Afrique du Sud : Rugani, roi de la carotte

AgribusinessTV 28 juillet 2017 248 Pas de commentaire

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En Afrique du Sud, la ferme Rugani produit à elle seule 40% des carottes dans tout le pays. Propriété de deux familles, la ferme Rugani s’étalle sur 2500 hectares les hautes terres de la province de Gauteng (« place de l’or », en langue Sesotho), le cœur industriel et commercial d’Afrique du Sud.

Vito Rugani, l’un des deux propriétaires, assure qu’il est littéralement passé de la misère à la richesse. « Au début des années 1990, je dormais à même le sol dans un appartement à Johannesburg », raconte-il, modeste mais fière de son parcours, à un groupe de journalistes de la Fédération Internationale des Journalistes Agricoles.

L’homme a su faire fortune grâce à l’agriculture. Il produit environ 200 tonnes de carottes chaque jour. 70% de ses carottes sont vendues fraiches et 30% transformées en jus.

Rien de ne se perd, tout se transforme !

 « A partir de 2006, nous avons réalisé qu’il fallait arrêter d’accroitre sans cesse la production et réfléchir à la transformation », dit-il. Transformer, oui, mais par où commencer ? « Nous avons alors commencé à faire des recherches sur Internet », ajoute-il.

Des recherches qui leur ont permis, grâce à des rencontres fortuites, de mettre au point une recette de transformation de carotte après des années d’essais. Aujourd’hui, l’usine Rugani produit un million de litres de jus de carotte par mois.

Les résidus de la transformation de la carotte en jus servent à produire du biogaz. Puis les résidus de la production du biogaz sont transformés en engrais organique pour la fertilisation des champs.

Vito Rugani, un des deux propriétaires de Rugani Farms

Vito Rugani vante sans cesse les vertus thérapeutiques de son jus de carotte. « Quand tu as des indigestions, c’est bon d’en boire », assure-il. « Personnellement, j’en bois assez et chaque jour », confie l’agroindustriel. Vu ce que ça lui rapporte, il y a bien de quoi !

Bien que fortement automatisée, Rugani emploie environ 240 personnes. « Nous essayons de maintenir un équilibre entre les machine et la main-d’œuvre humaine », conclut le roi sud-africain de la carotte.

Inoussa Maïga

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