l’agroalimentaire.
Les participants ont par ailleurs insisté sur la nécessité de changer les perceptions autour de l’agriculture, afin qu’elle soit davantage considérée comme un secteur professionnel porteur, capable de générer des emplois et des opportunités d’entrepreneuriat.
Au terme des travaux, plusieurs pistes ont été retenues : renforcer les infrastructures et les équipements des centres de formation, revoir certaines filières, développer les stages pratiques, améliorer l’adéquation entre les programmes et les besoins des entreprises, mais aussi faciliter l’accès des jeunes au financement et aux marchés.
Les réflexions menées au cours de cette rencontre vont ainsi guider les prochaines étapes de la démarche engagée par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas au Burkina Faso, avec le CIDS-Burkina et ses partenaires.